Indemnisation chômage: les nouvelles règles "plus faciles à comprendre" (directeur Pôle emploi)

Le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, a dit vendredi "avoir le sentiment" que les nouvelles règles d'indemnisation définies par les partenaires sociaux "seront plus faciles à expliquer et à comprendre" et "espéré" qu'elles permettront de limiter les "trop perçus".

"J'ai le sentiment que l'accord (conclu le 22 mars entre trois syndicats et le patronat, ndlr) comporte des évolutions positives en termes de simplification", a déclaré Jean Bassères lors d'une rencontre avec l'association des journalistes de l'information sociale (Ajis). "J'ai le sentiment que les nouvelles règles de l'activité réduite (qui permet de cumuler petits boulots et allocations chômage) seront plus faciles à expliquer et à comprendre qu'elles ne l'étaient auparavant", a-t-il précisé.

 Le directeur de Pôle emploi s'est aussi réjoui que l'accord, qui prévoit une mise en place de la nouvelle règlementation à partir du 1er juillet, "permette d'envisager des dates d'application jusqu'au 1er octobre".

"Il y a nécessité d'adapter notre système informatique, mais c'est une obligation de second rang par rapport à celle d'informer les demandeurs d'emploi et de former 30.000 agents" à cette nouvelle réglementation qui prévoit notamment la mise en oeuvre d'un système de "droits rechargeables" pour l'ensemble des chômeurs, a-t-il affirmé.

Interrogé sur l'impact de ces nouvelles règles sur les allocations versées à tort aux chômeurs (756 millions d'euros en 2013), Jean Bassères à dit "espérer" une amélioration grâce à la "simplification" des règles de cumul allocations-salaire, qui concerne la moitié des 2,2 millions de chômeurs indemnisés (sur un total de 3,3 millions de demandeurs d'emploi sans activité).

"Ce sont des indus (ou trop perçus) structurels, c'est le principe de l'activité réduite : vous déclarez chaque mois vos salaires pour qu'on ajuste votre indemnisation, s'il y a un décalage entre la déclaration et sa prise en compte, il y a mécaniquement un indu", a-t-il insisté, rappelant que Pôle emploi en recouvrait "500 millions".

Alors qu'on lui demandait si Pôle emploi était dans le viseur de Bercy, qui doit trouver 50 milliards d'euros d'économie, Jean Bassères a répondu avoir fait "l'effort à Pôle emploi". Il a assuré avoir réalisé 15% d'économie sur son budget annuel, un effort qui a notamment permis à Pôle emploi de financer "700 des 4.000" renforts en CDI accordés ces deux dernières années par le gouvernement.

avec AFP


 


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