Pôle emploi face au défi des offres non pourvues

L'opérateur public a atteint, voire dépassé, tous ses objectifs, en termes de satisfaction des services rendus. Mais il doit agir en priorité sur les offres d'emploi non pourvues qui augmentent.

A défaut de voir le XV de France refaire le grand chelem, Jean Bassères, le directeur général de Pôle emploi, grand amateur de rugby, peut se féliciter de la performance de ses troupes. L'opérateur public a atteint, voire dépassé, l'an dernier les quatorze objectifs fixés en concertation avec l'Etat et l'Unédic. « C'est la première fois », a-t-il souligné mercredi. Il est d'autant plus satisfait que les résultats ont été atteints malgré un nombre de demandeurs d'emploi qui reste encore très élevé.

Jean Bassères a mis en avant le taux de satisfaction des chômeurs en termes d'accompagnement (71,1 %, +7 points en un an et +4 points par rapport à l'objectif). C'est, a-t-il expliqué, le résultat de l'organisation de l'accueil en agence, du gros investissement en formation des conseillers, mais aussi de la suite du plan 500.000 formations supplémentaires lancé sous François Hollande. Au total, 4,1 millions d'inscrits ont retrouvé un emploi de plus d'un mois, soit 200.000 de plus qu'en 2016.

Offres non pourvues en hausse

La satisfaction mesurée vis-à-vis des services d'indemnisation est aussi élevée. Même satisfecit côté entreprise, même si Pôle emploi doit constater une légère dégradation des avis favorables (qui passent de 71,3 % à 70,7 %).

Jean Bassères a mis ce léger fléchissement sur le coup de la reprise économique. Avec l'amélioration de la conjoncture, le volume des offres déposées a bondi de 20 % à effectifs de conseillers constants. Qui plus est, l'opérateur doit compter avec une forte hausse des difficultés de recrutement , entre 200.000 et 330.000 offres étant non pourvues, selon l'opérateur.

Agir pour diminuer ces chiffres constituera donc une des priorités pour 2018. Pour cela, l'opérateur mise sur les 14 milliards du grand plan d'investissement dans les compétences du gouvernement pour lequel il sera le prescripteur numéro un. Mais aussi sur une nouvelle approche vis-à-vis des TPE , et des formations touchant au savoir être, un problème que font remonter nombre de recruteurs, selon Jean Bassères.


ALAIN RUELLO



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