Que se passe-t-il dans les locaux de Pôle emploi ?

Comme en octobre, l’agence bressuiraise est à nouveau fermée pour des raisons sanitaires, dont on ignore encore formellement la cause. Troublant.

C'était le 11 octobre dernier : le personnel de Pôle emploi de Bressuire (28 personnes) est pris de picotements à la gorge, de maux de tête, de réactions allergiques (NR du 12 octobre). Il est évacué par les pompiers et ne réintégrera ses murs que le 8 novembre, après le feu vert de l'agence régionale de la santé. Entre-temps, pendant quasiment un mois, les locaux – interdits au public – ont subi une aération prolongée et un nettoyage approfondi.

L'expertise liera bien cet important incident sanitaire à l'application quelque temps auparavant d'un produit pesticide pour lutter contre les puces. « On sait que tout est parti de là, précise Jacques Robineau, directeur territorial des Deux-Sèvres de Pôle emploi. Mais les raisons exactes n'ont jamais été déterminées formellement. Était-il surdosé ? Réagit-il chimiquement à des composants contenus sur les murs ? »

Le hic, c'est qu'un peu plus d'un mois après, « alors que les choses semblaient se dérouler normalement », rebelote : les mêmes incommodations du personnel ont repris mardi, nécessitant une nouvelle fois la fermeture de l'agence jusqu'à nouvel ordre (NR du 18 décembre). « Le médecin du travail a observé les mêmes symptômes. Il y a eu rémanence et même accentuation du phénomène dont nous ignorons l'origine ».

Une expertise aujourd'hui

Une nouvelle expertise aura lieu aujourd'hui, « dont nous n'aurons les résultats que plusieurs jours après. Mais inévitablement, il faudra plusieurs semaines avant que des solutions soient mises en œuvre ».
En attendant, comme lors de la première « crise », Pôle emploi s'installera et accueillera le public dans les tout prochains jours au premier étage de la Maison de l'emploi. Ce qui ne règle pas le problème sur le fond « Nous ne maîtrisons pas l'évolution de cette situation qui est très perturbante, ne cache pas Jacques Robineau. L'expertise en octobre laissait entendre que tout était rentré dans l'ordre. Force est de constater que ce n'est pas le cas et nous ne savons pas pourquoi. C 'est très déstabilisant pour nos agents. »


Xavier Le Roux



Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir