Laurent Stricher élu DSI de l'année par le jury IT for BUSINESS

Le Grand Prix du DSI de l’année récompense Laurent Stricher, DGA SI de Pôle emploi

Laurent STRICHER, DGA SI de Pôle emploi, membre du Cigref, a été élu Grand Prix du DSI de l’année lors de la 19ème édition de remise ce 17 janvier 2018.

La soirée « Le DSIN de l’Année – Directeur des Systèmes d’Information et du Numérique de l’Année » – 19ème édition, que soutient le Cigref, a été l’occasion d’une conférence sur le thème de l’Open DSI et de la collaboration en éco-systèmes, avec les interventions de Valérie Bourbon-Malandain, VP IT Digital d’Ipsen Pharma, d’Emmanuel GAUDIN, DSI Groupe Lagardère, de Safia D’ZIRI, Directrice des solutions numétiques du Département Loire-Atlantique et de Jean-Pascal GUILLEMET, Associé EY.

Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du numérique, dans son intervention en ouverture de la soirée de gala, nous a fait l’honneur de soutenir la cause de la féminisation des métiers du numérique. Le projet « Femmes@numérique », initié par le Cigref et rejoint par un ensemble de 19 associations, a été déposé auprès des services du Premier ministre pour obtenir le label « Grande Cause Nationale 2018 ».

Pendant le dîner de gala ont été remis les 6 trophées technologiques :

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60 ans d'assurance chômage


60 ans ! L'âge de la retraite – plus tout à fait maintenant – : l'assurance chômage a 60 ans cette année. C'est en effet le 1er août 1958 que le général de Gaulle invita les partenaires sociaux à créer un dispositif contre la perte d'emploi dont ils assumeraient la gestion. Depuis le début du XXe siècle, il existait des caisses d'entraide gérées par les syndicats puis un Fonds national de chômage qui après la 1re Guerre mondiale subventionnait les départements et les grandes villes qui géraient l'aide aux chômeurs. A la Libération, la création de la Sécurité Sociale est préférée à ce dispositif d'entraide alors que débutent les Trente glorieuses et la promesse du plein-emploi – pourquoi penser à indemniser des chômeurs quand la France manque de main-d'œuvre –. Après d'âpres négociations, un accord fut conclu le 31 décembre 1958 créant le régime d'assurance chômage géré par les organisations syndicales et patronales par le biais des Assedic et piloté par l'Unedic. à l'époque la France comptait 24 000 chômeurs.

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[Classement] Le top 100 des entreprises qui recrutent en 2018

Les 100 entreprises de notre enquête prévoient 141 000 embauches, portées par la numérisation de l’économie, mais aussi par la transformation énergétique.

Encore un indicateur au vert sur le front de l’emploi : les déclarations d’embauche de plus d’un mois ont augmenté de 8,6 % en un an, selon un bilan publié fin décembre par l’Urssaf, de 10,8 % dans l’industrie. Les entreprises recrutent plus que jamais. Une tendance confirmée par celles que « L’Usine Nouvelle » a interrogées. En effet, les volumes d’embauche prévus pour 2018 sont au plus haut. Les 100 plus gros recruteurs annoncent 141 000 recrutements, contre 123 000 l’an passé. Plus de la moitié des entreprises (55,4 %) anticipent un nombre d’embauches supérieur à celui de 2017. Elles n’étaient qu’un tiers il y a deux ans. Autre caractéristique de l’année à venir, une forte proportion de contrats pérennes. Les trois quarts des recrutements annoncés dans nos colonnes se feront en contrat à durée indéterminée. L’Urssaf relève d’ailleurs une croissance de 17 % des CDI entre novembre?2016 et novembre?2017, la tendance va donc se prolonger. Les difficultés à recruter, sur un marché de l’emploi en pleine mutation, poussent les entreprises à fidéliser les perles rares.

Bâtiment, énergie, transports

Les dix plus gros recruteurs 2018 de notre classement figuraient déjà parmi les onze plus importants de 2017. Grande stabilité, voire augmentation des besoins des entreprises du bâtiment, de l’eau et de l’énergie, comme Bouygues et Vinci, qui annoncent respectivement 1 900 et 1 500 recrutements de plus qu’en 2017, Engie, Saint-Gobain, Veolia… Les grands du transport, en particulier la SNCF et la RATP, ne calment pas non plus le rythme, pas plus que La Poste, portée par le développement de ses services bancaires, notamment aux entreprises, et Orange. Les cabinets de conseil, ingénieristes et ESN continuent à recruter de gros bataillons, notamment de cadres et d’ingénieurs. À noter : certaines grandes entreprises comme Airbus, Total, PSA et Renault ne nous ont pas communiqué leurs prévisions.

