Pôle emploi précise les évolutions du suivi des demandeurs d'emploi

Pôle emploi présente, dans une instruction publiée le 16 juillet dernier, les évolutions de l’offre de services de Pôle emploi pour les demandeurs d’emploi et les impacts opérationnels pour le conseiller.

Conformément aux orientations de la convention tripartite signée le 11 janvier 2012 par l’État, l’Unedic et Pôle emploi et au plan stratégique « Pôle emploi 2015 » (v. Bref social n° 15987 du 1er décembre 2011 et l’actualité n° 16129 du 26 juin 2012), « Pôle emploi doit contribuer à répondre aux besoins des personnes privées d’emploi, contraintes à changer de métier ou sans projet professionnel défini ou compatible avec le marché du travail local », rappelle le Directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, dans une instruction du 11 juin 2013 à laquelle sont annexées deux instructions en date du 27 juin.

La première concerne les premières évolutions de l’entretien d’inscription et de diagnostic (EID) et les nouvelles modalités de suivi et d’accompagnement des demandeurs d’emploi.
La deuxième (dont nous signalons juste la parution) détaille l’offre de services en orientation professionnelle offerte par Pôle emploi. Elle remplace l’instruction n° 2012-17 du 25 janvier 2012 sur le passeport orientation/formation de Pôle emploi (v. l’actualité n° 16035 du 7 février 2012).

Personnalisation accrue du suivi des demandeurs d’emploi

Dans son instruction n° 2013-21 du 27 juin dernier, Pôle emploi précise les évolutions de l’entretien d’inscription et de diagnostic (EID). Premier entretien physique du demandeur d’emploi avec Pôle emploi, l’EID doit permettre, au travers du diagnostic approfondi, au conseiller de pré-identifier l’une des trois modalités de suivi et d’accompagnement (suivi, accompagnement guidé ou accompagnement renforcé) ainsi que les axes de travail principal et secondaire du demandeur d’emploi parmi six axes proposés.

Dans son instruction, Pôle emploi détaille ces six axes qui traduisent les besoins prioritaires du demandeur. Si l’emploi recherché est cohérent avec les compétences du demandeur d’emploi et les possibilités du marché, le demandeur relève de l’axe « retour direct à l’emploi », ou « stratégie de recherche d’emploi » s’il a besoin de valoriser ses atouts et de mieux connaître le marché, ou « techniques de recherche d’emploi » s’il ne maîtrise pas ces outils. En revanche, si le demandeur d’emploi n’a pas les compétences adéquates, il relève de l’axe « adaptation au marché du travail ». S’il n’a pas de projet professionnel ou en dispose un incompatible avec le marché du travail, il relève de l’axe « élaboration du projet professionnel ». S’il a des difficultés sociales ou personnelles, l’axe « freins périphériques » lui est attribué.

À l’issue de l’EID, est conclu un plan d’action qui retrace les actions à entreprendre par le demandeur d’emploi en lien avec le ou les axes de travail.

Exceptionnellement, un entretien d’ajustement du diagnostic, dont la durée n’est pas normée, pourra être mobilisé dans les 15 jours calendaires suivant l’EID. Réalisé par le même conseiller que l’EID, il est centré sur l’analyse de la problématique ou de la situation du demandeur d’emploi (situations particulièrement complexes). À son issue, le conseiller conforme ou adapte le pré-diagnostic réalisé en EID.

Ce qui change pour le conseiller référent

Par ailleurs, Pôle emploi détaille dans la même instruction les impacts des nouvelles modalités de suivi et d’accompagnement des demandeurs d’emploi pour le conseiller référent.

Celui-ci prend en charge les demandeurs d’emploi d’une même modalité de suivi et d’accompagnement au sein de son portefeuille. La taille des portefeuilles est différenciée par des fourchettes indicatives afin d’être cohérente avec la volumétrie des contacts et l’intensité de l’accompagnement que le conseiller mettra en œuvre avec ses demandeurs. Pour la métropole, la taille indicative du portefeuille « suivi » se situe entre 200 et 350 demandeurs d’emploi, celle du portefeuille « accompagnement guidé » entre 100 et 150 demandeurs d’emploi et celle du portefeuille « accompagnement renforcé » de 70 au plus. Quelle que soit la modalité, les activités de gestion de portefeuille restent identiques à celles exercées jusqu’à présent : elles mobilisent les mêmes compétences. Ce sont les modalités d’intervention et leur niveau d’intensité qui varient d’une modalité de suivi ou d’accompagnement d’une autre.

Indépendamment des contacts obligatoires (4e et 9e mois), le conseiller n’est plus contraint par les échéances mensuelles. Il décide de la fréquence et de la modalité de contact avec les demandeurs d’emploi en fonction de leur situation. Ces jalons personnalisés servent de marqueur pour prévoir un contact physique individuel et collectif, téléphonique ou dématérialisé (mail).

Concernant l’entretien obligatoire qui doit avoir lieu au plus tard au quatrième mois suivant l’inscription du demandeur d’emploi, le conseiller peut à titre dérogatoire, précise Pôle emploi, l’organiser en collectif pour les demandeurs d’emplois relevant de la modalité « suivi ».

Enfin, le rôle de l’équipe locale de direction est également renforcé dans l’accompagnement individuel et collectif des conseillers. Elle affecte notamment les demandeurs d’emploi à un conseiller référent et veille à ce que la répartition des demandeurs d’emploi au sein des portefeuilles reste cohérente avec le diagnostic local de l’agence, avec la taille des portefeuilles et les souhaits éventuels des conseillers.

Instr. PE n° 2013-57 du 11 juin 2013 et nos 2013-21 et 2013-43 du 27 juin 2013 (BOPE n° 2013-71du 16 juillet 2013)

www.wk-rh.fr/actualites/upload/bope-71-16-juillet-2013.pdf






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