Unédic : ce que coûterait le projet d'En marche

L'Institut Montaigne retient une estimation médiane de 2,7 milliards pour l'indemnisation des salariés démissionnaires. Soit quasiment le double de l'estimation du leader d'En marche.

Le droit aux indemnités chômage pour les salariés en CDI qui démissionnent coûterait 2,7 milliards par an, selon le scénario médian de l'Institut Montaigne, qui s'est essayé à chiffrer cette mesure phare du programme d'Emmanuel Macron, malgré les nombreuses questions qu'elle soulève. Retenant un flux annuel de démissions de 900.000 à 1,1 million, le think tank libéral a estimé que 71,2 % d'entre elles étaient éligibles.

Dans un scénario bas, il se limite à évaluer l'effet d'aubaine de la mesure lié aux démissionnaires inscrits à Pôle emploi non indemnisés et qui, du coup, le deviendraient. Il en coûterait alors entre 0,8 et 1,2 milliard par an à l'Unédic. En rajoutant l'effet « inscription » pour les bénéficiaires qui n'ont pas franchi la porte de Pôle emploi, un potentiel de hausse conjoncturel des ruptures de contrat de 20 %, et en retenant une durée courte d'indemnisation (4 mois, soit la durée légale plancher), la facture grimperait à 2,7 milliards. En allongeant cette durée à 9,6 mois, en se calant sur les caractéristiques des ruptures conventionnelles et en supposant que le renforcement des contrôles prôné par Emmanuel Macron ne jouerait pas, la facture atteindrait 5,4 milliards.

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Assurance chômage: le patronat revoit sa copie à la marge

Le patronat a présenté mardi aux syndicats une version retouchée à la marge de son projet sur l'assurance chômage, qui atténue légèrement les efforts demandés aux seniors, mais ne présente aucune nouvelle concession sur les contrats courts, point clef de la négociation.

Les négociateurs se sont retrouvés dans la matinée pour une deuxième séance de négociation. Au menu : le projet d'accord amendé et, surtout, les chiffrages réalisés par l'Unedic, le gestionnaire de l'assurance chômage.

Il n'y a "pas grand-chose de nouveau", a regretté Véronique Descacq (CFDT).

Avec son nouveau texte, le patronat est sur une "stratégie des petits pas", a estimé Michel Beaugas (FO), relevant qu'"il n'y a toujours rien sur les contrats courts."

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Chômage frontalier : le changement de règle qui peut rapporter gros à la France

Bruxelles veut transférer à l’Etat d’accueil la couverture chômage des frontaliers. Le système actuel a coûté 600 millions à la France en 2016.

Merci Bruxelles ? Tandis que les partenaires sociaux français relancent la négociation sur l'assurance-chômage , en déficit de 4,2 milliards d'euros l'an passé, un coup de main salutaire pourrait arriver de la Commission européenne. Son projet de refonte du réglement de coordination des systèmes de sécurité sociale, présenté en décembre, prévoit une réforme de la couverture chômage des 1,3 millions de salariés frontaliers (résidant dans un Etat et travaillant dans un autre) qui pourrait en effet faire économiser plusieurs centaines de millions d'euros par an à l'Unédic.

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Assurance chômage : les vraies raisons du déficit

La négociation sur l'assurance chômage entre le patronat et les syndicats reprend ce 7 mars. Les comptes du régime montrent que c'est l’indemnisation des contrats courts qui plombe le régime.

C'est reparti pour une nouvelle négociation sur l'assurance chômage, neuf mois après l'échec de la précédente. Les organisations patronales et syndicales se retrouvent en effet ce 7 mars pour un premier « vrai » rendez-vous. Leur objectif est de boucler la négociation pour le 28 mars. Un calendrier très serré et qui ne semble pas très réaliste. Mais, aux yeux des gestionnaires de l'assurance chômage, l'important est de montrer qu'ils savent prendre leurs responsabilités alors que certains candidats à la présidentielle évoquent ouvertement une « nationalisation » de l'assurance chômage, laquelle passerait donc sous la tutelle de l'Etat. C'est surtout le cas d'Emmanuel Macron.

On connaît les données du problème. L'Unedic, accuse actuellement un déficit annuel d'environ 4 milliards d'euros et « traîne » une dette cumulée de 30 milliards d'euros. Heureusement que l'organisme bénéficie de la garantie de l'Etat pour pouvoir emprunter sur le marché obligataire à taux bas, sinon les allocations chômage auraient bien du mal à être versées.

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Unédic : négociation express sur l’assurance-chômage

Les partenaires sociaux se retrouvent mardi 7 mars pour tenter de se mettre d’accord sur une nouvelle convention d’assurance chômage. Ils se sont donnés un petit mois pour y arriver mais les discussions s’annoncent difficiles.

Un tout petit mois pour se mettre d’accord sur de nouvelles règles d’indemnisation du chômage : la tâche qui attend les partenaires sociaux, qui ouvrent mardi 7 mars une nouvelle négociation, s’annonce redoutable.

Échec en juin

En juin dernier, patronat et syndicats avaient échoué à définir une nouvelle convention chômage, faute d’accord sur la question des contrats courts, ces touts petits CDD qui se multiplient et pèsent lourd sur les finances de l’Unédic.

En résumé, les organisations syndicales souhaitaient décourager, en les taxant, l’usage de ces contrats de quelques jours. Le Medef ne voulait pas en entendre parler.

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Derrière la négociation sur l'assurance chômage, l'enjeu du paritarisme

Derrière la délicate négociation sur l'assurance chômage, se profile un autre enjeu, celui de l'avenir du paritarisme, une singularité toute française régulièrement remise en cause à droite mais aussi par le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron.

"Si on arrive à un accord sur l'assurance chômage, le paritarisme en sortira grandi", reconnait Philippe Louis, président de la CFTC, à quelques jours de la reprise des discussions.

Agirc-Arrco (retraites complémentaires), Action logement, Unédic (assurance chômage), justice prud'homale, Apec : ces structures sont gérées en commun par les organisations patronales et syndicales, soit en "paritarisme", un terme popularisé dans les années 1960 par André Bergeron, le secrétaire général de Force ouvrière.

Le plus vieux système paritaire est né en 1806, avec les conseils prud'homaux.

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