Ces embauches massives ne sont pas incompatibles avec des disparitions d’emplois. La SNCF annonce 2 000 suppressions de postes – essentiellement des départs à la retraite non remplacés – et 5 250 recrutements – notamment pour les contacts avec la clientèle et les infrastructures. L’économie se numérise, la révolution énergétique bouleverse les métiers, beaucoup d’entreprises renouvellent profondément leurs équipes, remplaçant les postes dont elles n’ont plus besoin par de nouvelles compétences difficiles à trouver. Selon une enquête de Pôle emploi, en 2017, 150 000 offres, soit 4,7 %, ont été abandonnées faute de postulants. 88 % des entreprises que nous avons interrogées citent l’insuffisance de candidats comme une raison de leurs difficultés. 2018 devrait être une bonne année pour les cabinets de recrutement…

méthodologie
Enquête réalisée du 20?novembre au 1er?décembre 2017 à partir d’un questionnaire élaboré par la rédaction de « L’Usine Nouvelle » et envoyé à près de 500 entreprises de l’industrie, des services à l’industrie et du numérique.

 


 CÉCILE MAILLARD

Comment les chiffres peuvent être manipulés: l’exemple de la présidentielle

INFOGRAPHIE - De nombreux chiffres sont régulièrement utilisés par les politiques et les journalistes pour étayer leurs propos. Or, il est aisé de manipuler des chiffres d'origine sérieuse et officielle, pour conforter sa propre argumentation. Explications avec des exemples tirés de la présidentielle 2017.

Emmanuel Macron veut lutter contre la diffusion d’informations fausses, ou "fake news". Des chiffres présentés comme alarmants alimentent régulièrement ces contenus mensongers. Dans la plupart des cas, ces statistiques sont totalement inventées ou proviennent d’études à la méthodologie peu rigoureuse. Il est alors possible pour le lecteur de se rendre compte seul de la supercherie en regardant plus précisément les sources.

Dans d’autres cas, à l'inverse, la "fake news" est plus difficile à déceler. Les sites partisans, les partis politiques et les candidats ont la fâcheuse manie de prendre des chiffres de sources officielles et de les tordre à leur goût. Les statistiques qu’ils donnent ne sont pas factuellement fausses, mais donnent une vision biaisée ou exagérée de la réalité. L'année 2017 a ainsi été rythmée par des guerres de chiffres sur le chômage, la violence et l'immigration.

Nous allons voir ci-dessous quelques techniques utilisées durant l'année 2017, marquée par la campagne présidentielle, pour manipuler les chiffres.

Prendre la définition qui arrange son propos


"Il y a 7 millions de chômeurs en France", déclare Marine Le Pen pour étayer son programme lors du débat d’entre deux tours. Pour arriver à ce chiffre, la patronne du FN a pris la définition la plus large possible du chômage. En incluant absolument toutes les personnes inscrites à Pôle emploi, qu’elles soient sans emploi, en temps partiel, en stage, en arrêt maladie, tenues ou non de chercher un emploi (catégorie A, B, C, D et E), on arrive effectivement à 6,2 millions de chômeurs en mars 2017. En ajoutant l’Outre-Mer, l’addition gonfle jusqu’à 6,6 millions de chômeurs.

Cependant, si l’on prend la définition beaucoup plus restrictive du Bureau international du travail (BIT), un "chômeur" doit être strictement sans emploi, disponible immédiatement et en recherche active d'emploi.

Avec ces critères, l’Insee ne trouve "que" 2,7 millions de chômeurs en France métropolitaine au premier trimestre de 2017. En statistiques, tout n’est qu’une question de définition. Selon ce qu’on choisit d’appeler un "chômeur", un "immigré" ou encore un "produit exporté", il est possible d’arriver à des décomptes bien différents.

Parler en volume


"Il y avait plus de chômeurs dans les années 1990 qu’aujourd’hui": cet argument utilisé par Emmanuel Macron lors du débat télévisé avec Marine Le Pen est à la fois vrai et faux. En termes de volume, Emmanuel Macron a tort: les chômeurs étaient 2,622 millions à la fin du second trimestre de 1994 contre 2,783 millions en fin d’année 2016. Mais cette hausse s'explique surtout par l'augmentation de la population française, non prise en compte ici.

