Escroquerie à Pôle emploi : six mois avec sursis requis contre l'ex-rugbyman Thomas Lombard

L’ex-international français, aujourd’hui consultant sur Canal + est accusé d’escroquerie au détriment de Pôle emploi.

Une peine de six mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende a été requise lundi à l’encontre de l’ex-joueur de rugby Thomas Lombard pour escroquerie au détriment de Pôle Emploi, ainsi qu’une amende à l’encontre de Canal +, accusée de travail dissimulé.

Il est reproché à Lombard, ancien centre international (12 sélections) aujourd’hui consultant sur la chaîne cryptée, d’avoir touché entre décembre 2008 et novembre 2010 130 000 euros de la part de Pôle Emploi, alors qu’il percevait dans le même temps des revenus de consultant par le biais de sa société Wing Communication, qui facturait ses prestations à Canal +.

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Service public. La saignée des postes annonce le dépeçage de Pôle emploi

Les projets de suppressions de postes chez l’opérateur public vont bon train. Qu’elles se comptent en centaines ou en milliers d’emplois, pour les syndicats, elles annoncent la privatisation pure et simple de l’ex-ANPE.

La réaction n’a pas tardé. Hier, une cinquantaine d’agents Pôle emploi ont manifesté devant le ministère des Finances à l’appel du SNU-FSU suite aux révélations du Parisien faisant état de milliers de suppressions d’emplois à venir chez l’opérateur public. Selon le quotidien, qui cite une source anonyme de Bercy annonçant ni plus ni moins qu’« un dégraissage massif » dans le but d’« économiser 3 milliards d’euros d’ici à 2022 », les postes de cadre en back-office, notamment sur des fonctions d’ingénierie ou d’analyse du marché de l’emploi, seraient les premiers concernés. Déjà mise en difficulté par la contestation des ordonnances, la ministre du Travail a tout fait pour minimiser cette bombe, expliquant qu’il y aurait « quelques centaines de postes en évolution, comme chaque année », du fait de la reprise de la croissance (sic).

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Une cinquantaine d'agents Pôle emploi devant Bercy contre des baisses d'effectifs

Paris, 20 sept 2017 - Une cinquantaine d'agents de Pôle emploi ont manifesté mercredi devant Bercy à l'appel du SNU, troisième syndicat de l'opérateur, pour s'opposer à de possibles baisses d'effectifs, annoncées mardi par Le Parisien mais partiellement démenties par le gouvernement.

Les manifestants se sont réunis à 09H30 devant l'entrée du ministère de l'Economie et des Finances, brandissant de nombreux drapeaux et scandant notamment "Défense, défense du service public!" Les manifestants ont remis un tract à un employé du ministère venu à leur rencontre, pour qu'il le remette au ministre Bruno Le Maire.

"Pôle emploi va se trouver de nouveau amputé", a déploré Jean-Charles Steyger, représentant SNU-FSU au Comité central d'entreprise de Pôle emploi, alors qu'un article du Parisien annonçait mardi un "dégraissage massif", dans le but d'économiser "près de trois milliards d'euros" d'ici à 2022. La direction de Pôle emploi n'avait, elle, confirmé qu'une "légère baisse des effectifs en 2018", tout en précisant qu'"aucun chiffre n'est encore arrêté". Selon M. Steyger, la direction table "sur un étiage de 300 postes en moins".

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Pôle Emploi : «On ne s’y prendrait pas mieux pour tuer un service public»

Ce n’est pour l’heure qu'un bruit de fond, mais, déjà, le «dégraissage» de l’agence, évoqué dans la presse ce mardi, hérisse les syndicats. Pour Jean-Charles Steyger, de la FSU, l’enjeu ne se limite pas à la question des effectifs.

Secoués par les informations publiées mardi par le Parisien sur un probable «dégraissage» massif à Pôle Emploi, avec des milliers de postes supprimés, les syndicats préparent la riposte, explique Jean-Charles Steyger, secrétaire général de la FSU Pôle Emploi. Mercredi, ils se réuniront en intersyndicale pour exiger un démenti de leur direction générale.

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Philippe Siebert, Pôle emploi Grand Est

Philippe Siebert a pris début septembre la direction régionale de Pôle emploi Grand Est. Il succède à ce poste à Michèle Lailler-Beaulieu, nommée directrice régionale de la Direccte des Hauts-de-France.

M. Siebert, 56 ans, a débuté sa carrière comme directeur à l’ANPE de Verdun puis de Mulhouse. Il a ensuite pris la responsabilité du centre inter-régional des services informatiques Grand Est puis de la maîtrise d’ouvrage des systèmes d’information opérationnels de l’ANPE. Après avoir occupé plusieurs fonctions de direction à la direction sud Alsace puis à la direction générale de Pôle emploi, il a été nommé successivement directeur régional de Pôle emploi Franche-Comté puis, en 2014, directeur régional de Pôle emploi Bretagne.

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Nantes. En force, les emplois aidés font irruption à Pôle emploi

Dès 8 h 30 ce mercredi matin, plusieurs dizaines de Nantais en emplois aidés ont investi l’agence Pôle emploi de la rue d’Erlon, à Nantes. Une action surprise, destinée à souligner la brutalité de la décision du gouvernement qui a annoncé, au cœur de l’été, un gros coup de rabot sur ce dispositif d’insertion par le travail. En tir groupé, les futurs chômeurs ont réclamé des formations.

« Puisqu’on n’a plus d’emplois, on va à Pôle emploi ! » Ce mercredi matin, dès 8 h 30, ils ont fait irruption dans les bureaux de l’agence de la rue d’Erlon, à Nantes, en nombre, pour marquer le coup.

Après avoir vu défiler plusieurs personnes, une conseillère de l'agence réalise : «j'imagine que c'est une action conjointe sur les emplois aidés? Je peux tout à fait comprendre, je vais appeler la responsable».

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