Le futur «journal de bord» de Pôle emploi n'est pas un «élément de contrôle», assure son directeur


Le futur "journal de bord" numérique des demandeurs d'emploi, qui doit être expérimenté prochainement, "n'est pas un élément de contrôle", a assuré mercredi lors de ses voeux à la presse le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères. "C'est nous qui l'avons proposé à Muriel Pénicaud", ministre du Travail, a expliqué Jean Bassères. Cette disposition a été votée en septembre dans le cadre de la loi avenir professionnel. A travers ce "journal de bord", les demandeurs d'emploi renseigneront chaque mois leurs actes de recherche d'emploi. "Ce n'est pas un élément de contrôle", a-t-il assuré.

Deux régions, à déterminer par arrêté, expérimenteront ce dispositif. "Si on le réussit", a-t-il expliqué, "vous avez une qualité de dialogue entre un conseiller Pôle emploi et les demandeurs d'emploi en face de lui qui sera largement améliorée". "Si on sait l'exploiter", ce dispositif offrira "une capacité, grâce à l'intelligence artificielle, de proposer, au vu de ce qu'a fait la personne, des nouveaux services", a-t-il ajouté.

En outre, cela permet de "repérer le découragement ou les personnes qui cherchent tous azimuts sans méthode". Mais, a-t-il ajouté, "il faut impérativement qu'on réponde à ceux qui n'ont pas accès au numérique". Et "il faut qu'on exploite ce journal de bord" pour les demandeurs d'emploi et aussi pour les conseillers Pôle emploi. "On ne va pas demander à nos conseillers de regarder manuellement à l'écran le journal de bord, il faut qu'ils aient des outils d'extraction qui leur fassent aussi des recommandations", a-t-il dit.

Par ailleurs, Jean Bassères n'a pas voulu livrer de détails sur la négociation en cours de la convention tripartite entre l'Etat, l'Unédic et Pôle emploi. Selon certains partenaires sociaux, "une réunion conclusive" doit se tenir le 1er février. Lors du premier entretien d'un demandeur d'emploi avec son conseiller, "nous aimerions que le diagnostic soit plus important en termes de moyens qu'on y consacre", a-t-il dit, préconisant "deux demi-journées" au lieu de 40 à 45 minutes.

Interrogé aussi sur les évolutions concernant "l'offre raisonnable d'emploi" depuis la loi avenir professionnel, Jean Bassères a indiqué qu'étaient "supprimés les critères d'évolution automatique" qui permettaient de modifier au bout d'un certain temps un critère de distance géographique privilégiée ou de salaire attendu. "Ce sont les conseillers qui vont adapter, quand cela sera utile, l'offre raisonnable d'emploi", a-t-il dit.






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