Pôle emploi: 13,36% des salariés en grève pour «défendre le service public»

Plusieurs syndicats dénoncent la « transformation » du métier de conseiller chargé de l’indemnisation et la « dématérialisation à outrance »…

« Touchez pas à nos métiers ! », ont scandé ce lundi matin des manifestants parisiens. La grève à Pôle emploi, lancée à l’appel de quatre syndicats (FO, SNU-FSU, CGT et Sud), était suivie ce lundi par 13,36 % des salariés et la « quasi-totalité » des agences étaient ouvertes, a indiqué la direction de l’opérateur public.

Quatre agences étaient fermées, sur plus de 850 en métropole et en Outre-mer, a précisé la direction dans un communiqué.

Le « retrait » de l’accord sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences

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La qualité des annonces en ligne en question

La CGT a épluché près de 1.300 offres en ligne sur le site de Pôle emploi. Verdict : une sur deux poserait problème. L'opérateur public défend la qualité de ses algorithmes de contrôle.

Déjà en conflit sur les conditions de travail, la CGT continue de s'opposer à la direction de Pôle emploi sur le front de la qualité des annonces déposées sur le site de l'opérateur public. La question est d'importance car celui-ci en héberge plus de 600.000, venant directement de Pôle emploi ou de partenaires, comme Keljob. Après en avoir épluché 1.298, l'union départementale du Morbihan en a conclu qu'une sur deux était « au mieux » incohérente ou mensongère, au pire malhonnête ou illégale.

Type de contrats promis qui ne correspond pas à la réalité, durée d'une mission d'intérim ou de CDD non indiquée, ou encore mentions « illégales » de type contrat « renouvelable » ou « évolutif » : hormis les cas de fraude, l'inventaire de la CGT n'épargne aucun secteur. Parmi les « perles » figurent notamment un CDI « auxiliaire de vie » qui s'avère être une formation ou, plus surprenant encore, cet autre CDI « assistant/assistante de vie », qui renvoie vers un poste de concessionnaire pour piscines.

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La numérisation au coeur de la grève à Pôle emploi

SNU-FSU, CGT, FO et SUD appellent à la grève ce lundi, mais pas la CFDT.
La direction dément le risque de disparition des 8.800 conseillers indemnisation.

Les demandeurs d'emploi pourraient avoir du mal à contacter leurs conseillers ce lundi à Pôle emploi, conséquence d'un appel à la grève englobant le SNU-FSU, la CGT, FO et SUD. Il s'agit du premier mouvement concernant toutes les catégories de personnel depuis celui de 2009, qui avait alors mobilisé 35 % de grévistes, selon le SNU-FSU. Le contexte - on était alors en pleine fusion ANPE-Assedic - a changé depuis. Il y a donc peu de chances que la mobilisation soit forte, d'autant que la CFDT, premier syndicat maison (19,8 % des voix, contre 47,5 % pour l'intersyndicale), ne s'est pas jointe au mouvement qu'elle qualifie de « contre-productif dans la période ».

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Appel à la grève à Pôle emploi

Les syndicats CGT, FO, SNU et Sud de Pôle emploi appellent à un mouvement de grève ces lundi 6 et mardi 7 mars. Des rassemblements et assemblée générale sont prévus un peu partout en France ce lundi, tandis que mardi 7, les grévistes de Pôle emploi devraient participer aux manifestations organisées par dans le cadre de la journée d’action et de grève dans les services publics.

Les syndicats de Pôle emploi dénoncent notamment « la casse des métiers » et la « destruction du service public » au travers du plan de restructuration « Pôle emploi 2020 ». Avec derrière, selon eux, la « disparition programmée des métiers de l’indemnisation », « l’externalisation et la privatisation à outrance des missions des agents », « l’intensification de la dématérialisation rendant inaccessible les services de Pôle emploi à grand nombre d’usagers. »

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Un faux chômeur escroque 28.000 euros à Pôle emploi

Normandie : La manigance a duré toute une année et a rapporté 28.000 euros au faux chômeur. Pour avoir continué à percevoir une allocation alors qu'il avait retrouvé du travail, un quinquagénaire a été condamné à de la prison avec sursis, mardi 28 février, selon une information de la Manche libre.

L'affaire remonte au mois de septembre 2013. L'homme, qui habite à Équeurdreville-Hainneville, près de Cherbourg (Manche), décroche un emploi en CDD. Une bonne nouvelle pour ce quinquagénaire, qui était enregistré auprès de Pôle emploi et cherchait à reprendre une activité professionnelle. À l'issue de la période d'essai, l'entreprise qui l'a recruté décide de le garder. L'employé passe donc en CDI durant la période des fêtes de Noël 2013.

Ayant retrouvé un travail, il se devait d'informer rapidement Pôle emploi de sa nouvelle situation, ce qu'il n'a pas fait. Au contraire, il a continué de se déclarer en recherche d'emploi, précise la Manche libre. C'est ainsi qu'il a continué à toucher son indemnité chômage pendant un an, jusqu'en septembre 2014, accumulant la somme de 28.000 euros.

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Assurance-chômage: le projet d'accord du Medef provoque l'ire des syndicats

Le patronat a mis hier sur la table son projet d'accord pour les prochaines négociations sur l'assurance chômage, recevant immédiatement une volée de bois vert de la part des syndicats, qui ont dénoncé un projet "déséquilibré", voire "caricatural".

Le patronat a mis mardi 28 février sur la table son projet d'accord pour les prochaines négociations sur l'assurance chômage, recevant immédiatement une volée de bois vert de la part des syndicats, qui ont dénoncé un projet "déséquilibré", voire "caricatural".

"On est loin d'un accord avec un texte pareil! C'est caricatural": Véronique Descacq, négociatrice de la CFDT, a donné le ton des discussions qui doivent reprendre le 7 mars, neuf mois après l'échec de la négociation.

Denis Gravouil (CGT) est allé dans le même sens, évoquant un texte "totalement déséquilibré" et une "véritable agression contre le droit des chômeurs". De même que Michel Beaugas (FO), pour qui c'est "tout sauf une proposition d'accord équilibrée".

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