Fraude à pôle emploi : "On a 200 conseillers spécialisés sur les contrôles"

À quelques mois de l'élection présidentielle, les candidats multiplient les sorties et les propositions. Pôle emploi n'échappe pas à la règle. Si Bruno Le Maire a proposé la privatisation du service public lors de la primaire de la droite et du centre, Emmanuel Macron veut permettre aux personnes démissionnaires de toucher des allocations chômage. En contrepartie, le candidat à l'Élysée promet de contrôler beaucoup plus sévèrement.

À l'heure actuelle, les contrôles sont en effet minimes en France. "Le contrôle de la recherche d'emploi, au sens s'assurer que les personnes font des actes répétés de recherche d'emploi, c'est quelque chose d'assez récent à Pôle emploi. On l'a installé il y a un peu plus d'un an", explique Jean Bassères, directeur général de l'organisme. Avant d'ajouter : "On a 200 conseillers spécialisés sur cette question".

Un chiffre défendu par le principal intéressé : "En matière de contrôle, le fait même que le contrôle existe a un effet significatif. Après, il y a une question politique de savoir s'il faut augmenter le nombre de ces contrôleurs". Ce dispositif est pour Jean Bassères, l'un des meilleurs moyens de prouver que les chômeurs ne sont pas des "fainéants". "Si nous avons mis en place ce contrôle, c'est pour combattre cette idée fausse et absurde selon laquelle ils sont des fainéants. Il faut connaître les chômeurs pour savoir qu'ils vivent une situation difficile. En revanche, pour crédibiliser cela, il faut avoir des instruments de contrôle".


ELIZABETH MARTICHOUX , CLAIRE GAVEAU



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