Malgré un chômage record, l'emploi saisonnier manque de bras cet été

Le secteur de l'hôtellerie-restauration, principalement touché par cette pénurie, met en cause le manque de qualification des candidats et la mauvaise image qui colle à ce type de postes.

«Il y a plus de 3 millions de chômeurs et nous, nous manquons de main-d'œuvre.» Ce cri d'alarme lancé par la Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie (CPIH) de Loire-Atlantique jette un froid sur le début de la saison touristique estivale. À quelques jours des premiers départs en grandes vacances, il restait encore 10.000 postes à pourvoir dans les Pays de la Loire, dont les deux tiers de saisonniers. Les destinations de villégiature en bord de mer, en Loire-Atlantique et en Vendée, sont particulièrement touchées par cette pénurie. «La situation est certes récurrente chaque été mais elle s'est nettement aggravée cette année, avec des besoins en recrutement en augmentation de 20 %», constate François Effling, délégué en charge des saisonniers à la CPIH 44.

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Chômage : quel impact sur la retraite ?

De plus en plus de salariés connaissent durant leur vie professionnelle une ou plusieurs périodes de chômage. Quelles conséquences ont-elles sur le calcul de la retraite ?

Le chômage indemnisé valide des trimestres

La règle est la suivante : 50 jours de chômage indemnisé dans l’année, continus ou discontinus, donnent lieu à la validation d’un trimestre, dans la limite de 4 trimestres par an. La Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) se réfère à l’année calendaire sur la base des informations fournies par Pôle emploi.

Si vous avez travaillé une partie de l’année, la Cnav considère les périodes d’activité et complète, si nécessaire, avec les périodes de chômage indemnisé. Les périodes de carence (durée entre la perte d’emploi et le début de l’indemnisation) sont considérées comme du chômage indemnisé.

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Les chômeurs "invisibles" réunis à Paris

Quelques dizaines de chômeurs ayant traversé la France à pied pour se faire voir et entendre, ont célébré leur arrivée à Paris avec un rassemblement festif cet après-midi, dans l'est de la capitale.

Se disant heureux de l'accueil rencontré en chemin et d'être arrivés, au terme de près de trois semaines de voyage, les marcheurs ont néanmoins regretté que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne les reçoive pas, comme ils le souhaitaient. "Avec les gens agrégés, certains jours nous étions 200", a affirmé Pierre-Edouard Magnan, délégué fédéral MNCP, ajoutant : "On savait qu'on ne mobiliserait pas des centaines de milliers de personnes".

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Un chômage très radieux

La faute à pas de chance : Hollande aurait pu se targuer d'une "inversion de la courbe" du chômage dès la semaine dernière, soit six mois avant l'échéance de son pari. Mais, à 100 chômeurs près, le nombre d'inscrits à Pôle Emploi (en catégorie A) a continué d'augmenter en mai de 0,003%. (…)

Sachant que n'importe quel ministre du Travail qui se respecte sait maquiller une statistique à 100 chômeurs près, on se demande évidemment pourquoi Michel Sapin ne l'a pas fait. Sans doute a-t-il pensé qu'afficher une amélioration du chômage aussi peu crédible eût été politiquement risqué.

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Moi, Leo, chômeur européen, au pays de Kafka...

Allons, allons. Il y a sûrement quelque chose comme "Hartz IV" pour vous en France ! » Voilà le bon conseil que me donne un agent de l'équivalent de Pôle emploi en Allemagne : demander un « Hartz IV » français, un minimum social à moins de 400 euros par mois. Après dix ans de cotisations aux caisses sociales allemandes, je devrais être traité comme quelqu'un qui n'a jamais contribué. Car l'Allemagne, pays de mon employeur qui vient de mettre la clef sous la porte, ne payera pas. Parce que je suis résident français. Mais, du côté français, on me refuse également toute indemnité. « Vous n'avez pas cotisé ici, donc vous ne pouvez certainement pas prétendre au chômage », me dit une conseillère de Pôle emploi, d'un ton tout aussi laconique que son homologue d'outre-Rhin.

L'expérience kafkaïenne que je suis en train de vivre me fait découvrir un mélange de cynisme et de désintérêt de la part des bureaucraties nationales vis-à-vis de ceux qui n'entrent pas dans leur schéma : les chômeurs européens, ceux qui ont franchi des frontières. Une catégorie de personnes qui ne devrait pourtant pas être déconsidérée dans une Europe qui veut combattre le chômage par la mobilité de ses habitants.

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Allonger la durée de cotisation ferait augmenter le chômage

L'éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 3 juillet 2013

Les chiffres du chômage pour le mois de mai 2013, rendus publics la semaine dernière, traduisent une stabilisation. Mais comme toujours, les moyennes sont trompeuses. Il faut notamment souligner, quand on examine plus en détail les données, que le nombre de radiations pour défaut d’actualisation a fortement augmenté (+19,9% en un mois, soit 35.000 personnes).

Les chiffres du mois de mai 2013 sont donc à prendre avec des pincettes et, nous le disons souvent en matière de statistique, «une hirondelle ne fait pas le printemps».

Au-delà du chiffre brut, ce qui compte c’est la tendance sur plusieurs mois. En l’occurrence, malheureusement, à la hausse.

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