Chiffres de Pôle emploi: une tendance à partir de 27.000 chômeurs de plus ou de moins

Les chiffres du chômage de Pôle emploi, très volatils, révèlent une tendance, à la baisse ou à la hausse, à partir d'une évolution de 27.000 chômeurs sur un mois ou de 35.000 sur un trimestre, a analysé la Dares jeudi.

"Quand le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans activité) augmente ou baisse de plus de 27.000 sur le mois, alors il y a une probabilité assez forte que ce soit une véritable tendance que je puisse commenter", a déclaré Françoise Bouygard, directrice du service des statistiques du ministère du Travail, lors d'une conférence de presse sur la refonte des publications mensuelles de Pôle emploi.

"Plus intéressant encore, quand on regarde sur trois mois, le seuil passe à 35.000", a-t-elle ajouté.

Ces chiffres résultent d'une analyse des statisticiens de la Dares et de l'Insee sur les données de la période 2003-2013, mais "le marché du travail se modifie et ces seuils seront certainement amenés à évoluer", a prévenu Mme Bouygard.

Si l'on analyse la dernière publication de Pôle emploi à travers cette nouvelle grille, aucune tendance ne se dessine: à fin novembre en métropole, le nombre d'inscrits en catégorie A était en baisse de 15.000 sur un mois et en hausse de 3.200 sur un trimestre.

Au cours des dernières années, la tendance était clairement à la hausse jusqu'à la fin 2014. Depuis, les évolutions sont très changeantes, passant régulièrement au-dessus et en-dessous du seuil indiquant une tendance à la hausse.

Les statisticiens de l'Insee et de la Dares ont également déterminé des seuils de "significativité" pour le cumul des catégories A, B et C (sans activité et activité réduite): 25.000 sur un mois, 27.000 sur un trimestre.

Mais la Dares et Pôle emploi, par la voix de Stéphane Ducatez, directeur des statistiques, jugent l'évolution trimestrielle "beaucoup plus pertinente".

Illustration de Françoise Bouygard: "quand le mois commence par un lundi, on peut avoir plus d'entrées en formation professionnelle qu'un mois qui aurait commencé un jeudi, parce que les formations commencent souvent le lundi. Le mois d'après, il y a un effet de rattrapage".

Partant de ce constat, Pôle emploi et la Dares ont décidé, à partir des prochains chiffres qui seront publiés le 27 janvier, d'indiquer les évolutions trimestrielles dans leur publication. Ils suivent ainsi une recommandation de l'Autorité de la statistique publique (ASP), qui a labellisé les statistiques de Pôle emploi en mars 2014.


avec AFP



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