Pôle emploi mis en concurrence

Conséquence de la réforme proposée, Pôle emploi perdrait son monopole et son rôle serait recentré sur quatre missions, assume l'Institut Montaigne :

♦ Opérateur de droit commun financé par la mobilisation par les actifs de leur capital emploi-formation (CEF) ;

♦ Contrôle des demandeurs d'emploi indemnisés (rémunéré par l'Unédic) ;

♦ Missions de service public pour tout ce que l'Etat souhaiterait lui confier (études, par exemple) ;

♦ Accompagnement des personnes sans CEF ou dont le CEF est insuffisant (financé par l'Etat sur des bases concurrentielles).

« Aucune de ces missions ne justifierait que l'Unédic continue de verser une subvention de 3,4 milliards d'euros », poursuit l'Institut Montaigne, qui propose d'annuler la part employeur de cotisations correspondantes (2,12 milliards) pour «  compenser la hausse des coûts de rupture du contrat de travail induite par la réforme ». Libre aux partenaires sociaux d'utiliser le solde - soit 1,28 milliard de part salariés - pour rémunérer les salariés mobilisant leur CEF durant leur temps de travail.


ALAIN RUELLO



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