Assurance-chômage : la responsabilité de l'Etat au coeur de la négociation

Malgré des interprétations divergentes, les partenaires sociaux se retrouvent sur un point : l'Etat doit assumer la suppression des cotisations salariales.

Les partenaires sociaux s'étaient donné rendez-vous vendredi en début d'après-midi au siège de l'Unédic pour une première séance de négociation consacrée à la nature du régime d'assurance-chômage, passablement bouleversée par la suppression des cotisations salariales. Quatre heures d'une séance à peine perturbée par le coup de pression du chef de l'Etat plus tard, les comptes rendus qu'en ont fait syndicats d'un côté et patronat de l'autre, étaient à ce point divergents qu'on pouvait se demander s'ils avaient assisté à la même réunion.

Chacun avec leurs nuances, les représentants des organisations de salariés ont décrit les deux étages du système proposé par le patronat. Déjà dévoilé par le patron du Medef , Geoffroy Roux de Bézieux, ce système reposerait sur un premier socle financé par l'impôt (la CSG en l'occurrence) pour couvrir une part du budget de Pôle emploi et une indemnisation que certains (mais pas tous) ont compris comme forfaitaire (le chiffre de 500 euros a visiblement jeté le trouble). A ce socle de base, s'ajouterait un deuxième étage, complémentaire, géré par les partenaires sociaux, financé par les cotisations patronales, avec obligation d'être équilibré.

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Pôle emploi condamné pour avoir publié une "fausse" offre d'emploi

L'annonce s'était révélée être une escroquerie. Pôle emploi a été jugé coupable de s'en être rendu compte trop tard, et de ne pas avoir prévenu les potentielles victimes.

Si Pôle emploi sensibilise désormais les chômeurs aux potentielles offres frauduleuses, certains escrocs ont réussi à passer entre les gouttes, avec de fâcheuses conséquences pour leurs victimes. C'est le cas d'une Rennaise qui, en 2016, avait répondu à une offre d'emploi d'assistante de vie.

Lors d'un échange avec celui qu'elle croit être son futur employeur, elle avait accepté d'acheter des coupons Transcash (des cartes bancaires prépayées), en échange d'un chèque qu'elle avait bien reçu...mais que sa banque a finalement rejeté. Bilan: 945 euros envolés.

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L’étonnante méthode de Pôle emploi pour recruter sur les postes en tension

REPORTAGE - Créée par l’ANPE dans les années 1990, la «méthode de recrutement par simulation» a pour but de dénicher des candidats pour des postes en tension sans passer par la case CV. Une approche toujours utilisée par Pôle emploi qui intéresse ces derniers mois de plus en plus d’entreprises en proie à des difficultés de recrutement, comme c’est notamment le cas à Dijon.

"Postuler chez Safran? Je n’aurais jamais osé!, lâche Franck Brenot de but en blanc, tout en remontant sur son nez ses fines lunettes rectangulaires. Mon CV est hors des clous pour eux, et je ne sais pas si j’aurais réussi à me vendre", précise ce Dijonais au visage émacié. A 42 ans, c’est pourtant bien dans l’usine de Safran Electronics & Défense de Dijon qu’il vient de signer son CDI après quelques mois d’intérim en tant qu’intégrateur mécanique. Ce poste assez éloigné de son ancien travail de conducteur de ligne, il l’a décroché alors qu’il était demandeur d’emploi, grâce à une approche atypique de recrutement employée par Pôle emploi - et son ancêtre l’ANPE - depuis le milieu des années 1990: la "méthode de recrutement par simulation" (MRS).

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Négociation sur l’assurance chômage : pourquoi ça coince ?

À la demande du gouvernement, syndicats et patronat entament ce vendredi une négociation difficile sur l’assurance chômage pour trouver plusieurs milliards d’euros d’économies

Top départ vendredi après-midi pour la négociation sur l’assurance chômage. Des règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi au "bonus malus" pour les entreprises, les points de friction entre syndicat et patronat sont multiples.

Fin septembre, l’exécutif a annoncé la couleur aux partenaires sociaux. Il faudra faire entre 3 et 3,9 milliards d’euros d’économies sur trois ans. Objectifs principaux affichés: accélérer le retour à l’emploi, réduire la précarité et désendetter l’Unédic.

Durcir les règles de l’activité réduite

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Assurance chômage : La CPME veut revoir "le fonctionnement de Pôle Emploi"

La réforme de l’Assurance chômage est lancée. Les négociations commencent ce vendredi. Pour faire des économies et faire baisser le chômage, François Asselin, président de la Confédération des Petites et moyennes entreprises, veut obliger Pôle Emploi à "revoir son fonctionnement".

Le gouvernement veut que l’UNEDIC, confronté à une dette de 35 milliards, réalise au moins trois milliards d’économies sur trois ans. Syndicats et patronat entament vendredi 9 novembre une série de négociations. Leurs positions sont très éloignées, mais François Asselin, président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) estime qu’"il peut y avoir un accord".

Pôle Emploi pointé du doigt

Pour améliorer le système, le représentant des PME appelle Pôle Emploi à "revoir son fonctionnement" : "La première économie, ce serait de ramener à l’emploi un nombre important de demandeurs. 105 000 demandeurs d’emploi en moins, c’est 1,3 milliard d’économies immédiatement pour le régime assurantiel !"

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Pôle Emploi se règle à l'heure du numérique

Les outils digitaux sont indispensables pour trouver un travail. Solange Alcacer, conseillère à Avignon, dit tout

Pourquoi les outils numériques sont-ils devenus indispensables ?

"Les outils numériques facilitent et fluidifient l'accès à l'information et participent à la transparence du marché du travail. 88% des demandeurs d'emploi mobilisent internet pour effectuer des démarches effectives de recherche d'emploi comme consulter et répondre à des offres, envoyer des candidatures spontanées, déposer un CV en ligne, mais aussi pour s'informer sur le marché du travail, obtenir des conseils sur les techniques de recherche d'emploi comme la rédaction d'un CV ou d'une lettre de motivation, ou encore pour suivre des formations en ligne."

Quels sont les taux de fréquentation ?

"La fréquentation mensuelle de pole-emploi.fr est de 43,6 millions de visites. Pour les applications mobiles, on dénombre 12,8 millions d'utilisations mensuelles. Enfin, il y a 842 000 visites par mois sur l'Emploi Store."

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