"L'assurance-chômage est encore trop coûteuse"

Pour Bruno Coquet, expert associé à l'Institut de l'entreprise et à l'OFCE, "le système d'assurance-chômage n'est pas trop généreux. En revanche, il est trop coûteux pour ceux qui cotisent, salariés et employeurs..."

L'accord signé récemment entre les partenaires sociaux peut-il sauver le système d'assurance-chômage?

Il peut sauver la gestion paritaire! Mais le prix à payer est très élevé: augmentation des cotisations et baisse des prestations. L'accord se focalise sur le déficit de l'Unédic, alors que le système n'est en réalité pas déficitaire: le solde entre les cotisations payées et les prestations versées est positif depuis vingt-cinq ans! Ce qui met les comptes dans le rouge, ce sont les 3,5 milliards de subventions versées par l'Unédic à Pôle emploi et le milliard de financement de la politique culturelle par le biais du régime des intermittents. La caisse d'assurance-chômage des salariés n'a pas à supporter ces dépenses.

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Pôle emploi : les seniors et les précaires moins indemnisés

On sait sur qui pèseront les 900 millions d'euros d'économies visant à limiter le déficit de l'Unedic : les seniors de 50 à 52 ans et les précaires en activité réduite.

Attention, grands travaux ! On ne sait si l'accord sur le chômage trouvé le 28 mars par sept partenaires sociaux (CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UPA, CPME et Medef) entrera en vigueur au 1er septembre ou au 1er décembre 2017, pour permettre à Pôle emploi de mieux s'y préparer. Mais on sait sur qui pèseront les 900 millions d'euros d'économies visant à limiter le déficit de l'Unedic (3,6 milliards en 2016) : les seniors de 50 à 52 ans et les précaires en activité réduite.

Ainsi les nouveaux privés d'emploi âgés de 50 à 52 ans seront indemnisés 24 mois, contre 36 précédemment. Pour être soutenus six mois de plus, ils devront mobiliser en fin d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) les 500 heures de formation créditées utilement sur leur compte personnel. Un arbitrage cornélien puisque se qualifier plus vite augmenterait leurs chances de décrocher un job… mais réduirait la durée de leur accompagnement. Moins pénalisés, les chômeurs de 53 à 55 ans pourront se former six mois et percevoir 30 mois d'ARE. « Les droits des plus de 55 ans [36 mois d'ARE] ne changent pas », précise Michel Beaugas, de FO.

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Précaires, seniors, patrons... Ce que les nouvelles règles de l'assurance-chômage vont changer pour vous

Les négociateurs du patronat et de quatre centrales syndicales sont parvenus, mardi, à un compromis sur une nouvelle convention d'assurance-chômage.

La CFDT et la CFTC ont officiellement validé, mercredi 29 mars, l'accord sur l'assurance-chômage, conclu mardi soir avec le patronat. Avec ce compromis, l'objectif est de générer, chaque année, près de 1,2 milliard d'euros d'économies et de recettes nouvelles pour le régime. Franceinfo détaille les conséquences concrètes de ces changements de règles, qui doivent entrer en vigueur le 1er septembre.

Si vous êtes un travailleur précaire

Aujourd'hui, pour bénéficier de l'assurance-chômage, il faut avoir travaillé 610 heures ou 122 jours au cours des 28 derniers mois. Le projet d'accord conserve le curseur des 610 heures, mais remplace les 122 jours calendaires par 88 jours effectivement travaillés, ce qui doit permettre aux travailleurs enchaînant les contrats très courts d'accéder plus facilement à l'indemnisation. Ce système permettrait à 34 000 personnes de plus d'être indemnisées chaque année.

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Pôle emploi: hausse des plaintes au médiateur en 2016

Le médiateur de Pôle emploi a invité les partenaires sociaux à appliquer des règles d'indemnisation "simples" et compréhensibles pour les allocataires et agents, alors que les réclamations ont augmenté en 2016.

Le médiateur a reçu 31.278 réclamations l'an dernier, en hausse de 6% par rapport à l'année précédente, selon des chiffres publiés mercredi.

"Faites simple, pour que les gens comprennent la réglementation, pour que les agents puissent l'appliquer facilement", a dit le médiateur Jean-Louis Walter à destination des partenaires sociaux.

Les organisations patronales et syndicales, qui gèrent l'Unédic, l'organisation en charge de l'assurance chômage, "pensent toujours faire en sorte qu'on ne puisse pas truander, qu'il n'y ait pas de passe-droit, et donc font des choses compliquées", a-t-il regretté, interrogé par l'AFP.

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Patronat et syndicats arrachent un large accord sur l’assurance-chômage

Ce mardi en fin de soirée, le patronat et quatre syndicats sur cinq ont abouti à un accord sur l’assurance-chômage qui prévoit près de 1,2 milliard d’euros d’économies et de recettes nouvelles.

Le chef de la délégation patronale, Alexandre Saubot, vice-président du Medef en charge du social ne cachait pas son plaisir lorsqu'il l'a annoncé à la presse, peu après 22 heures ce mardi. « Nous nous réjouissons que le dialogue social ait montré son efficacité », a-t-il déclaré tout sourire, se félicitant que les partenaires sociaux aient « su prendre leurs responsabilités en faisant preuve de courage ».

A l'issue d'une journée de discussion marathon au siège du Medef, patronat et syndicats sont parvenus à un accord sur l'assurance-chômage. 9 mois quasiment jour pour jour après l'échec d'une première négociation qui avait conduit l'Etat à se substituer aux partenaires sociaux, le Medef, la CPME et l'U2P ont réussi à s'accorder avec quatre des cinq confédérations. La CFDT, Force ouvrière, la CFTC et la CGC devraient en effet parapher l'accord.

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Assurance-chômage: Le Medef se dit prêt à augmenter les cotisations patronales

Le conseil exécutif du Medef a donné, ce lundi, son aval pour proposer, lors de l’ultime séance de négociation sur l’assurance chômage de mardi, d’augmenter la cotisation chômage des employeurs de 0,05 point, rapporte l’organisation patronale.

En contrepartie, le Medef demande la suppression de la surtaxation des CDD courts (sauf CDD d’usage), décidée en 2013, et une baisse de 0,05 point de la cotisation des entreprises à l’AGS, le régime de garantie des salaires.

Le Medef demande à l’Etat de « prendre ses responsabilités »

« On essaye de trouver une solution qui permette de continuer la baisse du coût du travail qui est absolument fondamentale », explique le Medef. « L’idée, c’est d’avoir quelque chose de stable, qu’il n’y ait pas de hausse du coût du travail et qu’on puisse sortir de la logique mortifère où on dit que le problème ce sont les contrats courts ».
« Tout cela sera conditionné à la participation de l’Etat aux efforts ». L’organisation patronale va demander à l’Etat de « prendre ses responsabilités sur tout ce qui concerne les frontaliers, les intermittents » et de reprendre « à sa charge ce qui dépend de ses décisions ».

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