Appel à la grève à Pôle emploi pour le 20 novembre

Les salariés de Pôle emploi sont appelés à la grève le 20 novembre prochain par l'intersyndicale, afin de protester contre la suppression prévue de 800 postes en 2019.


L'intersyndicale de Pôle emploi appelle à la grève le 20 novembre pour protester contre les réductions d'effectifs prévues dans le projet de budget 2019 qui ont été présentées lors d'un comité central d'entreprise mardi.

Lire la suite : Appel à la grève à Pôle emploi pour le 20 novembre

Accusé de bugs à grande échelle, Pôle emploi se défend


Selon L'Express, l'agence aurait reclamé à des demandeurs d'emploi de rembourser leurs allocations perçues au moins un million de fois sur six mois. La direction de Pôle emploi nie vigoureusement les accusations.

Pôle Emploi aurait demandé à des chômeurs de rembourser leurs allocations perçues, selon l'Express. La situation se serait reproduite «1 million de fois» sur les six premiers mois de l'année. A chaque fois, affirme l'hebdomadaire, les personnes touchées devaient entrer dans une démarche vis-à-vis de l'établissement en justifiant leur situation et en produisant un certain nombre de documents explicatifs. Contactée par Le Figaro, Pôle emploi dément vigoureusement les révélations de l'Express. Cette accusation est qualifiée de «fantaisiste» par le directeur général adjoint de Pôle emploi, Michaël Ohier.

«Incapable de suivre la situation des chômeurs»

Selon l'Express, cette multiplication des revendications erronées s'expliquerait principalement par deux causes. D'une part, des erreurs humaines au moment de la saisie des informations communiquées par les chômeurs. Une date ou un montant mal enregistrés peuvent par exemple modifier le dossier d'un individu et lui porter préjudice par la suite. Le magazine estime que ces fautes «représentent 200 millions d'euros d'allocations erronées». D'autre part, un manque global de clarté et des saisies trop imprécises de la part des allocataires compliquerait le suivi de leurs carrières: «l'agence est incapable de suivre leurs situations avec précision», précise le magazine, ajoutant que les personnes avec plusieurs activités, plusieurs employeurs ou sources de revenus ne seraient pas forcément enregistrées dans la bonne case et que toute mise à jour prendrait plusieurs mois.

Lire la suite : Accusé de bugs à grande échelle, Pôle emploi se défend

Pôle Emploi: un million de bugs depuis janvier


L'agence multiplie les défaillances qui coûtent cher et empoisonnent la vie de centaines de milliers de Français.


Astrid n'en revient toujours pas. Fin septembre, cette commerciale de 44 ans reçoit un courrier de Pôle emploi. L'agence de Vannes lui réclame 621 euros. Une somme qu'elle aurait reçue "indûment" en juin, à un moment où elle était pourtant au chômage. Interloquée, Astrid répond qu'elle a fourni tous les justificatifs, qu'un conseiller lui avait certifié ses droits. Elle entame des recours... Un dialogue de sourds. "La directrice locale m'a dit que je n'avais aucune chance de me faire entendre du médiateur", s'étonne-t-elle. En octobre, la délivrance tombe sur son répondeur : elle avait bien droit au chômage. Elle conserve l'enregistrement du message. Utile précaution. Quelques jours plus tard, un nouveau courrier lui demande encore de rembourser...

Le problème, c'est qu'Astrid n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, Pôle emploi accumule une extraordinaire série de défaillances qui lui coûtent une fortune. Sur le premier semestre 2018, ce type de "bug" s'est produit 1 million de fois, selon les informations de L'Express. L'ex-ANPE a ainsi provoqué la surprise - et, souvent, la colère - de chômeurs qui auraient reçu trop d'argent. Ce phénomène n'est pas nouveau, il prend de l'ampleur. Les "trop-perçus" (dans le langage maison) explosent : 1 milliard d'euros en 2017, un bond de 36 % en deux ans. En moyenne, 456 euros à rendre.

Lire la suite : Pôle Emploi: un million de bugs depuis janvier

Le plan confidentiel pour dégraisser Pôle emploi

Voilà qui ne va pas apaiser les fonctionnaires à la veille de la présentation de la réforme de l'Etat.


Le gouvernement a demandé à Pôle emploi de supprimer 800 postes sur 48 714 "équivalents temps plein" l'an prochain. Mais il est très tenté d'en demander bien davantage pour les années suivantes. Selon des calculs confidentiels d'un service de Bercy, dont L'Express a pris connaissance, il existe une marge sur les effectifs comprise entre 3000 et 4000 emplois d'ici 2022. Plusieurs pistes sont tracées. La principale est le non-remplacement des départs en retraite et des agents qui quittent la structure (plus de 1700 par an à horizon 2022).

Lire la suite : Le plan confidentiel pour dégraisser Pôle emploi

Des brigades spéciales à Pôle-Emploi



FRANCE : Des brigades spéciales de Pôle-Emploi seront déployées en ville pour aider les jeunes récalcitrants à traverser la rue... les obligeants ainsi à trouver du travail...

 

800 suppressions de postes à Pôle Emploi

Le ministère du travail prévoit la suppression de 1.618 postes, selon le projet de loi de finance (PLF) 2019 présenté lundi, dont 800 postes à Pôle Emploi et 550 postes à l'Agence nationale pour la formation (Afpa).


Les crédits alloués au ministère du Travail seront de 12,23 milliards d'euros en 2019, soit une baisse de 2,1 milliards d'euros à périmètre constant.

Pôle Emploi, qui compte environ 50.000 salariés, assumera la majeure partie de la baisse des effectifs, à l'heure où les réformes de l'assurance chômage prévoient un suivi accru des chômeurs.

Le ministère veut miser sur une augmentation de "la productivité" des agents et un meilleur accompagnement des demandeurs d'emploi avec la "digitalisation" des processus, explique un membre du cabinet de la ministre du Travail qui précise que cela ne "va pas être facile", mais que ce "n'est pas impossible".

Lire la suite : 800 suppressions de postes à Pôle Emploi