La puissance du numérique au service de l'emploi

Grâce à de nouveaux partenariats comme celui signé mardi avec Ouest-France, Pôle emploi veut proposer un maximum d'offres d'emploi. Et concentrer les efforts sur les demandeurs les plus loins du travail. Entretien avec Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi.

Vous voulez développer la « transparence du marché du travail ». C'est quoi ?
Un chantier qui s'inscrit dans le cadre du plan Pôle emploi 2015. Il vise à travailler avec tous les partenaires volontaires de l'emploi en ligne. Pour moi, ce ne sont pas des concurrents. Le but ? Offrir aux demandeurs d'emplois le maximum d'offres. Bref, un meilleur service.

Grâce aussi à ouestfrance-emploi.com...

Le partenariat signé, aujourd'hui, avec ouestfrance-emploi.com (NDLR : 4 000 offres certifiées), et qui est déjà opérationnel, est une première avec un quotidien régional. La bataille de l'emploi ne se gagnera que si on travaille avec des partenaires : Pôle emploi représente 38 % des offres de contrat de plus d'un mois (CDI/CDD). Aujourd'hui, nous proposons, à l'instant T, 110 000 offres, nos partenaires 43 000. L'idée est de doubler ce chiffre avant la fin de l'année. Nous prévoyons aussi de partager nos CV afin de les publier sur les deux sites.

Vous mettez aussi l'accent sur « l'accompagnement global »...
Certains demandeurs d'emploi sont confrontés à des situations très difficiles de logement, de santé... Travailler avec les conseils généraux est utile pour qu'ils bénéficient de l'aide d'un binôme, leur conseiller Pôle emploi et un travailleur social. On a commencé dans le Doubs, en Corse, en Indre-et-Loire. Les Côtes-d'Armor sont intéressées.

En misant sur la proximité...
La mobilité géographique, c'est compliqué. On travaille en profondeur sur la mobilité professionnelle. En Bretagne, avec les restructurations dans l'agroalimentaire, on voit l'acuité du problème. D'où la nécessité d'investir dans la formation. C'est l'enjeu majeur. Il faut que Pôle emploi favorise les transitions professionnelles et que l'on soit plus présent sur l'alternance, l'apprentissage, les contrats de professionnalisation...

En s'appuyant sur le numérique...
Assurément. Depuis peu, des conseillers accompagnent des demandeurs d'emplois sous forme totalement dématérialisée, c'est le « 100 % web ».

Sur fond de climat social apaisé en interne ?
Il y a aujourd'hui plusieurs types de suivi des demandeurs d'emploi. Un conseiller, qui s'occupe de l'accompagnement renforcé des plus éloignés du marché du travail, ne suit pas plus de 70 personnes. Pour les autres conseillers, c'est de 100 à 150, voire de 200 à 350. On commence à percevoir les effets de cette organisation. Avec un taux de satisfaction de 69 % des demandeurs d'emploi, on a gagné quatre points, depuis 2011.






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