Moins d'un chômeur sur deux en emploi six mois après une formation

Six mois après la fin d'une formation, un demandeur d'emploi occupait en 2012 moins d'une fois sur deux un poste, selon une enquête annuelle publiée jeudi par Pôle emploi.

Dans les six mois suivant leur sortie de formation, près de 70% des chômeurs ont travaillé, mais au bout de six mois tous n'ont pas conservé leur emploi: 45,5% seulement étaient dans ce cas.

Le taux de retour à l'emploi des "sortants de formation" en mars 2012, qu'il s'agisse ou non d'une formation financée par Pôle emploi, a chuté de 4,6 points par rapport à l'étude menée il y a un an.

"Les reclassements s'avèrent plus difficiles" qu'en 2011, et "quand ils y parviennent les emplois trouvés sont moins souvent durables", note l'étude.

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Auto-entreprise: pas de pitié pour les Poussins

La ministre Sylvia Pinel maintient sa réforme du régime de l'auto-entreprise

Malgré le désaccord avec Jean-Marc Ayrault, la ministre de l'Artisanat, Sylvia Pinel, a maintenu son projet de réforme du régime de l'auto-entrepreneur, présenté mercredi 12 juin en Conseil des ministres. Le projet prévoit de limiter dans le temps la durée du statut-d'auto-entrepreneur, un statut fiscal avantageux.

A l'issue du Conseil des ministres, la ministre a notamment annoncé que les auto-entrepreneurs qui bénéficieraient deux années de suite de plus de 19.000 euros de chiffre d'affaire pour les professions de services (artisanat et professions libérales) et de 47.500 euros pour celles du commerce, "basculeraient dans le régime classique de création d'entreprise", type SARL ou EURL. Les secteurs du bâtiment et de l'artisanat, dont les représentants réclamaient une limitation à un an et une baisse du seuil à 10.000 euros, n'ont donc pas obtenu gain de cause.

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RSA, prime pour l’emploi : les pistes choc de réforme du gouvernement

L’exécutif réfléchit à une nouvelle prestation qui remplacerait le RSA activité et la prime pour l’emploi. Mais il redoute l’accueil d’une telle réforme, qui ferait des perdants.

Déjà délicate en soi, la refonte des aides aux travailleurs pauvres s’annonce encore plus compliquée que prévu en raison de son impact budgétaire et du risque d’impopularité d’une réforme qui ferait forcément des perdants. L’objectif du gouvernement, annoncé en décembre lors de la conférence de lutte contre la pauvreté, est d’améliorer l’efficacité des deux dispositifs qui existent actuellement. La prime pour l’emploi (PPE), un crédit d’impôt versé annuellement aux personnes qui touchent de faibles revenus de leur activité, « s’avère peu redistributive et contribue faiblement à l’accès à un emploi », a estimé le Premier ministre. Elle présente aussi l’inconvénient majeur d’être versée avec un an de décalage par rapport aux ressources déclarées. Quant au RSA activité, mis en place en 2009, il ne décolle pas. A peine 500.000 foyers en bénéficient, alors qu’on en escomptait au moins 1,5 million lors de son lancement. La complexité de la procédure d’attribution explique en grande partie cet échec.

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Le chômage au plus haut, l'économie française dans la tourmente

Le taux de chômage atteint désormais 10,4%, selon l'Insee. Croissance, consommation, pouvoir d'achat, investissement : tout est en baisse. L'économie hexagonale est prise dans un cercle vicieux.

Semaine après semaine, mois après mois, tous les indicateurs économiques se suivent et, hélas, se ressemblent. Chômage galopant, économie en récession, consommation en berne, pouvoir d'achat au plus bas… Alors que le taux de chômage continue d'enfler, selon les chiffres de l'Insee publiés jeudi 6 juin, francetv info fait le tour des principaux chiffres qui prouvent que l'économie française est en pleine tourmente

• Le nombre de chômeurs au plus haut depuis 1997
Le chômage, donc, continue de grimper. Selon les chiffres du ministère du Travail, la France compte chaque jour environ mille demandeurs d'emploi de plus que la veille. Le nombre de chômeurs en catégorie A est au plus haut depuis 1997. Conséquence directe : le taux de chômage a encore augmenté au premier trimestre 2013, pour toucher 10,4% de la population active en France métropolitaine, d'après les dernières statistiques de l'Insee, publiées jeudi 6 juin. Soit une augmentation de 0,2 point par rapport au trimestre précédent.

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Assurance chômage : les indemnités les plus élevées dans le collimateur

Alors que 39.800 demandeurs d’emploi sont venus grossir les rangs des chômeurs en avril, l’Unedic doit faire face à une explosion de ses pertes. Montrées du doigt par la Cour des comptes, les indemnités des chômeurs les mieux rémunérés dans leur ancien emploi pourraient être diminuées pour pérenniser le système.

La croissance du nombre des demandeurs d’emploi à des niveaux record –ils sont désormais 3.264.400 en catégorie A, soit 39.800 de plus en avril, selon les chiffres publiés ce jeudi 30 mai par Pôle Emploi– place l’assurance chômage en situation délicate.

Déjà, en janvier dernier, la Cour des comptes avait tiré la sonnette d’alarme en soulignant que l’efficacité du système était remise en question par la dégradation de ses comptes. Les Sages pointaient notamment une trop grande générosité, qui se traduisait par une dépense annuelle de 50 milliards d’euros, y compris les aides à l’insertion et à la formation des chômeurs.

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500 000 emplois non pourvus en France : mythe ou réalité ?

Selon Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT, 500 000 offres emplois ne sont pas pourvues en France. La France manquerait-elle de travailleurs ?

Réalité selon les chiffres de Pôle Emploi…

Un demi-million d’offres d’emploi publiées par Pôle Emploi ne trouverait pas preneur. Dans un pays où le nombre de chômeurs culmine à 3,26 millions, la donnée avancée par la secrétaire générale adjointe de la CFDT peut étonner.

Le « fantasme » des offres d’emploi non pourvues, expression du journaliste Marc Landré, n’est pas nouveau. Déjà en 2011, Nicolas Sarkozy citait ce même nombre. Calculé grâce aux chiffres donnés par Pôle Emploi, il correspond à la différence entre les offres collectées par Pôle Emploi sur la totalité de l’année et le nombre d’offres indiquées comme « satisfaites » par les recruteurs auprès de l’organisme.

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