Pôle emploi réclame un trop-perçu de 4.300 € à une prof de fitness

Une somme de 4.343,29 €. C'est le trop-perçu que réclame Pôle emploi à Anita Matheu, une professeure de Fitness diplômée qui dispense depuis dix ans ses cours, une partie de l'année, au sein de différentes associations sportives du Châtelleraudais.

Motif invoqué par Pôle Emploi dans un courrier en date du 13 juin dernier : « Vous avez exercé une activité professionnelle, le revenu de cette activité ne peut pas être cumulé avec les allocations de chômage […]. Nous vous avons versé cette somme à tort […] »

" J'y ai droit, j'ai cotisé pour "

Dans une lettre de réclamation du 19 juin, Anita Matheu plaide sa bonne foi : « Si j'ai un cumul de mon salaire professionnel et de l'allocation au chômage, c'est parce que je travaille du 10 septembre au 30 juin auprès d'associations et que j'ai donc une période sans activité profes- sionnelle entre le 30 juin et le 10 septembre, pendant laquelle je suis au chômage. Je pense en avoir le droit car le reste de l'année je cotise pour. »

Son fils, Paul, soutient sa mère quelque peu déboussolée par la « somme délirante » qu'on lui réclame. « Visiblement, ma mère a touché un peu plus qu'elle aurait dû. A aucun moment, elle n'a triché pour avoir plus. Depuis dix ans, ma mère envoie ses fiches de paye, ses contrats… S'il y a une erreur de calcul, ce n'est pas de son fait. Pôle Emploi aurait pu s'en rendre compte plus tôt ! Résultat des courses, on lui réclame une somme importante. »

" Remboursement échelonné ou effacement de la dette ? "

Contacté, Pôle Emploi, qui fait valoir le « secret professionnel », ne reconnaît pas d'erreur mais parle plutôt « d'une erreur pas forcément volontaire » de l'allocataire. Et d'insister : « Tout a été bien vérifié et contrôlé et il y a bien un trop perçu. »
Mais Anita Matheu se dit « dans l'incapacité financière de rembourser la somme demandée », ayant « un revenu variable en fonction des mois parfois inférieur au Smic ».
Pôle Emploi propose soit d'«échelonner le remboursement » soit d'«étudier une demande d'effacement de la dette ».


Vienne - Châtellerault | Denys Frétier



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