Muriel Pénicaud met en garde sur l'assurance-chômage

La ministre du Travail presse le patronat de trouver un accord avec les syndicats sous peine de passer en force.

La pression monte un peu plus sur le patronat, qui s'oppose toujours farouchement à la mise sur pied d'un dispositif contraignant pour lutter contre le recours excessif aux contrats courts dans le cadre de la négociation sur la réforme de l'assurance-chômage.

«Si les partenaires sociaux trouvent une solution efficace pour diminuer la précarité de l'emploi, on acceptera l'accord. Si ce n'était pas le cas, le gouvernement prendrait alors ses responsabilités sur ce sujet», a réaffirmé dimanche la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lors d'une interview sur BFMTV, cherchant ainsi à donner des assurances aux organisations syndicales. Même si elle s'est toutefois bien gardée de faire explicitement référence à l'imposition d'un système de bonus-malus en tant que tel…

 Dix à douze jours de négociation supplémentaire

Face au positionnement inflexible du patronat lors de la sixième réunion de négociation la semaine dernière, les syndicats avaient en effet appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités et à réaffirmer son engagement d'imposer un système de bonus-malus sur les cotisations patronales versées à l'assurance-chômage - une promesse de campagne présidentielle d'Emmanuel Macron - si les entreprises échouaient à trouver une solution satisfaisante elles-mêmes.

«Je suis prête à leur donner dix à douze jours de plus» pour trouver un accord, a par ailleurs indiqué la ministre alors que les partenaires sociaux auraient dû, déjà, boucler les négociations la semaine dernière. La prochaine réunion se tiendra jeudi prochain.


Manon Malhère



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