Pôle emploi : le “ mal-être ” des grévistes

Tête sous l’eau. « Surcharge de travail. » « On n’en peut plus. » « Mal-être. » « Souffrance. » Si les salariés grévistes du Pôle emploi local tâchaient de garder le sourire ce mardi, leurs paroles ne cachaient pas leur profonde préoccupation. En ce jour de grève nationale, ils ont répondu en nombre à l’appel de divers syndicats. « 50 % du personnel a décidé de débrayer de 9 h à 10 heures », expliquait Rebecca Fournier, élue CGT du Pôle emploi de Vendôme.

Moins six agents en 2 ans

A ses côtés, ses collègues Claire Léger, de la CFDT et Aurélie Corneille, de FO. L’union était de mise pour porter le ras-le-bol des agents, en réaction à l’annonce du gouvernement qui prévoit la suppression de 800 postes dans les Pôles emplois en France pour 2019. « Depuis juin 2016 à l’agence de Vendôme, l’effectif est déjà passé de 35 à 29, dénoncent les grévistes. Et d’ici à la fin 2018, on pourrait perdre encore deux CDD et deux CDI. » Aujourd’hui à Vendôme en moyenne selon eux, chaque agent doit suivre « 600 demandeurs d’emploi ». « On nous dit que le chômage baisse, et que, donc, nous avons moins de travail. Mais dans les zones où l’industrie est très présente, beaucoup de salariés enchaînent les allers et retours entre emploi et chômage. Nous devons donc continuer à les suivre. » Autre motif de mécontentement : la dématérialisation prônée par le gouvernement, qui justifierait les baisses d’effectif. « On remplace l’humain par l’Internet. Mais à cause de cela, il y a une partie de la population qui devrait être demandeur d’emploi qui ne l’est plus par manque d’Internet ». « On est en train de tuer le service qu’on rend au public », conclut un syndicaliste FO, amer.






Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir