Pôle Emploi a distribué 30 millions en trop aux demandeurs d'asile

Sur les 150 millions de l'allocation temporaire d'attente, gérée par Pôle Emploi, 20 % du total est versé de façon indue.

L'argent de l'allocation temporaire d'attente (ATA), une aide versée aux demandeurs d'asile qui ne peuvent pas être hébergés dans un centre d'accueil, est-il bien géré ? Rien n'est moins sûr.

Selon le rapport parlementaire présenté par le sénateur Roger Karoutchi (UMP), rapporteur de la mission "Immigration, asile et intégration", Pôle emploi, à qui la gestion de l'aide a été confiée, a versé de façon indue environ 20 % du total de l'allocation (un budget de 150 millions d'euros pour 36 450 personnes), soit 30 millions d'euros en 2012.

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Pôle emploi épinglé pour des versements indus aux demandeurs d'asile

Un rapport publié par le Sénat conclut que l'allocation temporaire d'attente perçue par les demandeurs d'asile ne doit plus être gérée par Pôle emploi. Quelque 30 millions d'euros seraient versés par erreur.

L'allocation temporaire d'attente (ATA), versée aux demandeurs d'asile qui ne peuvent être hébergés dans un centre d'accueil, ne doit plus être gérée par Pôle emploi. La principale cause serait les dysfonctionnements que cela entraîne.

D'après un rapport publié ce mercredi par la commission des Finances du Sénat. L'ATA, qui s'élève à 336 euros mensuels est versée aux demandeurs d'asile qui n'ont pas pu bénéficier d'une des 21.410 places en Centre d'accueil pour les demandeurs d'asile (Cada), dans l'attente des suites données à leur dossier.

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Pôle Emploi autorisé à consulter le fichier des comptes bancaires (Ficoba)

Un arrêté du 17 octobre dernier, publié ce matin au Journal officiel, ajoute Pôle Emploi à la liste des organismes autorisés à interroger les informations contenues dans le Fichier national des comptes bancaires et assimilés (Ficoba), qui recense l’ensemble des comptes bancaires ouverts en France, et leurs titulaires.

Le Ficoba a pour objet de fournir à certaines personnes et organismes habilités, dans le cadre de l’exercice de leurs missions, des informations sur les comptes bancaires ouverts en France. Il recense ainsi, selon la Cnil, plus de 80 millions de particuliers, français ou non, qui détiennent au moins un compte (courant, d’épargne, etc.) en France. De même source, la Direction générale des finances publiques (DGFiP), qui détient et gère le fichier, traite chaque année environ 100 millions de déclarations de comptes. Les droits d’accès à ce fichier particulièrement sensible (1) sont évidemment strictement encadrés. Son fonctionnement est notamment régi par l’arrêté du 14 juin 1982 « relatif à l’extension d’un système automatisé de gestion du fichier des comptes bancaires ».

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Violente agression à l'agence Pôle Emploi de Bayeux

La directrice de l'agence Pôle Emploi de Bayeux dans le Calvados a été violemment agressée dans son bureau ce lundi matin. Blessée, elle a été transportée à l'hopital.

agression violente

La directrice de Pôle emploi à Bayeux (Calvados) a été violemment agressée ce lundi dans son bureau par un demandeur d'emploi. L'homme a été interpellé par les gendarmes dans l'après midi.

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Les demandeurs d’emploi privilégient internet à Pôle emploi

Pour les aider dans leurs recherches d'emploi, les chômeurs semblent de plus en plus privilégier les réseaux sociaux et les canaux de recrutement plutôt que de faire appel à Pôle emploi.

Alors que le nombre de demandeurs d'emploi ne cesse de croitre (bien que le Gouvernement espère une inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année), la recherche d'emploi est en pleine révolution numérique.

Bien que le site internet de Pôle emploi arrive en tête des plus consultés par les chômeurs (5,8 millions de visiteurs uniques au mois d'août), d'autres sont de plus en plus visités comme Indeed.fr (avec 1,85 million de visiteurs) ou encore Le bon coin (1,79 million).

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Stop aux «violences envers les cadres» de Pôle emploi

Conseiller à l'agence Pôle emploi de Forges-les-Eaux et syndicaliste SNU, Claude Cherblanc adresse une lettre ouverte au ministre du travail, protestant contre le maintien des « méthodes de gestion brutales » dans l'établissement public et contre les « violences envers les cadres » : « Si rien n'est fait, la possibilité d'un “France Télécom bis” n'est pas à exclure ».


Lettre ouverte d'un employé de Pôle emploi à son ministre de tutelle

À votre arrivée, rue de Grenelle, le 16 mai 2012, vous avez pris deux décisions majeures concernant notre établissement public : maintenir à son poste son directeur général, Jean Bassères, nommé par Nicolas Sarkozy ; appliquer le plan élaboré sous la précédente majorité, « Pôle emploi 2015 », c'est-à-dire continuer la politique menée par vos prédécesseurs.

Le déploiement de Pôle emploi 2015 se fait dans les mêmes conditions que lors de la fusion : à marche forcée, sans dialogue social avec les organisations syndicales et les élus du personnel. Avec une différence de taille : si l'ensemble du personnel, y compris l'encadrement, est sous pression constante depuis 2008, s'y ajoutent, aujourd'hui, des violences envers les cadres.

Le 5 mars dernier, un cadre s'est suicidé à Montpellier. Le 8 juillet, le directeur des relations sociales de l'Île-de-France s'est donné la mort. Enfin, le 9 septembre, un directeur territorial de Pôle emploi Rhône-Alpes, placardisé à Paris, s'est jeté sous un train.

Il est délicat d'évoquer ces événements tragiques. Mais il impossible de ne pas les situer dans le climat malsain provoqué par les méthodes de gestion brutales en usage depuis l'arrivée de l'actuel directeur général : fortes pressions au travail ; mises au placard ; incitation au départ par l'utilisation abusive des dispositions de la rupture conventionnelle du contrat de travail ; menaces de sanctions ; mutations imposées par le biais de lettres de mission.

Mon syndicat, le SNU Pôle emploi-FSU, reçoit de nombreux témoignages qui démontrent qu'une offensive est en vigueur contre les « managers » à l'échine insuffisamment souple ou soupçonnés d'une allégeance médiocre à l'idéologie institutionnelle.

Le 26 septembre dernier, vous étiez l'invité de Patrick Cohen, à France Inter. Lors de la séquence des questions des auditeurs, je vous ai demandé ce que vous pensiez des trois suicides de cadres à Pôle emploi. Vous m'avez répondu que ces suicides étaient « insupportables, inadmissibles, à Pôle emploi comme ailleurs ». Ensuite, vous avez évoqué les charges de travail, une tension terrible en raison du manque de moyens de Pôle emploi auquel vous dites avoir remédié.

Le malaise des cadres à Pôle emploi n'a rien à voir avec des charges de travail excessives ou un manque de moyens. Il est le résultat du choix délibéré de régir cette catégorie de personnels par la pression. Nul besoin de chercher ailleurs.

Si rien n'est fait, la possibilité d'un « France Télécom bis » n'est pas à exclure. Si Pôle emploi est doté d'autonomie, avec un conseil d'administration, il est tout de même sous la tutelle de l'État. Il est urgent que vous vous préoccupiez de ce qui s'y passe.
 

Je vous prie d'agréer, monsieur le ministre, mes respectueuses salutations.

Claude Cherblanc, conseiller à l'emploi à l'agence de Forges-les-Eaux