Voici combien de chômeurs pourraient voir leurs allocations rognées par le gouvernement

En pleine concertation, le gouvernement réfléchit à un abaissement du plafond d’indemnisation chômage. Les chiffres que nous nous sommes procurés auprès de Pôle emploi, permettent d’obtenir une première photographie du nombre de chômeurs qui pourraient voir leurs allocations baisser.

Après l’échec des négociations entre partenaires sociaux, le gouvernement a donc repris la main sur le dossier miné de l’assurance-chômage. Lundi 4 mars, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud,, a achevé le premier round de consultations des organisations patronales et syndicales. D’après le calendrier annoncé la semaine dernière, des décisions devraient être prises au printemps, avant la publication d’un décret dans le courant de l’été. Parmi les pistes de réflexion en cours, outre l’idée d’un bonus-malus sur les contrats qui a mené à l’échec des négociations, le gouvernement envisagerait une baisse du plafond d’indemnisation chômage, ce qui toucherait prioritairement la population cadre.

Actuellement, le plafond des allocations chômage est fixé à quatre fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 7.700 euros bruts par mois. D’après la CFE-CGC, le gouvernement aurait deux options sur la table : abaisser le plafond à trois fois celui de la Sécurité sociale, soit 5.775 euros bruts par mois ; le faire tomber à deux fois et demie le plafond, c’est-à-dire une indemnité chômage maximum de 4.800 euros bruts par mois.

Lire la suite : Voici combien de chômeurs pourraient voir leurs allocations rognées par le gouvernement

Qui vole les roues des véhicules Pôle emploi à Gisors dans l’Eure ?

Ce n'est pas le premier vol auquel sont confrontés les agents Pôle emploi de Gisors. Régulièrement, les roues de leurs véhicules disparaissent. De quoi agacer les agents...

Les agents Pôle emploi de Gisors ont eu la surprise de découvrir en arrivant sur leur lieu de travail mardi 5 mars 2019 l’un de leur véhicules reposant sur les freins.

Les quatre roues de la Renault Clio avaient été volées dans la nuit, privant le personnel de l’un des outils de travail indispensable à la prospection des agents.

Déjà plusieurs vols

Une situation que les employés de l’agence connaissent bien puisque ce n’était pas la première fois que les voleurs profitaient du parc automobile de l’agence pour faire leurs courses… A trois reprises déjà, l’agence Pôle emploi située rue de Riegelsberg avait fait les frais de vols comparables.

Lire la suite : Qui vole les roues des véhicules Pôle emploi à Gisors dans l’Eure ?

Contrôle des chômeurs: la nouvelle échelle de sanctions continue de provoquer des remous

En cas d'insuffisance de recherches d'emploi, Pôle emploi a depuis le début de l'année le pouvoir de suspendre le versement de l'allocation chômage. Les chômeurs n'ont pas le droit d'écarter plus de deux offres d'emplois jugées raisonnables. Les associations de chômeurs ne décolèrent pas.

Depuis le 1er janvier, Pôle emploi a mis en place une nouvelle échelle de sanctions pour les demandeurs d'emploi manquant à leurs obligations. La sanction la plus fréquente est la radiation temporaire: le demandeur ne perd pas son droit à allocation mais il est différé à sa réinscription sur les listes. Dorénavant Pôle emploi peut accompagner, dans certains cas, cette radiation d'une suppression de l'allocation, une compétence auparavant du ressort des préfets, qui l'appliquaient peu.

En dépit du renforcement du contrôle des chômeurs ces dernières années, le taux de radiation des listes est stable, voire en légère baisse, à 0,9% en 2017, soit 49.000 par mois. Le principal motif de radiation (71% des cas) est l'absence à une convocation. Au premier manquement, elle est désormais passible d'un mois de radiation au lieu de deux auparavant.

Lire la suite : Contrôle des chômeurs: la nouvelle échelle de sanctions continue de provoquer des remous

Assurance-chômage, le gouvernement fait sa loi

En l’absence d’accord entre partenaires sociaux, le gouvernement a repris la main sur la réforme de l’Assurance-chômage et promet une loi cet été.

La semaine dernière, le gouvernement a repris la main. En septembre dernier, l’exécutif avait adressé aux partenaires sociaux (syndicats et patronat) un document de cadrage concernant la réforme de l’Assurance-chômage, leur confiant la mission d’un accord. Sans succès, selon le gouvernement.

Mercredi, Édouard Philippe expliquait : « Nous avons laissé toutes ses chances à la négociation. Nous avons rédigé le document qui leur a été adressé après les avoir consultés et après avoir tenu compte de leur avis pour en élaborer le contenu. »

Ce document a in fine été jugé trop contraignant par les partenaires sociaux. Notamment pour les syndicats concernant les économies de 3,9 milliards à faire sur trois ans.

Lire la suite : Assurance-chômage, le gouvernement fait sa loi

"Un boulot de singe", un directeur Pôle Emploi mis à pied

Un agent du centre de formation de Pôle Emploi à Antillopôle aux Abymes, aurait été victime d'injures à caractère raciste mercredi de la semaine dernière. Le directeur mis en cause a depuis fait l'objet d'une mise à pied et est convoqué devant sa hiérarchie à Paris en mars. Cet incident a fait réagir les syndicats.

Que s’est-il passé au centre de formation Pôle emploi des Abymes la semaine dernière ? Les syndicats accusent le directeur d’avoir proféré des insultes à caractères racistes et misogynes à l’encontre d’un agent telles que « C’est quoi ce boulot de singe ». L’intéressé aurait depuis fait l’objet d’une mise à pied par sa hiérarchie. Patricia Pioche, secrétaire UGTG de Pôle Emploi ne compte pas en rester là :

Lire la suite : "Un boulot de singe", un directeur Pôle Emploi mis à pied

Assurance chômage des cadres : la CGC dénonce un "marché de dupes"

Lors d'une conférence de presse le 26 février, le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé que le gouvernement envisageait de réduire les allocations chômage versées aux cadres. Les syndicats, dont la CGC, sont opposés à la mesure, qui ne devrait rapporter que peu d'économies, tout en menaçant la logique assurantielle de l'assurance chômage.

Recevoir moins, mais cotiser autant. Voici ce à quoi pourraient s'attendre les cadres en matière de chômage. C'est ce que redoute François Hommeril, le président de CFE-CGC, après les annonces d'Édouard Philippe de mardi 26 février. « La seule manière de faire des économies avec le chômage des cadres, c'est de réduire les allocations à cotisations constantes », avance le leader du principal syndicat des cadres.

En 2017, selon les chiffres de la CGC, les cadres finançaient 42% des ressources du régime d'assurance chômage, et ne recevaient que 15% du total des allocations. Baisser leurs cotisations d'autant que leurs droits ferait perdre des milliards d'euros par an à l'Unédic, ce qui est évidemment l'inverse de l'objectif du gouvernement.

Lire la suite : Assurance chômage des cadres : la CGC dénonce un "marché de dupes"