Pôle emploi a versé 1 milliard d’euros par erreur

En 2017, les chômeurs auraient reçu un milliard d’euros en trop, selon Pôle Emploi. À moins d’obtenir une remise de dette, l’allocataire doit rembourser les « trop perçus ». S’il estime ne pas devoir cette somme, il a 2 mois pour contester.

1 milliard d’euros, c’est le montant des indemnités versées à tort par le Pôle emploi en 2017. Dans 80 % des cas, l’attribution de ce trop-perçu résulte du cumul entre allocation chômage et salaire.

Chaque mois, les demandeurs d’emploi sont tenus d’actualiser leur situation auprès de Pôle emploi. Pour cela, le chômeur doit se munir de son numéro d’identifiant ainsi que de son code personnel. À l’aide de ces informations, il peut ensuite faire état de sa situation directement sur le site internet de Pôle emploi ou par téléphone au 3949 (appel gratuit ou de 0,112 € TTC par appel depuis une ligne fixe ou une box. Les appels depuis un mobile sont décomptés du forfait ou facturés au prix d’une communication normale). Cette démarche doit être effectuée, selon le calendrier officiel.

En cas d’écart entre ce qui est déclaré et ce qui est justifié, Pôle emploi est dans l’obligation de récupérer les sommes versées à tort. Toutefois, les chômeurs peuvent toujours demander une remise de dette ou un remboursement échelonné. Selon l’organisme, près des ¾ des trop-perçus sont récupérés.

2 mois pour contester le trop-perçu

Le demandeur d’emploi qui conteste le fait d’avoir perçu un montant indû d’allocation chômage, a deux mois pour faire un recours devant le directeur général de Pôle emploi.

À défaut de réponse ou en cas de réponse défavorable, le chômeur doit saisir le Médiateur de Pôle emploi. Si aucun de ces deux recours n’a fonctionné, il peut alors engager une action en saisissant le tribunal administratif dans les deux mois qui suivent le rejet par le directeur de Pôle emploi ou du médiateur.


Stéphanie ALEXANDRE