Assurance chômage : les vraies raisons du déficit

La négociation sur l'assurance chômage entre le patronat et les syndicats reprend ce 7 mars. Les comptes du régime montrent que c'est l’indemnisation des contrats courts qui plombe le régime.

C'est reparti pour une nouvelle négociation sur l'assurance chômage, neuf mois après l'échec de la précédente. Les organisations patronales et syndicales se retrouvent en effet ce 7 mars pour un premier « vrai » rendez-vous. Leur objectif est de boucler la négociation pour le 28 mars. Un calendrier très serré et qui ne semble pas très réaliste. Mais, aux yeux des gestionnaires de l'assurance chômage, l'important est de montrer qu'ils savent prendre leurs responsabilités alors que certains candidats à la présidentielle évoquent ouvertement une « nationalisation » de l'assurance chômage, laquelle passerait donc sous la tutelle de l'Etat. C'est surtout le cas d'Emmanuel Macron.

On connaît les données du problème. L'Unedic, accuse actuellement un déficit annuel d'environ 4 milliards d'euros et « traîne » une dette cumulée de 30 milliards d'euros. Heureusement que l'organisme bénéficie de la garantie de l'Etat pour pouvoir emprunter sur le marché obligataire à taux bas, sinon les allocations chômage auraient bien du mal à être versées.

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Unédic : négociation express sur l’assurance-chômage

Les partenaires sociaux se retrouvent mardi 7 mars pour tenter de se mettre d’accord sur une nouvelle convention d’assurance chômage. Ils se sont donnés un petit mois pour y arriver mais les discussions s’annoncent difficiles.

Un tout petit mois pour se mettre d’accord sur de nouvelles règles d’indemnisation du chômage : la tâche qui attend les partenaires sociaux, qui ouvrent mardi 7 mars une nouvelle négociation, s’annonce redoutable.

Échec en juin

En juin dernier, patronat et syndicats avaient échoué à définir une nouvelle convention chômage, faute d’accord sur la question des contrats courts, ces touts petits CDD qui se multiplient et pèsent lourd sur les finances de l’Unédic.

En résumé, les organisations syndicales souhaitaient décourager, en les taxant, l’usage de ces contrats de quelques jours. Le Medef ne voulait pas en entendre parler.

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Derrière la négociation sur l'assurance chômage, l'enjeu du paritarisme

Derrière la délicate négociation sur l'assurance chômage, se profile un autre enjeu, celui de l'avenir du paritarisme, une singularité toute française régulièrement remise en cause à droite mais aussi par le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron.

"Si on arrive à un accord sur l'assurance chômage, le paritarisme en sortira grandi", reconnait Philippe Louis, président de la CFTC, à quelques jours de la reprise des discussions.

Agirc-Arrco (retraites complémentaires), Action logement, Unédic (assurance chômage), justice prud'homale, Apec : ces structures sont gérées en commun par les organisations patronales et syndicales, soit en "paritarisme", un terme popularisé dans les années 1960 par André Bergeron, le secrétaire général de Force ouvrière.

Le plus vieux système paritaire est né en 1806, avec les conseils prud'homaux.

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Pôle emploi: 13,36% des salariés en grève pour «défendre le service public»

Plusieurs syndicats dénoncent la « transformation » du métier de conseiller chargé de l’indemnisation et la « dématérialisation à outrance »…

« Touchez pas à nos métiers ! », ont scandé ce lundi matin des manifestants parisiens. La grève à Pôle emploi, lancée à l’appel de quatre syndicats (FO, SNU-FSU, CGT et Sud), était suivie ce lundi par 13,36 % des salariés et la « quasi-totalité » des agences étaient ouvertes, a indiqué la direction de l’opérateur public.

Quatre agences étaient fermées, sur plus de 850 en métropole et en Outre-mer, a précisé la direction dans un communiqué.

Le « retrait » de l’accord sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences

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La qualité des annonces en ligne en question

La CGT a épluché près de 1.300 offres en ligne sur le site de Pôle emploi. Verdict : une sur deux poserait problème. L'opérateur public défend la qualité de ses algorithmes de contrôle.

Déjà en conflit sur les conditions de travail, la CGT continue de s'opposer à la direction de Pôle emploi sur le front de la qualité des annonces déposées sur le site de l'opérateur public. La question est d'importance car celui-ci en héberge plus de 600.000, venant directement de Pôle emploi ou de partenaires, comme Keljob. Après en avoir épluché 1.298, l'union départementale du Morbihan en a conclu qu'une sur deux était « au mieux » incohérente ou mensongère, au pire malhonnête ou illégale.

Type de contrats promis qui ne correspond pas à la réalité, durée d'une mission d'intérim ou de CDD non indiquée, ou encore mentions « illégales » de type contrat « renouvelable » ou « évolutif » : hormis les cas de fraude, l'inventaire de la CGT n'épargne aucun secteur. Parmi les « perles » figurent notamment un CDI « auxiliaire de vie » qui s'avère être une formation ou, plus surprenant encore, cet autre CDI « assistant/assistante de vie », qui renvoie vers un poste de concessionnaire pour piscines.

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La numérisation au coeur de la grève à Pôle emploi

SNU-FSU, CGT, FO et SUD appellent à la grève ce lundi, mais pas la CFDT.
La direction dément le risque de disparition des 8.800 conseillers indemnisation.

Les demandeurs d'emploi pourraient avoir du mal à contacter leurs conseillers ce lundi à Pôle emploi, conséquence d'un appel à la grève englobant le SNU-FSU, la CGT, FO et SUD. Il s'agit du premier mouvement concernant toutes les catégories de personnel depuis celui de 2009, qui avait alors mobilisé 35 % de grévistes, selon le SNU-FSU. Le contexte - on était alors en pleine fusion ANPE-Assedic - a changé depuis. Il y a donc peu de chances que la mobilisation soit forte, d'autant que la CFDT, premier syndicat maison (19,8 % des voix, contre 47,5 % pour l'intersyndicale), ne s'est pas jointe au mouvement qu'elle qualifie de « contre-productif dans la période ».

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