Jean Bassères

Ce n'est pas parce que le directeur de Pôle emploi est issu de la promotion Diderot qu'il mérite le surnom de « Jean le Fataliste ». Quand on annonce chaque mois les chiffres du chômage quasi les pires du cercle de nos partenaires, il faut avoir la conviction bien accrochée que l'on peut changer les choses. Sa mère, sa soeur et son frère sont dentistes, lui n'est pas du genre à jouer à la roulette. Archétype du serviteur de l'Etat, cet inspecteur des finances s'est contenté de veiller à celles de la nation, sujet pour lequel l'Ecole nationale d'administration l'avait formé. A la différence de la plupart de ses congénères, il n'est pas allé se prosterner devant l'autel de la finance privée et les rémunérations qui vont avec. On le dit « cash », il n'en fait pas. Né en 1960 à Perpignan, Bassères a commencé sa carrière comme conseiller technique d'Henri Nallet à l'Agriculture, ce qui est assez naturel pour un ancien élève du lycée Buffon. Mais c'est la comptabilité qu'il a dans la peau. Entre 1993 où il y entre comme chargé de mission et 2005, il aura franchi tous les échelons de la Direction générale de la comptabilité à Bercy. Il y conduisit la fusion de la Direction des impôts et celle de la comptabilité publique mais c'est son prédécesseur à Pôle emploi qui dut marier l'ANPE et l'Unédic. Nommé à sa tête en 2011, lui doit faire avancer le mammouth. Le management, l'efficacité c'est son truc, il affine les objectifs. Jean Bassères compte sur Internet pour recentrer les agents sur leur vraie mission en libérant une part de leur temps. Le Perpignanais n'aime pas que le rugby, le football aussi : il avait monté une équipe à l'Inspection. Il soutient le PSG, personne n'est parfait.


Sabine Delanglade / Editorialiste | Le 25/03 à 06:00


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