Point sur la trajectoire financière du régime d’Assurance chômage avant la réforme

L’Unédic anticipe un retour à l’équilibre de l’Assurance chômage fin 2020. Le solde financier du régime s’améliorerait d’année en année. Après un déficit de – 1,7 Md€ en 2019, son solde serait de - 0,5 Md€ en 2020, puis il serait excédentaire de + 1,2 Md€ en 2021 et de + 3,3 Mds€ en 2022.
Avec des perspectives de croissance identiques à celles de ces derniers mois, le retour à l’équilibre interviendrait fin 2020, comme annoncé en mars dernier. La dette de l’Assurance chômage se stabiliserait fin 2020 à 37,8 Mds€. Le désendettement serait engagé fin 2021.

Avant le rapport sur les perspectives financières 2019-2022 qui sera publié à la rentrée et alimenté par une étude d’impact des nouvelles règles d’indemnisation (post-décret), le Bureau de l’Unédic a examiné et adopté, comme tous les quatre mois, le point sur la trajectoire financière du régime d’Assurance chômage.

Un contexte conjoncturel inchangé par rapport au précédent exercice

Les prévisions financières de l’Unédic s’appuient sur les hypothèses de croissance et d’inflation du Consensus des économistes. Les hypothèses de croissance du PIB de juin 2019 sont identiques à celles de mars dernier. Les dépenses d’Assurance chômage au premier semestre 2019 ont été légèrement plus fortes qu’anticipé en mars 2019. Par ailleurs les recettes constatées sont plus élevées que ce qui était prévu en mars dernier. Cet écart aurait plutôt tendance à se maintenir les années suivantes avec une prévision de masse salariale très proche de celle présentée en mars. Au final, le retour à l’équilibre serait attendu au second semestre 2020, comme annoncé lors du précédent exercice de prévision.

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Assurance-chômage: ce petit pourcent supplémentaire qui fait grincer des dents

La contribution de l’Unédic sera majorée d’un point, passant de 10 % à 11 % de ses ressources pour financer Pôle emploi

Le ministère du Travail a transmis aux partenaires sociaux le projet de décret de la réforme de l’assurance-chômage.

Les grandes lignes de la réforme de l’assurance-chômage, présentées le 18 juin, avaient suscité le mécontentement des partenaires sociaux. Le patronat était irrité par l’instauration du bonus-malus sur les cotisations assurance-chômage. De leur côté, les syndicats étaient vent debout contre le durcissement des règles appliquées aux demandeurs d’emploi.

Mais c’était avant de connaître le détail des mesures. Le projet de décrets de la réforme que leur a transmis, cette semaine, le ministère du Travail ne les a pas fait décolérer, loin de là. Ainsi ont-ils découvert une augmentation de la «ponction» du budget de l’Unédic pour financer Pôle emploi. La contribution de l’Unédic sera majorée d’un point, passant de 10% à 11% de ses ressources, à compter du 1er janvier 2020.

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Assurance chômage : le gouvernement fâche (encore) les partenaires sociaux

Après avoir imposé des économies drastiques à l'Unédic, l'exécutif lui réclame de financer davantage le fonctionnement de Pôle Emploi. Du pur «cynisme», dénonce la CFDT. Une «hypocrisie», pour la CPME.

C’est une ligne perdue dans les centaines de pages et d’annexes du décret d’application de la réforme de l’assurance chômage, envoyé mercredi aux partenaires sociaux, qui a remis le feu aux poudres. Déjà très remontés contre les mesures de durcissement des conditions d’accès et d’indemnisation à l’assurance chômage, présentées mi-juin, par la ministre du Travail, les syndicats ont tous bondi en apprenant la nouvelle : l’Etat va demander à l’Unédic d’accroître de 1% sa contribution au financement de Pôle Emploi. Une décision «unilatérale» et «inattendue», assurent, en chœur, les représentants syndicaux.

Le sujet est un brin technique : depuis 2008, l’Unédic, en charge de la gestion paritaire de l’assurance chômage, doit verser 10% des cotisations chômage collectées à Pôle Emploi, qui s’occupe, lui, du placement et de l’indemnisation des demandeurs d’emploi. En 2018, l’enveloppe représentait 3,7 milliards d’euros. Désormais fixée à 11%, cette contribution va donc s’alourdir de quelques centaines d’euros, soit un coût additionnel avoisinant les 377 millions d’euros. Pas vraiment raccord avec la volonté du gouvernement de faire faire 3,4 milliards d’euros d’économies à l’Unédic avec cette réforme. Pour la CFDT, ce choix est «totalement incohérent alors même que le gouvernement justifiait la baisse des droits [des chômeurs] pour accélérer le désendettement de l’Unédic».

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Réforme de l’assurance-chômage : le projet de décret qui bouleverse le régime

« Le Monde » s’est procuré les textes qui doivent être présentés prochainement par le gouvernement aux partenaires sociaux.

Le ministère du travail a invité les partenaires sociaux à participer, mardi 16 juillet, à une réunion au cours de laquelle leur seront présentés les projets de décret relatifs à la réforme de l’assurance-chômage.

Ces textes, que Le Monde s’est procurés, mettent en forme les annonces faites le 18 juin à Matignon : durcissement des conditions d’accès au régime, mise en place de la dégressivité des allocations (à partir du septième mois) pour les salariés les mieux payés, nouvelles modalités de calcul de la prestation de manière à éviter que la somme versée au demandeur d’emploi soit supérieure à la rémunération qu’il percevait quand il était en activité, etc.

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Réforme de l'assurance chômage: Pénicaud conteste la prévision de l'Unédic

La réforme de l'assurance chômage concernera "au maximum" 600.000 à 700.000 personnes, soit deux fois moins que ce que prévoit l'Unédic, qui "ne tient pas compte des changements de comportements induits par la réforme", a affirmé mardi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Le durcissement des règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi, annoncé mi-juin par le gouvernement, tourne à la bataille de chiffres entre le ministère et l'association paritaire chargée de gérer l'assurance chômage.

L'Unédic a en effet estimé la semaine dernière que la réforme pourrait entraîner une baisse des allocations pour 1,2 million de personnes, tandis que 500.000 chômeurs seraient indemnisés plus tardivement ou perdraient leurs droits.

Un calcul qui "ne projette pas les effets de la réforme" et "ne tient pas compte des changements de comportements induits", a réagi Mme Pénicaud sur LCI.

"On fait évidemment une reforme pour qu'elle ait des effets, pour l'emploi et contre la précarité", a-t-elle ajouté.

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L’Assurance chômage redeviendrait excédentaire en 2021 (Unédic)

Au départ prévu pour 2019, d’après les prévisions de juin 2018, les comptes de l’Assurance chômage ne redeviendraient positifs qu’en 2021. Selon les prévisions financières, publiées vendredi 5 juillet, par l’Unédic, ce retard est imputable au ralentissement de la croissance.

En juin 2018, le bureau affirmait que l’Assurance chômage pourrait être à l’équilibre dès 2019 et serait excédentaire en 2020. Puis en avril 2019, les prévisions se sont décalées : l’amélioration des comptes de l’Assurance chômage n’interviendrait qu’au second semestre 2020, avec un déficit de - 0,4 Md€.

Perspectives financières de l’Assurance chômage

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