Assurance chômage : Gattaz exclut une taxation des contrats courts

Le patron du Medef s'oppose à cette mesure réclamée par les syndicats. Pour lui, "on ne peut pas créer de l'emploi en alourdissant le coût du travail".


Pierre Gattaz sur Europe1 : On ne peut pas...par LePoint

« Surtout pas. » Les mots du président du Medef sont clairs. Mardi 14 février, Pierre Gattaz a totalement exclu une taxation des contrats courts. Cette mesure était réclamée par tous les syndicats, affirmant vouloir rouvrir la négociation sur l'assurance chômage pour « faire des réformes structurelles ». « Il ne faut surtout pas taxer les contrats courts », a déclaré sur Europe 1 le responsable patronal, à la veille de la reprise des discussions avec les organisations syndicales. « Surtout pas, c'est non, bien évidemment. Pourquoi c'est non ? Parce qu'on ne peut pas créer de l'emploi en alourdissant le coût du travail, ça a été démontré », a-t-il fait valoir.

En juin, la négociation avait échoué après le refus du patronat de moduler la taxation des contrats courts, dont le nombre a explosé ces dernières années, condition sine qua non de tous les syndicats à un éventuel accord sur l'assurance chômage. « C'est une négociation globale qu'il faut faire, on ne va pas se concentrer que sur les contrats courts et la taxation des contrats courts, sinon ce n'est pas la peine d'y aller », a-t-il ajouté, affirmant qu'« il y a plein d'autres idées ».

« Donner de la flexibilité »

« On rentre dans une négociation avec une volonté de réussir, de faire des réformes structurelles et de remettre tout sur la table », a-t-il dit encore. Selon Pierre Gattaz, il faut « donner de la flexibilité à plein d'entreprises qui ont besoin en effet de ces contrats courts (...) tout en sécurisant un peu mieux en effet certains droits de nos salariés ».

Pour les syndicats, le recours excessif aux contrats courts pèse sur l'équilibre de l'assurance chômage, en déficit de 3 à 4 milliards d'euros par an. Le nombre de CDD de moins d'un mois a fortement augmenté en 15 ans, passant d'un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions, selon l'Unédic.


SOURCE AFP



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