Les dernières bourdes de Pôle emploi

FOCUS - En un peu plus d'un mois, l'établissement public chargé de l'emploi en France a commis plusieurs erreurs ou incohérences qui ont fait peu ou prou parler d'elles. Lefigaro.fr vous a compilé ces dernières bourdes.

Situations cocasses, gaffes sur le Web, bugs de réseaux... Pôle emploi a beaucoup fait parler de lui durant ces dernières semaines estivales. L'occasion de revenir sur les principales déclarations ou situations qui ont fait l'actualité de l'établissement public chargé de l'emploi en France.

• Le «tweet fail» qui a indigné - ou fait rire - les internautes.

Tout partait pourtant d'une étude sérieuse, un sondage Harris Interactive qui révélait les sites préférés des Français pour certaines catégories. Classé largement en tête dans la catégorie «Emploi-Carrières», Pôle emploi n'a pas hésité à faire partager son immense satisfaction aux internautes abonnés à son compte Twitter. Un tweet qui a provoqué la colère des uns, mais qui a aussi inspiré l'humour des autres.

Après ce tweet, Pôle emploi s'est excusé - au moyen de plusieurs tweets - auprès des usagers de son site. En interne, on comprend évidemment l'indignation de certains internautes. «Mais il faut savoir qu'en soit, Pôle emploi fonctionne comme toute autre entreprise, et qu'il est par conséquent normal qu'elle se félicite d'être première sur son secteur d'activité, où il y a une réelle concurrence», indique un employé de Pôle emploi qui préfère rester anonyme.

• 812 millions versés «par erreur» aux chômeurs.

Après 800 millions d'euros en 2011, l'établissement public a versé près de 812 millions en trop aux chômeurs l'an passé, soit 2,5% des 33 milliards d'euros d'allocations versés l'année dernière. La raison? Dans 40% des cas, la responsabilité des agents de Pôle emploi est engagée, soit parce qu'ils ont mal estimé le montant de l'allocation, soit par simple négligence. Dans 60% des cas, c'est le chômeur qui est fautif, soit parce qu'il ne déclare pas - ou mal - ses périodes de travail, soit parce qu'il les déclare trop tardivement par omission ou par manque d'information. Dès la publication de ces résultats, Jean-Louis Walter, médiateur national de Pôle emploi, a réclamé dans un rapport des mesures d'urgence pour réduire ces trop-perçus.

• Un informaticien contraint d'accepter une formation pour apprendre à allumer un ordinateur.

Cocasse. Pôle emploi, souvent accusé de ne pas proposer assez de formations aux chômeurs, a cette fois fait preuve d'un peu de zèle. Arnaud, un trentenaire informaticien de profession au chômage depuis plus d'un an, s'est vu proposer un programme de formation assez peu ordinaire pour quelqu'un de son expérience: apprendre à allumer son ordinateur ou encore apprendre à naviguer sur le site de Pôle emploi... Une formation qu'Arnaud a été obligé d'accepter, afin de prouver sa motivation et «éviter la radiation», a-t-il confié à La Charente libre . Pile un mois avant ce fait, le site d'informations satiriques Le Gorafi titrait un article: «Une formatrice de Pôle emploi entame un atelier de 3 jours pour apprendre aux chômeurs à saisir leur identifiant.» La réalité peut parfois dépasser la fiction.

• Le site de Pôle emploi, HS pendant quasiment une semaine.

À la fin du mois de juin, les utilisateurs faisaient état d'un bug du site de Pôle emploi, rapportant qu'il était désormais impossible d'accéder aux 187.000 offres d'emplois. Toutes les recherches se soldaient par une page blanche sur laquelle était inscrit «accès refusé». Seule la consultation depuis les smartphones a continué à être opérationnelle. Deux jours après, Pôle emploi annonce que «la consultation est à nouveau disponible» avec un service «ralenti». La gêne a duré six jours.


Quentin Périnel



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