Pôle Emploi taclé sur les blocs de béton du centre-ville de Caen

Une nouvelle oeuvre sauvage a été réalisée sur l'un des blocs de béton anti-attentats du centre-ville de Caen. Pôle Emploi est dans le collimateur de l'artiste.


Bien connu des amateurs de street-art à Caen, l’artiste Oré s’est rendu complice d’une nouvelle création sauvage en bas de la rue Ecuyère. Sur le thème, le Pire Emploi, référence bien sûr à Pôle Emploi, un bloc de béton anti-attentat a été redécoré aux couleurs de la République française avec pour épitaphe : Inégalité, Servitude, Individualisme. Si le dessin a rapidement été effacé, il n’aura pas manquer d’attirer l’oeil des nombreux passants de la rue Ecuyère.

Un appel à candidatures auprès des artistes de Caen

Une manière un peu provoc de répondre à l’appel à candidature lancé par la ville de Caen pour redécorer les fameux blocs dispatchés dans les rues passantes de la ville. Une idée d’abord étrennée avec l’artiste Hubert Grimonprez, qui a le premier laissé libre cours à son inspiration artistique sur l’un des blocs. De quoi faire germer l’idée d’un vrai travail en commun avec les artistes de Caen pour rendre esthétiques ces imposants éléments de sécurité.

Lundi 21 janvier 2017, pas mal de candidatures étaient déjà arrivées à la mairie de Caen. Une commission se réunira début février afin de déterminer quels artistes pourront très officiellement bomber les blocs. Si certains blocs déjà décorés sauvagement seront repeints d’autres qui entrent dans les critères de la Ville pourront être laissés tels quels.

Les dessins doivent être visibles

C’est par exemple le cas du lion peint sur un bloc installé devant la boulangerie Paul en bas de la rue Saint-Pierre. Bien que réalisé sans le consentement de la Ville, le fauve respecte les critères de l’appel à contributions artistiques. Les couleurs doivent en effet être très vives, pour que les blocs soient bien visibles même la nuit. Ce sont les recommandations de la Préfecture et la raison pour laquelle les blocs ont dans un premier temps étaient recouverts de croix et de bandes fluo. Déjà auteur d’un chat très joli mais très noir sur un bloc de béton, l’artiste Oré devrait voir le matou effacé, à moins qu’il ne le repeigne en orange fluo d’ici là.


Et Oré n’est pas le seul à laisser libre cours à sa créativité en centre-ville puisque nombre blocs revêtent désormais l’inscription Tags autorisés. De quoi donner des idées…

Espace d’expression, les blocs situés dans le centre-ville de Caen, font donc l’objet de bien des discussion et parfois, de polémiques. S’il est interdit dans l’absolu de s’y exprimer sans le consentement de la mairie, les taggeurs ne risquent pas grand-chose en se laissant aller à s’exprimer sur ces blocs. Seules les inscriptions racistes ou injurieuses seraient enlevées, confirme-t-on du côté de la mairie de Caen, exactement comme pour un tag sur le mur d’un bâtiment communal.


Liberté CaenMarie Mangane




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