Guadeloupe. Insultes, racistes et misogynes - lettre ouverte de l'UGTG au DG de Pole Emploi

Pointe-à-Pitre. Mardi 26 Mars 2019. CCN. Monsieur le directeur général, Mercredi 20 février 2019, D. BRICOUT, directeur du Campus Antilles-Guyane de Pôle emploi a assimilé une collègue de Guadeloupe à un singe, en qualifiant ainsi son travail : « J’en ai marre de votre boulot de singe » ; « c’est quoi ce boulot de singe » ; « c’est du boulot de singe » ; « boulot de singe, boulot de singe ».

Des injures racistes. Doublées de menaces, comme: «Je te pointe du doigt, oui toi!». Et accompagnées d’injonctions misogynes : « Quand je te parle tu dois me regarder dans les yeux ! » ; « c’est moi le chef, ici ! ».

Une agression caractérisée, violente, raciste, misogyne ; 40 minutes durant, devant témoins. Pourtant, contrairement à vos habitudes, Pôle emploi n’a toujours pas porté plainte, ni invité l’agent à le faire. Et vous-même vous taisez, malgré le retentissement important de cette affaire.
L’UGTG considère que la gestion de cet acte raciste est symptomatique de la nature des rapports sociaux que vous avez institués ici.

Ces propos sont aussi révélateurs des rapports de domination coloniale que vous avez promus ici ; en multipliant des nominations ne semblant avoir d’autre fondement que la couleur de la peau (DR – DRA – DRH - directeur du Campus – DDO - directeur droit social...).

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"Même les conseillers Pôle emploi ont du mal à comprendre les règles"

Dans son rapport annuel, publié ce 12 mars, le médiateur de Pôle emploi souligne les difficultés des agents face à la complexité de la réglementation.

Les agents de Pôle emploi ne sont pas infaillibles: il leur arrive de dire des choses fausses aux usagers, s'inquiète le rapport 2018 du médiateur de l'opérateur public, publié ce 12 mars. Bien entendu, ces erreurs ne sont pas volontaires: "Les faits décrits sont toujours les mêmes. Information donnée au 3949 [le numéro simplifié de Pôle Emploi, ndlr] ou par un conseiller qui se révèle erronée, autant d'avis que de conseillers interrogés."

Au final, le demandeur d'emploi aboutit dans une impasse et se tourne vers les services du médiateur, dont le nombre de saisines a augmenté de 3,6% en 2018. Au total, ils ont reçu 31 605 demandes. 35% d'entre elles portent sur le droit à l'indemnisation, 19% sur les trop-perçus, problème récurrent, et 11% sur le calcul de l'indemnisation. "Cette progression reflète en partie la difficulté à comprendre et appliquer une réglementation toujours plus complexe", estime le rapport.

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Pôle emploi : au cœur de la cellule de contrôle des chômeurs

Les équipes de France 2 sont allées à Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour observer au plus près le travail des contrôleuses de Pôle emploi.



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Pourquoi ? il faut régionaliser Pôle emploi

LE CERCLE/POINT DE VUE - Michel Monier et Hervé Chapron, plaident pour que l'établissement public chargé de l'emploi en France soit piloté par les régions.

Entre un État suradministré, une mosaïque d’organismes qui ont survécu à son universalité, une concurrence effrénée menée par les sites en ligne, Pôle emploi n’est plus la victime d’un « bashing » qu’il ne méritait pas, à tout le moins de cette façon, sans nuance.

Pôle emploi a progressé. C’est indéniable. À preuve, le sujet de l’accompagnement des chômeurs pour le retour à l’emploi est étrangement absent des débats. Du grand débat national et de celui sur l’assurance-chômage. Il reste néanmoins objet de critiques. Au-delà de son efficacité par rapport à son coût, la taille des portefeuilles est toujours inégale à travers les territoires, renforçant ainsi les inégalités, particulièrement s’agissant des chômeurs de longue durée. Il faut donc saluer la demande de régionaliser Pôle emploi, qui n’est pas nouvelle, et la soutenir pleinement.

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La Cour des comptes s’invite dans le débat sur l’assurance-chômage

Dans une communication rendue publique mercredi, la haute juridiction préconise de revoir les règles d’indemnisation pour les personnes qui sont inscrites à Pôle emploi et exercent par ailleurs une activité.

En plein débat sur la réforme de l’assurance-chômage, la Cour des comptes apporte une contribution qui ne passe pas inaperçue. Elle se présente sous la forme d’une communication – un référé, dans le jargon de la haute juridiction –, rendue publique mercredi 13 mars, soit deux mois et demi après avoir été transmise au premier ministre, Edouard Philippe.

Ce document de huit pages formule plusieurs recommandations, notamment sur le calcul de l’indemnisation des demandeurs d’emploi, qui convergent avec les objectifs du gouvernement. Pour les magistrats de la rue Cambon, le régime doit être transformé de manière à « assurer une meilleure équité de traitement » entre allocataires et réduire « l’enchaînement de contrats de très courte durée ». Deux préoccupations qui correspondent très exactement au projet de l’exécutif. Seul petit problème : certaines des solutions esquissées dans le référé passent très mal, du côté des syndicats.

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Un couple salarié de Pôle Emploi se versait une indemnité chômage : six mois et deux ans de prison avec sursis

Une femme et son compagnon, tous deux salariés de Pôle Emploi à Brignoles (Var), ont été condamnés jeudi à deux ans et six mois de prison avec sursis. Entre 2013 et 2017, ils se sont versés 150 000 euros d'indemnités chômage en détournant des dossiers.

Le manège a duré pendant quatre ans. Une salariée de Pôle Emploi et son collègue et compagnon, qui travaillaient à l'agence de Brignoles (Var), ont été condamnés à deux ans et six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Draguignan, a-t-on appris jeudi.

Entre 2013 et 2017, l'ancienne employée âgée de 48 ans et son compagnon âgé de 42 ans se sont versés un total de 150 000 euros d'indemnités chômage. Pour cela, la femme ouvrait des dossiers d'indemnisation sur son ordinateur en utilisant des noms d'allocataires existants ou fictifs, puis y inscrivait des coordonnées bancaires réelles ou non, dont les siennes. Les versements d'allocations arrivaient ainsi sur son compte. Elle était donc poursuivie pour escroquerie par personne chargée d'une mission de service public, abus de confiance, ainsi que faux et usage de faux. Son collègue était lui poursuivi pour recel.

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