Assurance-chômage : face à Pénicaud, la majorité remise ses critiques

La ministre du Travail était auditionnée ce mardi à l'Assemblée nationale sur la réforme de l'assurance-chômage. Les quelques remises en cause qu'on pouvait entendre dans la majorité sitôt les arbitrages rendus n'avaient plus cours.

Invitée par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale à venir débattre ce mardi de la réforme de l'assurance-chômage , Muriel Pénicaud n'a pas eu à croiser le fer, loin de là. Les velléités de remises en cause entendues dans les rangs de la majorité sitôt les arbitrages rendus par le gouvernement, sur le curseur des 57 ans pour la dégressivité par exemple ? Disparues. L'extension du bonus-malus sur les cotisations chômage employeurs au-delà des sept secteurs retenus ? Evoquée, sans plus.

Aucun des députés LREM ou Modem ne s'est hasardé à la moindre critique, la plupart se contentant de demandes de précisions sur quelques sujets revenus en boucle, comme l'accompagnement des seniors, l'organisation de Pôle emploi ou l'avenir du paritarisme de gestion.

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Municipales à Bordeaux : Thomas Cazenave investi par LREM


Depuis plusieurs mois, il n'y avait guère d'incertitude sur l'identité du candidat qui serait investi par La République en marche dans le cadre des municipales à Bordeaux. LREM a officiellement désignéThomas Cazenave, actuel délégué interministériel à la transformation de l'Etat, ce lundi.

LREM a communiqué ce lundi les noms de 19 candidats investis dans l'optique des élections municipales de 2020. Parmi eux, on retrouve celui de Thomas Cazenave, ce qui n'aura rien de surprenant pour celles et ceux qui s'intéressent à la chronique politique locale. Actuel délégué interministériel chargé de la réforme de l'Etat, ce proche d'Emmanuel Macron prépare consciencieusement son arrivée à Bordeaux depuis près d'un an via le mouvement "Renouveau Bordeaux" dont il est le chef de file. Le collectif dresse le constat suivant dans le communiqué qui confirme son nvestiture :

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Décryptage de la réforme de l’assurance chômage : « pour la précarité » ?

Une réforme « pour la précarité » : un lapsus révélateur signé Muriel Pénicaud ?

Le fil d'Actu décrypte la réforme de l'assurance chômage :

 

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Réforme de l'assurance chômage : les syndicats en panne

Si les syndicats n'ont pas de mots assez durs pour qualifier la réforme de l'assurance chômage, leur mobilisation apparaît bien laborieuse.

Où sont passés les syndicats ? Depuis que le gouvernement a présenté sa réforme de l'assurance chômage le 17 juin dernier, les partenaires sociaux ont bien du mal à faire entendre leur voix. La CFDT a bien lancé un appel à la mobilisation ce mardi à midi devant le ministère du Travail, mais de l'aveu du secrétaire général de l'organisation, Laurent Berger, il s'agissait plus d'un "rassemblement symbolique". Si la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa et la Fage avaient été conviées, on était bien loin, donc, d'une mobilisation générale dans les rues.

La CGT était d'ailleurs absente. De longue date, la centrale a prévu son propre rassemblement mercredi devant l'Unédic, qui tiendra alors son conseil d'administration. "Nous avons proposé à la CFDT de manifester avec nous. Ils n'ont pas voulu. Nous le regrettons", a glissé à l'AFP Catherine Perret, la secrétaire confédérale de l'organisation. Quant à Force ouvrière et Solidaires, ils ne comptaient manifester à aucun de ces rassemblements.

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Pôle Emploi Du travail, « il y en a plein», affirme Emmanuel Macron à Marseille

«Vous avez envie de travailler ? Il y a des offres !» : Emmanuel Macron a rencontré pendant plus d’une heure des chômeurs, parfois très éloignés du marché du travail, et des agents de Pôle Emploi, lors d’une visite surprise dans les quartiers Nord de Marseille.

Pour ce crochet par le XVe arrondissement, l’un des plus déshérités de la cité phocéenne, avant un sommet diplomatique méditerranéen, le président a voulu «échanger librement» avec les demandeurs d’emploi, en comité restreint.

Ici, il y a 27,7% de chômeurs, selon l’Insee. «Même si on me dit «plante des fleurs», je plante des fleurs. Faut que je travaille», lui explique Pauline Menasria, 23 ans. Du travail, «on va vous en trouver, il y en a plein», «vous êtes super jeune», lui répond le président.

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Pôle emploi ne s’occupera plus de ceux qui cumulent salaire et allocs

Ceux qu’on appelle les “permittents” seront accompagnés par des prestataires extérieurs.

Encore un dossier chaud pour le gouvernement. La réforme de l’assurance chômage voulue et annoncée par Emmanuel Macron a récemment été détaillée. Parmi les mesures annoncées, il en existe une qui ne manquera pas de faire polémique : l’externalisation du suivi des « permittents », ceux qui alternent période de travail et période de chômage. Selon Le Journal du Dimanche, cette catégorie de personnes se trouve dans le collimateur du gouvernement.

Une réduction des droits et une baisse de l’indemnisation

Entre 2012 et 2017, le nombre de « permittents » a augmenté de 60%. Chaque mois, 730 000 personnes gagnent trop d’argent pour percevoir des allocations, et 830 000 personnes n’en gagnent pas assez pour s’en passer, et c’est cette catégorie que vise le gouvernement. En effet, 18% cumulent depuis plus de deux ans un salaire et une allocation, ce qui représente un coût de 5,4 milliards d’euros. Pour les pousser vers le travail, la majorité compte donc sur une réduction de leurs droits, avec une modification du mode de calcul de l’indemnisation, mais aussi un suivi externalisé à partir du 1er janvier. Selon le JDD, le résultat de cette mesure ferait chuter de 300 euros par mois les allocations de cette catégorie de personnes. Mais « dans certains secteurs comme le médico-social, les salariés ne sont pas en position de force pour travailler plus », se méfie David Vallaperta, élu CFDT au comité central d’entreprise de Pôle emploi.

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