Thierry Couve : «L'emploi est le fruit d'un travail collectif»

Le directeur territorial de Pôle emploi quitte le Lot

Durant plus de 8 ans dans le Lot, Thierry Couve s'est employé, en tant que directeur territorial Lot-Tarn-et-Garonne de Pôle emploi, à développer des actions mettant les demandeurs en relations avec les entreprises par le biais de forums. Il quitte le Lot.

Thierry Couve part avec le sentiment du devoir accompli. Il a fait partie des «bâtisseurs» de Pôle emploi qui a succédé à l'ANPE. Son job c'est d'en trouver pour les autres. Interview…

Que retenez-vous de votre mission dans le Lot et de quoi êtes-vous le plus fier ?

Je viens de prendre mes fonctions de directeur territorial Aveyron-Tarn de Pôle emploi. J'ai eu la chance de travailler pendant 8 ans et demi dans le Lot et le Tarn-et-Garonne où je suis particulièrement fier des équipes qui étaient à mes côtés. Elles sont la preuve qu'en France on peut réformer. Nous sommes nés de la fusion entre l'ANPE et l'Assedic. J'ai été nommé pour cela. Aujourd'hui, on inscrit quasiment les gens en temps réel, il n'y a pas de rupture entre la fin de l'activité et le paiement des allocations de chômage, l'accompagnement démarre plus vite aussi et nous avons créé un service personnalisé pour les entreprises.

Vous évoquez aussi la réussite du forum de l'emploi. Dans quelles proportions ? Avez-vous des chiffres significatifs ?

Oui. Ce forum départemental a permis d'obtenir des résultats très concrets : deux fois 450 recrutements et grâce à l'opération menée à Souillac sur les métiers de la saisonnalité, 180 postes ont été pourvus.

Alors que faut-il faire de plus et de mieux pour permettre aux chômeurs, jeunes et séniors, de trouver un emploi ?

Ma mission me démontre chaque jour que l'emploi est le fruit d'un travail collectif. Je suis convaincu qu'il faut que les décideurs, tous autant qu'ils sont, nous ouvrent en grand leurs portes pour dialoguer et agir ensemble maintenant. L'économie est en train de redémarrer.

Pourtant on observe encore des offres non pourvues. Comment remédier à ce phénomène récurrent dans le Lot ?

J'entends bien cela, c'est pour cette raison que je parle de la nécessité absolue de dialoguer avec les entreprises en quête de compétences. Il faut s'attarder sur la formation.

La première des raisons des offres non pourvues, c'est l'écart entre les compétences attendues par l'entreprise et les compétences figurant dans les fichiers de Pôle emploi. Il faut placer les deux en corrélation et pour y parvenir, nous devons dialoguer encore plus. Le conseil régional et Pôle emploi achètent de la formation. Mais nous serons encore plus efficaces lorsque nous aurons les bonnes informations pour répondre avec justesse aux besoins des entreprises qui doivent nous détailler les profils de postes qu'elles recherchent. Voilà pourquoi je dis que l'anticipation et le travail collectif sont essentiels.

Quels sont les atouts du Lot aujourd'hui pour l'emploi et l'avenir de ses jeunes ?

Ce département dispose d'une économie très diversifiée. Tous les pans de l'économie sont quasiment représentés dans le Lot. C'est une chance. Grâce à ses fleurons industriels, le Lot a eu la chance de bien se porter sur le plan de l'emploi même dans les moments les plus difficiles. Je suis confiant et je sais que la directrice qui me succède, Murielle Henry-Tchissambou, saura poursuivre nos actions menées conjointement avec les trois chambres consulaires, les services de l'état, la Région et le conseil départemental mais aussi avec la Mécanic Vallée et les MCEF (Maisons communes emploi formation).

Propos recueillis par Jean-Luc Garcia



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