Pôle emploi minimiserait la charge de travail de ses conseillers

Les conseillers de l'agence française pour l'emploi suivraient deux fois plus de chômeurs que les chiffres indiqués par la direction.

Comment sont réellement suivies les personnes inscrites au chômage ? La question peut en intéresser plus d'un alors que la future réforme de l'assurance chômage voulue par le gouvernement doit être présentée le 18 juin prochain. Une enquête de la cellule investigation de Radio France vient jeter un pavé dans la mare : les conseillers Pôle emploi géreraient bien plus de demandeurs d'emploi que les chiffres officiels fournis par la direction.

Le site institutionnel de Pôle emploi assure que seuls les demandeurs d'emploi des catégories A et B, c'est-à-dire sans activité ou effectuant moins de 78 heures de travail par mois, sont intégrés dans les fameux "portefeuilles", gérés par les conseillers. Les autres catégories n'apparaissent nulle part publiquement. Sauf qu'en ajoutant le nombre de chômeurs dans ces catégories, les chiffres des personnes à suivre par conseiller explosent.

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Les chiffres secrets des agents de Pôle emploi

Pôle emploi est-il complètement transparent sur le nombre de chômeurs que doivent suivre les conseillers ? Les chiffres réels sont très supérieurs à ceux affichés par l’organisme. Enquête sur les dossiers fantômes de Pôle emploi.

Une enquête de Cécile Hautefeuille pour la Cellule investigation de Radio France.



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Chômage: quand Pôle Emploi fabrique des chiffres sur-mesure

Le Parisien a publié le 14 juin des chiffres de pôle emploi faisant le lien entre le montant de l’indemnisation chômage et la durée de l’indemnisation : « plus on est indemnisé, plus on reste longtemps au chômage ». Cette démonstration est en réalité une manipulation grossière.

1- Une manipulation grossière

Quand pôle emploi fabrique des statistiques sur mesure pour justifier la dégressivité.

Elle occulte les deux variables centrales de la durée d’indemnisation : l’âge et la durée des droits ouverts au chômage.

Pourquoi est-ce que celles et ceux qui ont les indemnisations les plus faibles touchent moins longtemps des allocations ? Et bien tout simplement parce qu’ils occupaient auparavant des contrats courts qui ne leur ont ouvert que très peu de droits ! Ils arrêtent donc d’être indemnisés très vite, soit pour reprendre un contrat précaire, souvent de moins d’un mois, soit pour venir grossir les bataillons des chômeurs et chômeuses non indemnisé.e.s, qui représentent maintenant plus de 50% des demandeurs d’emplois !

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Pôle emploi : plus on est indemnisé, plus on reste longtemps au chômage

Selon des chiffres confidentiels de Pôle emploi auxquels nous avons eu accès, les demandeurs d’emploi qui perçoivent une allocation élevée sont aussi ceux qui restent le plus longtemps au chômage.

Voilà des chiffres confidentiels de Pôle emploi qui tombent à pic alors que le Premier ministre Édouard Philippe présentera mardi prochain, le 18 juin, le décret réformant l’assurance-chômage. Avec pour objectifs affichés de lutter contre la précarité, inciter au retour à l’emploi et désendetter l’Unédic, qui ploie sous une dette de 35 milliards d’euros (Mds€). Dans son discours de politique générale, mercredi le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé « une dégressivité de l’indemnisation » pour les cadres.

1,5 an d’indemnisation contre 9 mois pour les chômeurs les moins bien indemnisés

À quelques jours des annonces gouvernementales, des chiffres de l’agence publique de l’emploi donnent de nouveaux arguments au gouvernement. Ils démontrent, en effet, que la catégorie des demandeurs d’emploi percevant le niveau d’allocation le plus élevée - soit plus de 5000 € mensuels - est aussi celle qui reste le plus longtemps au chômage. En clair, d’après ces chiffres, les 15 609 chômeurs, qui, en 2017, ont pu toucher une allocation de 5000 € et plus chaque mois sont restés plus d’un an et demi au chômage.

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Assurance chômage: l'Unédic va changer de directeur en septembre

Le directeur général de l'Unédic, Vincent Destival, passera la main en septembre prochain, a annoncé aujourd'hui le gestionnaire de l'assurance chômage, à quelques jours de la présentation d'une réforme de ce régime par l'exécutif. «Il quittera ses fonctions à la rentrée de septembre, au moment où se finalise le processus de réforme de l'assurance chômage initié en 2017», selon le communiqué du bureau de l'Unédic. Ce départ est mûri depuis plusieurs mois, a-t-on précisé à l'Unédic sans plus de détails. Le nom de son successeur n'est pas connu.

L'intérim sera assuré en septembre par Pierre Cavard, directeur des études et des analyses de l'Unédic, a précisé l'organisme. Vincent Destival avait rejoint l'Unédic en 2010 après avoir été directeur général adjoint de l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) entre 2004 et 2010.

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La réforme de l'assurance chômage prend forme...et elle va faire très mal

La réforme de l'assurance chômage est lancée et autant dire qu'elle va faire très mal. Les contours de cette réforme feraient presque penser qu'il n'y a jamais eu de manifestations des gilets jaunes.

La réforme de l'assurance chômage est lancée et autant dire qu'elle va faire très mal. Les contours de cette réforme feraient presque penser qu'il n'y a jamais eu de manifestations des gilets jaunes. Pourtant c'est bien à une partie de cette population qu'Emmanuel Macron va s'attaquer.

Augmenter la durée de travail pour être éligible aux allocations chômage ce qui permettrait une économie de 4 milliards d'euros. Voilà la mesure phare de cette future reforme. 6 mois d'activité sur les 24 derniers mois seront nécessaires pour prétendre à l'allocation chômage contre 4 mois sur les 28 derniers mois aujourd'hui. Mais pour quel coût social? Juan Branco évoque 15000 morts par an imputables directement au chômage. Entre l'accès restreint aux soins et les séquelles psychologiques causées par l'exclusion du marché de l'emploi, on sait que le chômage augmente la mortalité de cette population par définition plus fragile même si nous manquons encore de données fiables sur le sujet.

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