Assurance-chômage : ce que veut Macron

Après une réforme du Code du travail par ordonnances, le gouvernement d’Édouard Philippe et le président de la République lancent aujourd’hui leur deuxième chantier social : la réforme de l’assurance-chômage…

Le candidat Macron avait multiplié les promesses en vue de réformer l’assurance-chômage, ainsi que l’apprentissage et la formation professionnelle.

Assurance-chômage universelle

Objectif : ouvrir l’assurance-chômage, réservée aux salariés licenciés ou en fin de contrat, aux travailleurs indépendants et – une fois tous les cinq ans – aux démissionnaires.

Il s’agit, entre autres, de tenir compte de l’explosion des ruptures conventionnelles. Cette extension de l’assurance-chômage doit s’accompagner d’une réforme de son financement et de sa gouvernance.

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Pôle Emploi à guichets resserrés

Les syndicats de l’agence publique appellent à se mobiliser aux côtés des fonctionnaires, dont ils partagent les difficultés : réduction des effectifs et des moyens.

C’est une équation à trois chiffres et beaucoup d’inconnues qui inquiète les syndicats de Pôle Emploi : «297 postes supprimés dès cette année [2018], et combien d’autres d’ici 2022 pour atteindre 4 milliards d’économies» sur le budget Travail ? Ce mardi, pas moins de huit organisations syndicales de l’agence pour l’emploi sur dix appellent à manifester aux côtés des fonctionnaires. Le but : protester contre le gel de leur salaire (ou de leur point d’indice pour ceux qui ont un contrat de droit public, soit environ 10 % des effectifs). Mais surtout dénoncer la «réduction drastique des personnels et de ses moyens plus généralement», résument dans un communiqué commun Force ouvrière, le SNU-FSU, la CGT, la CFE-CGC et trois syndicats non représentatifs (Unsa, Solidaires et CLL).

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L'Unédic estime que sa refonte coûtera aux bénéficiaires

PARIS, 4 octobre (Reuters) - La réforme de l'assurance chômage préconisée par Emmanuel Macron, qui vise à intégrer les indépendants et les démissionnaires au régime, ne peut que se traduire par une baisse des droits des bénéficiaires ou bien une augmentation de la dette, a prévenu mercredi l'Unédic.

Le gouvernement doit entamer en novembre les discussions avec les partenaires sociaux au sujet de la réforme de l'assurance chômage qui vise, selon lui, à "sécuriser" les travailleurs. Elle prévoit entre autres d'intégrer les indépendants et, tous les cinq ans, les salariés démissionnaires.

"Aujourd'hui les nouvelles catégories qui seraient couvertes si on était dans un contexte de plafond de dépenses identiques signifierait une baisse de droits ou une augmentation de la dette", a dit la vice-présidente de l'Unédic, Patricia Ferrand devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée. Mais pour ce qui concerne la deuxième hypothèse, "j'ai compris que ce n'était pas forcément la tendance".

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D'une réforme à l'autre: le chantier de la réforme de l'assurance-chômage se profile

Vers un régime universel de solidarité ?

A peine le gouvernement a-t-il mis sur les rails la réforme du code du travail en recourant aux ordonnances qu'il s'apprête à donner le coup d’envoi de la réforme de l’assurance-Chômage. Ce sont les prochaines concertations, et l’on s’attend déjà à des échanges difficiles. Ce n’est pas une énième réforme dont il est question, une nouvelle convention, mais d’autre chose : la transformation du régime conventionnel, qui perdure depuis 1958. Ce régime permet d’indemniser les demandeurs d’emploi salariés. La volonté d’Emmanuel Macron est de l’élargir aux indépendants : commerçants, artisans, profession libérales, auto-entrepreneurs également ! C’est-à-dire ajouter des millions de personnes. En amont de cette réforme, l'ambition est de de passer d’un régime assurantiel sur une bas professionnel à un régime beaucoup plus vaste puisqu’il engloberait une multitude d’autres acteurs de la vie économique.Sur quoi déboucherait-Il ? Eh bien sur un système de protection sociale universelle, un peu comme l’assurance-maladie qui a vu son périmètre élargi avec la protection maladie universelle.

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Pôle emploi : Appel à la grève le 10 octobre

Sept syndicats de Pôle emploi ont appelé vendredi à faire grève le 10 octobre, journée de mobilisation dans la fonction publique, pour protester contre les coupes dans les effectifs de l'opérateur. Force ouvrière (2e syndicat de Pôle emploi), le SNU-FSU (3e), la CGT (4e), la CFE-CGC (5e) et trois syndicats non représentatifs (Unsa, Solidaires et CLL) appellent "tous les salariés et agents de Pôle emploi à faire grève le 10 octobre", dans un communiqué.

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Eric Heyer : « Une hausse du chômage incohérente et paradoxale »

LE CERCLE/INTERVIEW – Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE, réagit à la publication des chiffres du chômage par Pôle emploi.

Une hausse du chômage contre vents et marées. Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi n'ayant exercé aucune activité (catégorie A) a augmenté de 22.300 en août, pour atteindre 3,54 millions en France métropolitaine. Sur les trois derniers mois, le chômage progresse même de 50.000 personnes. Et pourtant, à rebours des chiffres communiqués par Pôle emploi, la plupart des indicateurs permettant d'évaluer l'état du marché du travail sont au vert. Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l'OFCE, décrypte cette incohérence pour Le Cercle des « Echos ».

Le chômage au sens de Pôle emploi augmente, alors que l'économie redémarre. N'est-ce pas contre-intuitif ?

C'est complètement paradoxal ! Il est impossible d'expliquer la hausse du chômage annoncée par Pôle emploi, tant pour le mois août que sur le trimestre entier.

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