Pôle emploi veut plus de conseillers emploi

2 500 à 3 000 conseillers emploi supplémentaires via la mobilité interne, 600 embauches de psychologues du travail, moins de salairés chargés de l'indemnisation... L'opérateur public revoit son organisation pour les prochaines années.

Pôle emploi réorganise ses troupes. La direction a présenté en Comité central d'entreprise (CCE) l'accord sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), dont l'AFP a obtenu copie.

Il définit des métiers "en croissance" ("les conseillers à l'emploi et les psychologues du travail") ou "émergents" (ceux "liés au digital"), dont Pôle emploi souhaite augmenter les effectifs. D'autres métiers, comme les conseillers en "gestion des droits" (indemnisation) et les "fonctions supports", sont "en décroissance" et devraient diminuer.

Ces évolutions se feront à effectifs globaux constants, soit environ 47.000 équivalents temps plein (ETP), précise le document.

L'accord a déjà signé par la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC. La CGT, FO et SNU ne le signeront pas, mais n'ont pas précisé s'ils comptaient exercer leur droit d'opposition.

Une incitation financière pour sauter le pas

La direction a "bon espoir, à terme, de pouvoir augmenter de 2.500 à 3.000 personnes le nombre de conseillers à l'emploi", qui constituent "le coeur de métier de Pôle emploi". Il sont aujourd'hui 22.000.

Cette hausse se ferait "essentiellement" grâce à des "transitions professionnelles d'une partie des 10.000 agents qui interviennent aujourd'hui sur les activités d'indemnisation", "sur la base du volontariat". L'accord prévoit une incitation financière de "1.400 euros".

Les baisses d'effectifs de conseillers "indemnisation" seraient, elles, permises par de récents changements d'organisation en agence et "la généralisation de la déclaration sociale nominative (DSN)", qui dématérialise les déclarations des entreprises. Selon Pôle emploi, cette réforme "concourt à faire baisser d'environ 30% la charge de travail liée à l'indemnisation" en rendant "automatique une partie du calcul des

Des embauches tout de même

L'opérateur public réaffirme par ailleurs son objectif de "recruter 600 psychologues du travail d'ici à 2019, soit 150 par an", compensés notamment par des "départs à la retraite non remplacés sur les fonctions support", où les fusions de régions ont créé des doublons. L'opérateur emploie déjà environ 600 psychologues du travail. Ces derniers se disaient inquiets à l'automne dernier alors qu'ils doivent déployer le conseil en évolution professionnelle, issu de la dernière réforme sur la formation.

L'accord prévoit, en outre, le recrutement de 100 employés à temps plein pour "accompagner la transformation digitale de Pôle emploi".


avec AFP



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