Au contraire, si l'on parle de taux de chômage, Emmanuel Macron a tout à fait raison. Il s’élevait à 10,4% au second trimestre de 1994 contre 9,7% fin 2016. Un chiffre, donné seul, manque de perspective: il a besoin d’être mis en relation avec d’autres, comme ici le nombre de chômeurs par rapport à la population active globale. Les évolutions données en taux ou en indice 100 sont donc plus fiables que celles transmises en volume.

Choisir la moyenne plutôt que la médiane

32.000 personnes ont permis à Emmanuel Macron de réunir 1,6 millions d’euros lors de la campagne présidentielle de 2017. Par simple division, on obtient un don moyen de 250 euros. Ce chiffre a servi aux détracteurs du candidat à souligner ses riches soutiens. Emmanuel Macron se défend par la suite en donnant le montant du don médian, soit 50 euros. C’est-à-dire que 50% de ses soutiens ont donné moins de 50 euros, quand 50% ont donné plus. Ce sont donc les très gros donateurs qui ont fait explosé la moyenne.

La médiane est beaucoup moins influencée par les extrêmes et retranscrit avec plus de justesse la réalité. Pourtant, la moyenne est très utilisée par les médias: elle donne des chiffres plus impressionnants.

Se fonder sur une évolution ponctuelle


Fin janvier 2017, Marisol Touraine vante les mérites de sa politique de lutte contre le tabagisme à partir d’un chiffre choc: les ventes de cigarettes ont baissé de 14,3% en décembre 2016 par rapport à décembre 2015. Or, il ne s’agit là que d’une évolution mensuelle, qui ne montre pas une tendance sur le long terme. Les ventes peuvent beaucoup fluctuer d’un mois à l’autre. D’ailleurs, dès le mois suivant, les ventes de cigarettes repartent à la hausse. Sur l’ensemble de l’année 2016, on observe effectivement une légère baisse de 1,6%, loin des 14,3% vantés par l’ancienne ministre de la Santé pour défendre le bilan du gouvernement.

Les évolutions ponctuelles sont très utilisées par les politiques et les médias. Les chiffres du chômage sont commentés mois après mois, ce qui permet de mettre en avant de fortes baisses ou hausses.





Contrôle des chômeurs : le plan que prépare en secret le gouvernement


Doublement des sanctions, obligation de remplir un rapport d'activité, surveillance renforcée : les demandeurs d'emploi vont trinquer.

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L'inspection du travail épingle Business France au temps de Muriel Pénicaud


Le Canard enchaîné affirme que de nombreuses infractions ont été constatées quand l’organisme était dirigé par l’actuelle ministre du Travail.

Une ministre du Travail peu respectueuse ... du droit du travail. Selon Le Canard enchaîné, à paraître mercredi, l'inspection du travail a constaté 671 infractions au Code du travail chez Business France, au moment où cet organisme public était dirigé par l'actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Les infractions sont passibles d'une amende totale de 600 000 euros et portent sur la période de juillet 2016 à mai 2017, assure l'hebdomadaire.

Muriel Pénicaud a dirigé cet organisme public dépendant de Bercy et chargé de faire la promotion des entreprises françaises à l'étranger, de janvier 2015 jusqu'à sa nomination au ministère du Travail, en mai 2017.

Dépassements du plafond d’heures quotidiennes

Les inspecteurs ont relevé 557 dépassements du plafond d'heures quotidiennes pour 92 salariés, relève l'hebdomadaire satirique. Sur la durée hebdomadaire, plafonnée légalement à 48 heures, « au cours des 200 jours sur lesquels a portés le contrôle, 15 salariés ont crevé le plafond à 55 reprises. Avec un record à plus de 55 heures », écrit Le Canard enchainé.

Des agents ont aussi travaillé sans autorisation à des horaires de nuit, ou sans respecter le repos légal de 11 heures entre deux journées de travail, mais aussi en dépassant le plafond légal de jours travaillés pour les salariés au « forfait jour ».

Les activités de Business France sont dans le viseur d'une information judiciaire pour soupçons de favoritisme concernant un déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas en janvier 2016, préparé par l'organisme alors dirigé par Mme Pénicaud.


S.C. avec AFP



Le Canard enchaîné N° 5069 du mercredi 20 décembre 2017