Il perçoit frauduleusement 70 000 € d’allocations-chômage

Quelque 70 000 € « de deniers publics carrément fraudés », « c’est le plus gros dossier pour lequel j’ai eu à plaider pour Pôle emploi. C’est un record pour la Haute-Saône », souligne l’avocate Me Charline Bonnot. Jeudi, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Vesoul un Haut-Saônois soupçonné d’avoir sciemment caché son statut d’associé en remplissant sa déclaration auprès de l’agence vésulienne de Pôle emploi, en 2011. Une fraude qui lui aurait permis de percevoir 69 256 € d’allocations en l’espace de vingt mois.

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Chômage : Pôle Emploi sait-il compter ?

Selon l’Insee, le taux de chômage en France métropolitaine était de 9,7% soit 2,78 millions de chômeurs, au 4e trimestre 2016. C’est 749 000 de moins que selon Pôle Emploi.

Avec 9,7% de chômeurs en France métropolitaine au quatrième trimestre 2016 selon l'Insee, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) termine l'année en baisse. En France métropolitaine, le nombre de chômeurs baisse de 0,1 point par rapport au troisième trimestre, à 2,78 millions de personnes. Sur un an, le taux de chômage diminue de 0,2 point.

Quelles méthodes de calcul ?

La tendance est donc semblable de celle de Pôle emploi, même si elle est bien moins forte. Les chiffres de Pôle emploi font état une baisse du chômage de -3% sur l'année 2016. Cause des écarts : des méthodes de calcul sont différentes.

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Comment l'Unédic finance le chômage

Le Figaro explique d'où provient l'argent que touchent environ 2,7 millions de demandeurs d'emploi indemnisés par Pôle emploi.

Tous les chômeurs ne perçoivent pas l'assurance chômage. En 2015, seuls 2,7 millions de demandeurs d'emploi ont été indemnisés. En effet, certains n'ont pas cotisé, d'autres sont arrivés en fin de droit, ne sont pas inscrits à Pôle emploi ou ne remplissent tout simplement pas les conditions pour bénéficier d'allocations (avoir travaillé au moins 4 mois ou 610 heures au cours des 28 derniers mois).

Ce sont les partenaires sociaux (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, CGPME, Medef et UPA) qui déterminent les règles d'indemnisation (et les taux de contributions des salariés et des employeurs). La loi leur délègue la gestion de l'Assurance chômage (Unédic). Ils viennent de décider la réouverture des négociations pour définir de nouvelles règles d'indemnisation (allocations) et de contributions (des employeurs et des salariés). Tous les deux ans environ, les partenaires sociaux renégocient ces règles. Ils doivent tenir compte de la conjoncture économique et de l'évolution du marché du travail (types de contrats: CDD, CDI, temps partiel, intérim).

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Les partenaires sociaux veulent garder la main sur l'assurance-chômage

L'incertitude qui pèse sur l'élection présidentielle pourrait paradoxalement faciliter la reprise des négociations entre les partenaires sociaux sur l'assurance-chômage, dont patronat et syndicats entendent conserver la gestion.

Les négociateurs de huit organisations patronales et syndicales se retrouvent mercredi après-midi pour décider d'un calendrier de discussions, deux jours après un vote du conseil exécutif du Medef en faveur de cette reprise.

"Ce que nous avons décidé (...) après de nombreuses semaines de réflexion interne, c'est qu'il fallait garder la main sur la gestion paritaire de l'assurance-chômage", a déclaré mardi le président de l'organisation patronale à la presse.

"Globalement, nous ne sommes pas persuadés que les politiques fassent mieux que nous", a ajouté Pierre Gattaz, opposé notamment à la gestion de l'assurance-chômage par l'Etat et à son financement par la contribution sociale généralisée, proposés par l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron.

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Assurance chômage : Gattaz exclut une taxation des contrats courts

Le patron du Medef s'oppose à cette mesure réclamée par les syndicats. Pour lui, "on ne peut pas créer de l'emploi en alourdissant le coût du travail".


Pierre Gattaz sur Europe1 : On ne peut pas...par LePoint

« Surtout pas. » Les mots du président du Medef sont clairs. Mardi 14 février, Pierre Gattaz a totalement exclu une taxation des contrats courts. Cette mesure était réclamée par tous les syndicats, affirmant vouloir rouvrir la négociation sur l'assurance chômage pour « faire des réformes structurelles ». « Il ne faut surtout pas taxer les contrats courts », a déclaré sur Europe 1 le responsable patronal, à la veille de la reprise des discussions avec les organisations syndicales. « Surtout pas, c'est non, bien évidemment. Pourquoi c'est non ? Parce qu'on ne peut pas créer de l'emploi en alourdissant le coût du travail, ça a été démontré », a-t-il fait valoir.

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Unédic : réunion cruciale au Medef pour la reprise des négociations

Le président du pôle social du Medef veut convaincre ses pairs de rouvrir les négociations sur l'assurance-chômage.
L'affaire Fillon joue en sa faveur, mais la partie reste délicate à jouer pour le patron de l'UIMM.

Les partenaires sociaux vont-ils rouvrir les négociations sur l'assurance-chômage ? En théorie, c'est ce mercredi que cela va se jouer, lors de la réunion de la dernière chance que patronat et syndicats ont programmée il y a deux mois et demi. Mais, en réalité, on sera fixé dès ce début de semaine. Tout est suspendu à la décision du Medef, qui a rompu les discussions en juin dernier et a refusé jusqu'à présent de les reprendre, concédant juste des réunions de « diagnostic ».

Or l'assurance-chômage est à l'ordre du jour de la réunion ce lundi après-midi du conseil exécutif de l'organisation de Pierre Gattaz, composée de 45 membres, dont une moitié de représentants des fédérations professionnelles et l'autre de représentants des territoires et de personnalités qualifiées. Cette instance doit donner ou pas mandat à Alexandre Saubot pour aller négocier. Le président du pôle social du Medef, par ailleurs numéro un de l'UIMM, souhaite reprendre les négociations, mais il a échoué jusqu'à présent à convaincre (« Les Echos » du 2 février).

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