Roubaix: une agence de Pôle emploi a-t-elle fait couler un snack en plein essor ?

Chargé de répondre aux besoins de recrutement des entreprises, Pôle emploi est accusé d’avoir fait couler une entreprise de restauration qui employait trois personnes, dont une reconnue travailleur handicapé. Pôle emploi qui aurait créé des chômeurs… Quelle ironie !

Tout démarre en avril 2009. Souffrant de problèmes dorsaux, Nordine Recham décide de se mettre à son compte et ouvre Le Suprême, un snack situé boulevard de Strasbourg. Une clientèle prend ses habitudes. « Les familles venaient voir les matches de foot, explique Nordine. Je devais embaucher un jeune du quartier pour des livraisons à domicile. C’est un restaurant qui avait un bon potentiel. » Le chiffre d’affaires double d’ailleurs en un an d’exercice.

Nordine recrute deux employés par le biais de contrats initiative-emploi (CIE) qui ouvrent droit à une prise en charge par l’État d’une partie du coût de l’embauche. Problème, son dossier aurait été perdu par l’agence Pôle emploi dont il dépend. Pourtant, à plusieurs reprises et notamment par mail, on lui assure que son dossier est en voie de régularisation. « La responsable va aller jusqu’à faire un courrier à mon banquier pour le rassurer. »

Agios, huissiers

Mais les paiements n’arrivent pas. Les cotisations URSSAF ne sont pas réglées. Agios et huissiers pointent le bout de leur nez. Nordine Recham met la clé sous la porte en 2012. Dans la foulée, il attaque l’État et réclame 70000 euros de dommages et intérêts.

Mercredi, le rapporteur public du tribunal administratif de Lille a demandé la condamnation de l’État. Il a néanmoins évalué les dommages et intérêts à 5 200 euros, se limitant aux seuls paiements non reçus, estimant que le lien avec la liquidation judiciaire du restaurant n’était pas prouvé. Réponse dans quinze jours.






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