Dégressivité des allocations-chômage : une pétition lancée par les syndicats de cadres

À la veille du discours de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe, deux syndicats de cadres lancent une pétition contre la réforme des allocations-chômage.

« Non à la dégressivité des allocations-chômage ». C’est une pétition* commune lancée ce mardi matin, à la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre, par deux syndicats de cadres, l’Union des cadres et techniciens (Ugict) CGT et le syndicat des cadres CFE-CGC, pour s’opposer au projet de remise en cause de l’indemnisation des cadres. Attendu de pied ferme sur ce dossier, Édouard Philippe livrera peut-être, lors de ce discours devant l’Assemblée nationale quelques détails sur cette nouvelle réforme de l’Assurance chômage, dont l’ensemble sera présenté d’ici deux semaines, sans doute le 17 juin.

Seule certitude pour l’instant : l’indemnisation chômage des hauts revenus sera revue, a déjà prévenu Matignon. Il s’agirait de coupler dégressivité et plancher, soit concrètement d’imposer une dégressivité des allocations pour les très hauts revenus (à l’exception des seniors) au-dessus d’un plancher d’indemnisation. Ce que préconisait déjà en août dernier le député LREM Aurélien Taché, reprenant d’ailleurs l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron.

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Assurance chômage : haro sur les chômeurs bien indemnisés

Le gouvernement s'apprête à passer un coup de rabot sur l'indemnisation des cadres dans le cadre de la réforme de l'assurance chômage qui doit être dévoilée le 17 juin.

On saura dans les prochains jours à quelle sauce les cadres au chômage seront mangés. Mais il n'y a plus guère de doute sur le fait que le gouvernement va passer un coup de rabot sur leur indemnisation, dans le cadre de la réforme qui doit être dévoilée le 17 juin.

Argument mis en avant par le ministère du Travail ? "On doit mieux tenir compte de la capacité objective des uns et des autres à retrouver un emploi." Avec un taux de chômage tombé à 3,3 %, les cols blancs n'auraient ainsi plus aucune excuse pour ne pas reprendre rapidement un poste...

DÉCRYPTAGE >> "Ce gouvernement adore les milliardaires, mais déteste les cadres"

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La réforme de l'assurance chômage se précise

Le gouvernement s'apprête à lever le voile sur sa réforme de l'assurance chômage. Le Premier Ministre doit donner les grandes lignes mercredi. Tous les détails seront ensuite dévoilés la semaine prochaine. Au menu : un bonus-malus, une réduction des droits des chômeurs et une dégressivité des allocations pour les plus hauts revenus.

L'exécutif maintient toutes ses ambitions. « On va s'attaquer à tous les points névralgiques » auxquels les partenaires sociaux n'ont pas voulu s'atteler, explique-t-on au ministère du Travail. Le gouvernement a en effet repris la main, en février dernier, après l'échec des négociations entre patronat et syndicats. Tout ce qui figurait alors dans la feuille de route va bien être mis en oeuvre.

D'abord, l'exécutif va bien réduire les droits des chômeurs. « Certaines règles n'incitent pas au retour à l'emploi mais enferment au contraire les gens dans la précarité » plaide-t-on au ministère du Travail. Le gouvernement va donc réduire la possibilité de cumuler allocations et revenus. Il va aussi durcir les conditions d'accès aux allocations. Selon les Echos, les modalités ont déjà été arrêtées. Il faudra désormais avoir travaillé 6 mois sur les 24 mois précédant la perte d'un emploi, et non plus 4 sur 28 comme c'est le cas aujourd'hui.

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Comment le gouvernement va durcir les conditions d'accès à l'indemnisation du chômage

Le gouvernement présentera la réforme de l'assurance-chômage le 17 juin. Au menu : bonus-malus sur les cotisations chômage patronales pour freiner l'abus des contrats courts, dégressivité des allocations pour les hauts revenus mais aussi durcissement des conditions d'accès à l'indemnisation. Il faudra avoir travaillé l'équivalent de six mois durant les 24 mois précédents au lieu de quatre mois durant 28 mois actuellement.

Edouard Philippe a promis une levée de rideau au printemps. Il devrait tenir parole. Selon nos informations, le gouvernement dévoilera le contenu de la réforme de l'assurance-chômage le 17 juin, soit quatre jours avant l'échéance. Le Premier ministre devrait donner les grandes lignes le 12, lors de son discours de politique générale . Il faudra attendre quelques jours de plus pour avoir les détails. Mais ceux-ci commencent à filtrer.

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"Pôle Emploi ne vous aide pas ?" Poursuivie pour diffamation sur un tract publicitaire, elle est relaxée

Après l'audience du 16 mai dernier, le délibéré est tombé ce mercredi dans cette étrange affaire dans laquelle le ministère public avait choisi de ne pas prendre parti.

"Pôle Emploi ne vous aide pas? Confiez votre recherche à un spécialiste." Ce slogan, imprimé sur 300 tracts, avait provoqué la colère d'un directeur niçois de Pôle Emploi.

Une plainte avec constitution de partie civile avait été déposée en 2016. Pôle Emploi réclamait l'euro symbolique de dommages-intérêts et 3.600 euros de frais de justice.

Karine Vasseur, Parisienne de 53 ans, incrédule, avait comparu le 16 mai devant le tribunal correctionnel, ne comprenant toujours pas la raison de sa mise en examen.

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Pôle Emploi parie sur le recrutement sans CV

Prouver qu'on a les qualités requises pour un poste à pourvoir sans rédiger ni CV ni lettre de motivation, c'est possible grâce à ce qu'on appelle le recrutement par simulation. Pôle Emploi utilise par exemple cette technique en Bretagne afin de dénicher des candidats pour Safran ou le maroquinier BFL.

Avec le recrutement par simulation (MRS), les candidats peuvent se présenter les mains dans les poches à leur entretien d'embauche. Cette méthode, développée par Pôle Emploi, met de côté l'expérience et les diplômes des candidats, pour se concentrer sur ses capacités et son habileté.

Dans le bassin de Fougères (Ille-et-Vilaine) l'antenne locale de Pôle emploi utilise cette méthode pour permettre à des entreprises comme Safran et le maroquinier Bagage France Luxe (BFL) de renforcer leurs équipes. Concrètement, il s'agit de procéder à une étude de poste, puis de créer avec les employeurs des exercices qui font appel aux capacités requises pour effectuer les tâches demandées.

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