La formation et la digitalisation, les deux leviers de la réussite de Pôle emploi auprès des entreprises

« L’augmentation de la satisfaction des entreprises est très nette, 73 % d’entre elles jugeaient positivement nos services au premier trimestre 2016, soit une progression de de 6 points par rapport au dernier trimestre 2015 » a déclaré Jean Bassères, le directeur général de Pôle emploi, à l’occasion d’une conférence de presse organisée dans une agence parisienne le 21 juin pour faire le bilan des actions de l’opérateur en direction des entreprises.

La satisfaction des entreprises est selon lui directement liée aux outils personnalisés initiés par Pôle emploi pour les employeurs. « Nous avons une base de données de 6,8 millions de CV à leur disposition, par ailleurs nous les accompagnons avec, par exemple, la mise en place de la Préparation opérationnelle à l’emploi (POE) quand c’est nécessaire » a-t-il expliqué.

L’objectif de la manifestation était notamment de faire le point sur le nouvel espace entreprise, pole-emploi.fr, lancé le 16 mai dernier. Depuis, 9 000 comptes ont été créés, soit une trentaine par jour. « Nous venons également de lancer l’application, Je recrute, qui donne un accès direct à la base de CV avec les coordonnées des candidats, sans même avoir déposé d’annonce. Néanmoins, il faut désormais six minutes maximum pour déposer une offre, les employeurs ayant besoin de services rapides, ergonomiques et simples. Nous proposons également un simulateur de charges pour connaître très exactement le coût d’un recrutement en fonction du type de contrat. Il est possible également de faire des visio-chats, de bénéficier d’outils d’aide aux recrutement… », poursuit le directeur général, en précisant que tous ces services sont gratuits.

La formation : un levier pour finaliser les recrutements

Ces services digitaux complètent l’offre développée depuis quelques mois par Pôle emploi à l’instar des « périodes de mise en situation en milieu professionnel », qui peuvent induire des cursus de formation. En 2015, 80 000 immersions professionnelles ont eu lieu avec un tuteur au sein d’une entreprise ou d’une association, pour confirmer en situation réelle le projet du candidat. Durant cette période, il garde son statut mais aussi ses indemnités si le dispositif ne se prolonge pas par une embauche. « C’est un accompagnement personnalisé au recrutement. S’ il existe un écart entre les besoins de l’entreprise et le candidat, nous mobilisons la formation », poursuit Jean Bassères.

Autre outil auquel peut être adjoint un volet formation, la « méthode de recrutement par simulation ». Cette dernière n’est pas récente, puisqu’elle a permis 500 000 recrutements en vingt ans, mais elle a beaucoup évolué avec la digitalisation qui permet de maximaliser l’exploitation des données sur les demandeurs d’emploi, explique Jean Bassères. « Cette technique permet d’évaluer les différents critères de recrutement des entreprises et éventuellement de les adapter notamment sur les secteurs sous tension. Ainsi en 2015, 150 000 demandeurs d’emploi ont été évalués parmi lesquels 40 000 ont été recrutés, et dans 80 % des cas dans un autre secteur que le leur. »

Des services pour mettre en place le contrat de génération

Soit un ensemble de services gratuits qui permettent à Pôle emploi de proposer des prestations proches de celles des cabinets de recrutement, mais pour tous les profils de salariés. C’est le cas même pour les contrats aidés, souligne Gilles Piquet-Pellorce, directeur général de la chaîne de 400 magasins Biocoop, 4500 employés avec un taux de croissance annuel de 20 %. « De fait, le Pôle emploi est devenu notre partenaire privilégié pour les recrutements quels que soient les profils, 850 en 2015. Les conseillers sont disponibles et nous accompagnent même dans l’urgence. Nous avons notamment mis en place les contrats de génération avec la méthode par simulation. »

Enfin, Pôle emploi accompagne également les créateurs d’entreprise et 40 % de ces derniers sont des anciens demandeurs d’emploi. « Dans le cadre du plan 500 000 formations, nous avons soutenu 70 000 créateurs d’entreprise en nous consacrant notamment sur l’émergence du projet. Nous ferons par ailleurs lundi 27 juin un bilan d’étape intermédiaire sur ce plan, nous devrions atteindre l’objectif fixé des 500 000 demandeurs d’emploi formés à la fin de l’année si le rythme se maintien », finalise Jean Bassères.






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