Assurance chômage : le patronat claque la porte de la négociation

Le Medef et la CPME reprochent à Emmanuel Macron de vouloir appliquer le bonus-malus sur les cotisations patronales d'assurance chômage.

Le Medef et la CPME ne veulent pas du bonus-malus, et ils le font savoir. Les deux principales organisations patronales ont suspendu lundi leur participation à la négociation sur l'assurance chômage, fâchées par la « détermination » d'Emmanuel Macron à mettre en place ce dispositif réclamé par les syndicats pour lutter contre la précarité.

Emmanuel Macron dans le viseur du patronat

Jeudi, lors de sa rencontre avec des citoyens dans la Drôme, le président Macron a réaffirmé sa volonté de réguler les contrats courts par le bonus-malus. Cette déclaration, en pleine négociation sur l'assurance chômage, a fortement irrité le Medef et la CPME (représentant les PME). Ces deux organisations ont annoncé lundi la suspension de leur participation aux discussions.

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Pôle emploi va expérimenter un nouveau « Journal de Bord »

Ces derniers mois, le gouvernement a évoqué plusieurs fois le renforcement du contrôle des chômeurs et l’évolution du système des sanctions pour ceux qui ne recherchent pas activement un emploi. Le directeur de Pôle Emploi assure toutefois que le nouveau « journal de bord » qui sera expérimenté prochainement n’est pas un outil de contrôle. Un point sur ses déclarations.

Le Carnet de Bord, un nouvel outil numérique pour améliorer la recherche d’emploi

Pôle Emploi expérimentera bientôt un nouveau Journal de Bord digital dans deux régions qui seront déterminées par arrêté. Cet outil en ligne permettra au demandeur d’emploi d’enregistrer chaque mois ses démarches et ses candidatures à différentes offres d’emploi. Ce Journal de Bord pourra être consulté par le conseiller.

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Assurance chômage: patronat et syndicats butent sur le bonus-malus, la négociation prolongée


Les partenaires sociaux ont poursuivi mardi leur négociation sur la réforme de l'Assurance chômage. Le patronat a présenté ses arguments pour discréditer le bonus-malus et fait des propositions, dont certaines ont été jugées d'emblée inacceptables par les syndicats. Deux séances supplémentaires sont prévues les 14 et 20 février pour tenter d'arriver à un accord.


Les partenaires sociaux ont confronté mardi une nouvelle fois leur désaccord sur la régulation des contrats courts par un bonus-malus, le patronat mettant sur la table une liste de propositions alternatives jugées floues, voire provocantes par les syndicats dans une négociation de réforme de l'assurance chômage qui sera prolongée jusqu'au 20 février.

Dans cette "course de lenteur qui va dans le mur" selon Denis Gravouil (CGT), le négociateur du Medef Hubert Mongon a promis, pour la prochaine séance du 31 janvier, de mettre enfin un texte global sur la table "avec trois chapitres": gouvernance du système d'assurance chômage, contrats courts et conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi.

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Radiations : «Pôle Emploi verse d’une main des indemnités et les reprend de l’autre»

Depuis décembre, l’organisme peut supprimer les allocations aux demandeurs jugés pas assez actifs. Une démarche de renforcement des contrôles qui exaspère les usagers.

«Pôle Emploi, c’est l’ami dont tu espères ne jamais avoir de nouvelles.» Surtout pour un contrôle. Tour à tour au chômage et en emploi précaire depuis dix ans, Cécile, Nantaise de 40 ans, était déjà amère envers Pôle Emploi. La rupture a fini d’être consommée l’an passé : «Je débutais une formation, et là, on m’informe que je suis contrôlée. Ça m’a pris un temps fou pour fournir tous les justificatifs.»

En fin de compte, l’organisme d’indemnisation et de placement des demandeurs d’emploi juge les démarches de recherche de cette chargée de mission suffisantes. La procédure s’arrête donc net. Pas de radiation temporaire. Ni d’allocations supprimées, comme peuvent le craindre les chômeurs perçus comme pas assez zélés. Longtemps restée théorique car relevant de la compétence des préfets, cette seconde menace est devenue bien réelle depuis la parution, fin décembre, d’un décret. Ce dernier est issu du projet de loi de septembre pour la liberté de choisir son avenir professionnel, transférant ce pouvoir à Pôle Emploi.

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Quand Pôle emploi forme les chômeurs au savoir-être

Arnaud, Béatrice et Julien ont été parmi les premiers à suivre la nouvelle prestation "Valoriser son image pro" en Occitanie.

Elle s'appelle "Valoriser son image pro". C'est la dernière-née des prestations proposées par Pôle emploi. Son objectif : développer ou renforcer les savoir-être professionnels des chômeurs, ces fameux soft skills, ou compétences comportementales, comme l'autonomie, le travail en équipe, l'adaptabilité, la fiabilité, mais aussi l'assiduité, la ponctualité, le respect des consignes...

60% des employeurs jugent ces qualités bien plus importantes que les compétences techniques des candidats, selon l'enquête complémentaire aux besoins en main d'oeuvre (BMO) 2017 de Pôle emploi. C'est particulièrement vrai dans les secteurs en contact avec le public, comme la restauration, l'hôtellerie et le commerce.

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Travailleurs frontaliers : surcoût de 700 millions d'euros pour l'assurance chômage

Selon une étude de l'Unedic, la France a versé 919 millions d'euros d'indemnisation chômage à des demandeurs d'emploi frontaliers en 2017 mais n'a été remboursée qu'à hauteur de 210 millions.

Le système actuel d'indemnisation chômage des travailleurs frontaliers, en cours de révision au niveau européen, a représenté un surcoût d'environ 700 millions d'euros en 2017 pour la France, principalement dû à la Suisse, selon une étude de l'Unedic.

Les règles européennes actuelles prévoient qu'un travailleur frontalier cotise dans l'État où il travaille, soit pour un Français, principalement la Suisse, le Luxembourg, l'Allemagne et la Belgique. S'il se retrouve au chômage, la charge de l'indemnisation revient en revanche à son État de résidence (la France) où il bénéfice de droits identiques à celui qui y a exercé son activité.

La Suisse est responsable de 74% de ce surcoût. L'État de l'emploi ne rembourse ensuite à l'État de résidence qu'une partie des allocations versées. Ainsi la France a versé 919 millions d'euros d'indemnisation chômage à des demandeurs d'emploi frontaliers en 2017 mais n'a été remboursée qu'à hauteur de 210 millions.

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