Albi. L'affaire de Pôle emploi sera replaidée en juillet

Cette ex-cadre de l'agence Pôle emploi avait assigné son employeur devant la juridiction des Prud'hommes pour «exécution fautive du contrat de travail». Les conseillers, qui devaient se prononcer hier, vont rouvrir les débats en juillet.

Cette affaire peu commune, jugée le lundi 20 janvier devant le conseil des Prud'hommes, devait trouver son épilogue hier après-midi. Mais les juges n'ont pas rendu leur délibéré, estimant que le dossier n'était pas assez étoffé par les deux parties. Ils ont donc décidé de rouvrir les débats le 11 juillet à 10 heures afin de recevoir de nouveaux arguments et de nouvelles pièces de la part de Patricia Apicella, ex-cadre à Pôle emploi et de son employeur. L'affaire sera donc une nouvelle fois plaidée et le jugement mis en délibéré.

La requérante, Patricia Apicella, cadre à l'agence de Pôle emploi d'Albi entre 2008 et 2012, avait assigné son employeur de Midi-Pyrénées pour l'avoir payée à ne rien faire pendant 3 ans. Une mise au placard que cette ancienne syndicaliste de Sud Midi-Pyrénées assimile à du harcèlement. Mais elle poursuit Pôle emploi pour «exécution fautive contrat de travail».

«Je jouais les petites mains»

«On ne peut priver de travail un salarié de Pôle emploi alors que nous avons réellement besoin de gens sur le terrain», expliquait-elle. Mutée en 2008 comme chargée de mission à l'agence d'Albi, «on m'a enlevé progressivement toutes les tâches qui m'avaient été confiées, poursuit-elle. J'en étais réduite à jouer les petites mains auprès de mes collègues pour trouver de quoi m'occuper».

Son avocat l'a plaidé devant les Prud'hommes. «C'est une forme de harcèlement technique qui consiste à isoler un ou une salariée». Faute de pouvoir régler ce litige en interne, la chargée de mission, sans mission, a porté son affaire devant les Prud'hommes en novembre 2011. Elle ne peut s'empêcher de soupçonner que cette mise à l'écart soit liée à son activité syndicale au sein de Sud Midi-Pyrénées.

Partie en 2 012 à Gap (Hautes-Alpes), elle confie avoir retrouvé «des relations normales» dans son travail. Patricia Apicella va devoir, avec son avocat, argumenter encore plus sérieusement son recours auprès des Prud'hommes. Et Pôle emploi renforcer sa bonne foi en produisant de nouvelles pièces attendues par les conseillers prud'homaux.

P S..




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