Assurance chômage, 1 offre d'emploi sur 2 est bidon !

Oui vous avez bien lu, une enquête de la CGT révèle que 50% des offres d'emploi proposées sont bidons. L'obligation pour les demandeurs d'emploi des "offres raisonnables" de boulot pour ne pas être sanctionnés a bon dos.

« 50% des offres d’emploi de Pôle emploi sont illégales », selon l’enquête que publiera lundi la CGT.

Cette enquête portant sur environ 600 000 offres d’emploi (majoritairement des contrats précaires) relativise la crédibilité des actions du gouvernement pour renforcer les contrôles des demandeurs d'emploi

Déjà l’année dernière l’enquête de la CGT révéler que 50% des offres d’emploi étaitent bidons - Notre article demandeurs-demploi-attention-aux-annonces-bidons

De quoi peser sur les négociations de l'assurance chômage qui reprennent sous tension.

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Pôle Emploi : Ouverture de la Chasse

Deux types de citoyens : Le chômeur tricheur et le repenti fiscal. Pour le 1er pole emploi recrute des contrôleurs, pour le second, Bercy ferme son bureau.

Ces deux « grands projets » de la Macronconnerie sont drivés par Pénicaud ministre du travail et par Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics.

Pénicaud, ex DRH [1] en connaît un bout à propos de ces fainéants de chômeurs qui s’entêtent à ne pas chercher du travail et restent à la maison à regarder les feux de l’amour sur leur TV grand écran Samsung-s’am suffit. Pole emploi qui actuellement a 215 contrôleurs va aller jusqu’à 600 en fin d’année et 1000 par la suite. [2]

Darmanin, ex de science pote Lille, qui s’y connaît en entourloupes, annonce : « Un bureau qui n'a plus d'utilité. Pour plus de fermeté et d'efficacité, nous allons fermer, au 31 décembre, le Service de traitement des déclarations rectificatives (STDR), qui permettait depuis 2013 aux contribuables qui avaient des avoirs non déclarés à l'étranger de régulariser leur situation, avec des pénalités réduites. » [3]

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Pôle emploi : "215 agents effectuent 144 000 contrôles par an"

Le contrôle des chômeurs est pris à bras le corps par les services de Pôle emploi.



Justine Weil est en direct sur le plateau de France 2 et revient sur le contrôle des chômeurs mis en place depuis trois ans. "Il y a 144 000 contrôles par an en moyenne. Chez Pôle emploi, il y a 215 agents qui y sont dédiés et ces contrôles existent depuis 2015. Ces contrôles sont menés pour moitié sur une population ciblée selon des critères définis. Par exemple, les contrôleurs vont s'intéresser à une personne toujours inscrite six mois après avoir bénéficié d'une formation", explique la journaliste.

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Contrôle des chômeurs : le bilan de Pôle emploi

Selon une étude de Pôle emploi, 12 % des chômeurs ne recherchent pas activement un emploi, et le chiffre tombe à 8 % si l'on s'en tient aux chômeurs indemnisés par l'assurance chômage.

Alors que les partenaires sociaux doivent ouvrir dans les prochains jours une nouvelle négociation sur l'assurance chômage, les résultats de l'étude publiée lundi par Pôle emploi devraient alimenter les discussions. Les partenaires sociaux sont en effet invités à rediscuter des règles d'indemnisation des chômeurs, de leur durée, de leur montant, et des éléments d'incitation à la reprise d'emploi. Selon l'étude, 12 % des demandeurs d'emploi ont été radiés par l'opérateur pour insuffisance de recherche d'emploi. Ce chiffre tombe à 8 % si l'on s'en tient aux allocataires de l'assurance-chômage, c'est-à-dire aux chômeurs indemnisés.

Ces données permettent d'apprécier l'intérêt de la politique de contrôle des chômeurs initiée par l'opérateur depuis 2015 de façon expérimentale d'abord, et désormais généralisée. Au total, ces contrôles mobilisent 215 conseillers spécialisés , qui réalisent en moyenne 12.000 contrôles chaque mois.

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La Bonne Boîte, un outil pour cibler ses candidatures spontanées

Pour éviter que les candidatures spontanées ne se transforment en bouteille jetée à la mer, un salarié de Pôle emploi a développé un outil qui permet d'identifier les entreprises qui sont potentiellement en phase de recrutement.

Quand elles cherchent à recruter, près de sept entreprises sur dix commencent par examiner les candidatures spontanées qu'elles ont reçues, selon une étude de la Dares. Il est donc essentiel pour les chercheurs d'emploi de ne pas négliger cette voie. Mais envoyer des centaines de candidatures au hasard revient à jouer à la loterie. Sans compter la démotivation qui gagne les esprits, faute de recevoir des réponses. La Bonne Boîte, un outil développé par Eric Barthélémy, conseiller chez Pôle emploi, facilite l'accès à ce "marché caché de l'emploi", c’est-à-dire qu'il ne fait pas l'objet d'une annonce.

"Quand je recevais des demandeurs d'emploi, ils me faisaient part de leurs difficultés à identifier les entreprises qui étaient susceptibles d'embaucher des profils comme les leurs. Lors d'un concours interne, j'ai donc émis l'idée de créer un outil qui permettrait de cibler ces entreprises", raconte Eric Barthélémy. Il remporte le concours, et Pôle Emploi le détache de ses fonctions et lui adjoint un coach et un développeur pour qu'il concrétise son idée.

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Réforme de l'Unédic : ce qu'en pensent trois économistes spécialistes de l'emploi

Emmanuel Macron veut que les règles d'indemnisation incitent davantage les chômeurs à reprendre un emploi. Le sujet ne fait pas l'unanimité parmi les spécialistes du marché du travail.

Yannick L'Horty, professeur à l'université Paris-Est et directeur de la fédération travail, emploi et politique publique du CNRS :

« Trois types de paramètres jouent un rôle incitatif important : l'accès au régime, le montant de l'indemnisation et sa durée. Aujourd'hui, le taux d'accès à l'assurance chômage reste faible : moins d'un demandeur d'emploi sur deux en bénéficie. L'indemnisation est généreuse avec un taux de remplacement qui va jusqu'à 75 % du salaire et elle n'est pas dégressive. On en bénéficie le plus souvent pendant deux ans. Cette générosité est renforcée par une certaine souplesse dans les obligations de recherche de travail. Ce régime à deux vitesses pousse à une sortie rapide du chômage les demandeurs non indemnisés. Ils sont incités à accepter des emplois instables de mauvaise qualité avec un risque élevé de retour au chômage non indemnisé. A l'inverse, une indemnisation généreuse augmente la durée de chômage mais elle augmente aussi la durée de l'emploi une fois sorti du chômage. Un système moins dual serait préférable, avec un accès élargi à l'indemnisation, pour des montants moins généreux et plus dégressifs dans le temps. A coût constant, un nouvel équilibre peut être trouvé entre ces trois paramètres plus favorables à une sortie durable du chômage. »

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