Pas de revalorisation des allocations chômage

Traditionnellement, les indemnités minimales et la partie fixe des allocations sont revues à la hausse au 1er juillet de chaque année.

Les allocations chômage ne seront pas revalorisées au 1er juillet, le conseil d'administration (CA) de l'Unédic ayant échoué à se mettre d'accord sur un taux, a-t-on appris lundi de sources syndicales. « Pas de revalorisation pour le 1er juillet », a annoncé à l'Agence France-Presse Michel Beaugas, qui siège au CA pour Force ouvrière, une information confirmée par les représentants de la CGT et de la CFTC. L'allocation minimale et la partie fixe des allocations sont traditionnellement revalorisées au 1er juillet de chaque année. Elles l'avaient été de 0,3 % en 2015, de 0,7 % en 2014 et de 0,6 % en 2013.

Lundi, lors du CA de l'Unédic, les syndicats ont réclamé unanimement une revalorisation de 0,5 %, tandis que le patronat proposait de ne pas augmenter les allocations, selon les trois sources. Ces deux propositions ont été soumises au vote : elles ont, toutes deux, récolté « 25 voix pour » et « 25 voix contre » et n'ont donc « pas été adoptées », a indiqué Michel Beaugas. « La décision est remise à une séance ultérieure », a-t-il ajouté.

Revalorisation de 0,5 % demandée

« Le patronat pousse le vice jusque-là, avec le culot de trouver comme excuse que le déficit est grandissant alors qu'il a fait échouer les négociations qui devaient le réduire », a fustigé Éric Courpotin, de la CFTC. La renégociation des règles d'assurance chômage a échoué à la mi-juin, après le refus catégorique du patronat de moduler ses cotisations pour renchérir les contrats courts. Le gouvernement a immédiatement repris le dossier en main et a prolongé l'actuelle convention au-delà de son échéance initialement fixée au 1er juillet.

De son côté, la CGT a dénoncé dans un communiqué « l'insupportable veto du Medef et de ses acolytes ». Le syndicat avait d'abord proposé une revalorisation de 5 %, avant de se rallier aux autres syndicats (+ 0,5 %) « pour permettre une augmentation minimale ». Fin mars, 2,55 millions de demandeurs d'emploi percevaient une allocation chômage en métropole, soit 41,5 % de l'ensemble des inscrits à Pôle emploi toutes catégories confondues.

avec AFP



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