Pôle emploi s'inspire de "The Voice" pour ses recrutements... Et ça ne fait pas rire les chômeurs

Au moins 8 agences auraient fait passer des entretiens d’embauche sur le mode du célèbre télé-crochet, révèle StreetPress. Des agents de Pôle emploi s’en sont émus. La direction de l’institution ne voit pas le problème.

Le dispositif ressemble à s’y méprendre au célèbre télé-crochet de TF1. “Assis sur des fauteuils rouges, trois recruteurs tournent le dos à une candidate. La demandeuse d’emploi est debout au milieu de la salle. Elle répond aux questions”, rapporte le magazine en ligne StreetPress ce mercredi 17 octobre. Sauf que la scène se passe dans une agence Pôle emploi, à l’occasion d’entretiens d’embauche bien réels. C’est un salarié, choqué par un post en faisant mention sur l’intranet de Pôle emploi, qui a alerté StreetPress. D’après ses recherches Au moins 8 agences, réparties dans plusieurs départements, auraient bien mis en place des entretiens de ce type.

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Assurance-chômage : pourquoi la négociation a peu de chances d'aboutir

Syndicats et patronat se retrouvent le 24 octobre pour analyser la lettre de cadrage du gouvernement. La question des contrats courts empoisonne toujours les débats.

Syndicats et patronat se sont donné rendez-vous mercredi 24 octobre à l'Unédic dans le cadre de leur Groupe politique paritaire (GPP), une instance de dialogue périodique entre deux conventions d'assurance-chômage. La séance sera l'occasion pour chaque organisation de dévoiler sa lecture de la lettre de cadrage que le gouvernement leur a adressée . On pourra alors sentir si la négociation, qui démarrera formellement dans la foulée par une première séance de méthode, a une chance d'aboutir. A ce stade, c'est peu probable.


Personne n'est pressé de négocier


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Assurance chômage : les exigences démesurées du gouvernement vis-à-vis de l’UNEDIC

Dans une « lettre de cadrage » le gouvernement a enjoint ce lundi 25 septembre 2018 les partenaires sociaux (organisations syndicales et patronales, gestionnaires de l’assurance chômage) à réduire les dépenses de l’UNEDIC de 3 à 3,9 milliards en trois ans. Cette lettre de cadrage a provoqué de vives réactions de la part de la plupart des organisations syndicales, certaines refusant même d’engager la discussion sur ces bases. Il y a de quoi.

Lors de sa campagne présidentielle, le candidat Macron avait bien annoncé une baisse des dépenses de l’assurance chômage (de l’ordre de 2 milliards d’euros par an sur le quinquennat), de ce point de vue donc la volonté de réduire les dépenses de l’UNEDIC n’est pas une surprise. Mais cet objectif était explicitement appuyé à l’engagement de réduire fortement le chômage pour atteindre 7% en 2022. Or, depuis l’élection présidentielle, le chômage se réduit beaucoup moins vite que prévu (le taux de chômage est à 9,1% au second trimestre 2018) et l’objectif de 7% paraît désormais bien loin. Aussi lorsque le gouvernement exige une réduction des dépenses de l’assurance chômage, alors que le chômage persiste, c’est peu dire qu’il n’a pas rempli sa part du contrat par rapport au programme présidentiel.

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UNÉDIC Quand l’Etat se sert de l’assurance chômage pour se financer

Dans une « lettre de cadrage » adressée le 25 septembre dernier aux partenaires sociaux (organisations syndicales et patronales, gestionnaires de l’assurance chômage), le gouvernement les a enjoints à réduire les dépenses de l’Unédic de 3 à 3,9 milliards en trois ans. Alors que la première séance de négociation devrait commencer le 24 octobre, cette lettre de cadrage a provoqué de vives réactions de la part de la plupart des organisations syndicales, certaines refusant même d’engager la discussion sur ces bases. Il y a de quoi. D’autant que la négociation d’un bonus-malus sur les contrats courts – qui coûtent 5 milliards d’euros à l’assurance-chômage –, pourtant demandée par la ministre du Travail cet été, ne figure plus dans le cahier des charges remis aux partenaires sociaux.

Lente décrue du chômage

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Pôle emploi : le “ mal-être ” des grévistes

Tête sous l’eau. « Surcharge de travail. » « On n’en peut plus. » « Mal-être. » « Souffrance. » Si les salariés grévistes du Pôle emploi local tâchaient de garder le sourire ce mardi, leurs paroles ne cachaient pas leur profonde préoccupation. En ce jour de grève nationale, ils ont répondu en nombre à l’appel de divers syndicats. « 50 % du personnel a décidé de débrayer de 9 h à 10 heures », expliquait Rebecca Fournier, élue CGT du Pôle emploi de Vendôme.

Moins six agents en 2 ans

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Recherche d’emploi: attention aux arnaques au recrutement !

Ils n’ont pas de travail mais leurs données et leur détresse peuvent valoir de l’or. Certains escrocs se sont spécialisés sur l’arnaque aux fausses offres d’emploi destinées à duper et spolier les candidats les plus crédules.

L'étude de la CGT avait fait l'effet d'un pavé dans la marre fin août: la moitié des annonces publiées sur le site internet de Pôle emploi afficherait des "mentions illégales". Durées de contrat non conformes à la réalité, offres inexistante, nombres d'heures non précisées pour les temps partiels… Autant d'incohérences relevées par le syndicat qui a passé au peigne fin 1.708 offres d'emploi. L'opérateur réfute formellement ces estimations jugées "fantaisistes" en insistant sur le fait que la CGT pointe plusieurs critères qui sont peut-être erronés ou incomplets mais ne sont pas en soi illégaux tels que le détail du planning pour un contrat à temps partiel ou la mention du nombre d'heures hebdomadaires pour ce même type de contrats.

Pôle emploi reconnaît néanmoins que sur quelque 7,47 millions d'offres publiées en 2017, un peu moins de 9% d'entre elles présentaient des mentions illégales (ex: oubli de la mention homme/femme, permis B requis alors que l'exercice du poste ne nécessite pas de déplacement pendant les heures de travail…). "Il s'agit souvent de maladresses de la part du recruteur qui ne maîtrise pas forcément toutes les règles légales de publicité et de diffusion d'une offre d'emploi", indique-t-on chez Pôle emploi.

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