Comment Pôle emploi propose d'améliorer ses services

L'opérateur public a répondu aux demandes des partenaires sociaux dans le cadre de la négociation de sa convention d'objectifs 2019-2021. Il met en avant la question des effectifs.

Son dixième anniversaire à peine célébré, Pôle emploi s'attelle à ses devoirs pour la période 2019-2021 qui ont pris un peu de retard. C'est tout l'objet du projet de convention que l'opérateur public vient de mettre sur la table pour la négociation de ses objectifs à trois ans avec les partenaires sociaux et l'Etat. Un texte dévoilé par l'agence « AEF » et auquel « Les Echos » ont eu accès.

Les propositions d'amélioration du service rendu aux chômeurs ou aux entreprises qui y figurent renvoient à chacune des demandes que les syndicats et le patronat ont (difficilement) formulées lors de leur deuxième séance de négociation sur l'assurance-chômage . Certaines sont innovantes, d'autres approfondissent des actions déjà engagées, quelques-unes contournent les demandes parce qu'elles se heurtent à des contraintes légales.

Numérique et intelligence artificielle

Elles soulignent surtout qu'une partie des améliorations visées par Pôle emploi dépendent des moyens humains qui lui seront attribués. Le message est clairement adressé à la puissance publique qui a décidé d'une nouvelle coupe dans les effectifs, à hauteur de 800 postes équivalents temps plein (ETP) à la fin de l'année prochaine sur les 50.000 environ que compte l'opérateur public.

Pour faire mieux, voire plus avec moins, Pôle emploi mise plus que jamais sur le numérique et même sur l'intelligence artificielle. A l'image de cette proposition destinée à réduire les difficultés de recrutement des entreprises. Elle prend la forme d'un assistant virtuel pour « analyser l'attractivité de l'offre d'emploi déposée au regard de la réalité du marché du travail », « alerter de manière argumentée le recruteur ou le conseiller, au fur et à mesure de la saisie des critères de l'offre » et « proposer des solutions adaptées » pour augmenter les chances de trouver le bon candidat, quitte à mobiliser des dispositifs de formation.

Une « sélection de services à la carte »

Toujours dans ce chapitre, plutôt que d'unifier ses offres de services aux entreprises, comme le lui ont demandé les partenaires sociaux, Pôle emploi propose de les « clarifier » via une « sélection de services à la carte » : analyse de poste ou présélection de candidats par exemple.

Au passage, l'opérateur promet que les aides financières à la formation avant recrutement seront activables « en quelques clics ». De même, promet-il des « réponses spécifiques » pour les TPE et PME, sous réserve, là encore, des moyens disponibles. Il faudrait par exemple 100 ETP supplémentaires pour augmenter d'un quart le nombre de méthodes de recrutements par simulation, un dispositif efficace qui se base sur les compétences de la personne et non pas son CV.


Alain Ruello



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