Chômage : Pénicaud table sur une baisse "vers la fin de l'année et surtout en 2019"

La ministre du Travail a vanté lundi "les réformes structurelles qui vont permettre" de faire baisser "durablement" le chômage, qui confirmer son reflux.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a déclaré lundi qu'elle tablait sur une baisse sensible et "durable" du taux de chômage "vers la fin de l'année et surtout en 2019" grâce aux "réformes structurelles" engagées par le gouvernement.

Pas de "pansements". Interrogée sur LCI sur des propos du président Emmanuel Macron, qui a évoqué en octobre une baisse du taux de chômage dans "un an et demi, deux ans", la ministre a répondu que le "choix" du gouvernement était de "ne pas faire de 'pansement' sur le chômage" mais "des réformes structurelles qui vont permettre" de le faire baisser "durablement". Citant les ordonnances réformant le code du travail, la réforme du l'apprentissage, la formation, Muriel Pénicaud a notamment insisté sur l'importance des "compétences". L'an dernier, "330.000 emplois" n'ont pas été pourvus "faute de compétences", a-t-elle souligné.

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France: un quart de million d'emplois salariés créés dans le privé en 2017

L'économie française a créé, en net, 253.500 postes salariés dans le secteur privé (+1,3 %) en 2017, grâce au dynamisme des services et de l'intérim, selon une estimation de l'Insee publiée mardi.

Ces chiffres traduisent une légère accélération du marché de l'emploi, après 234.500 créations en 2016 et 129.700 en 2015. La France avait détruit des emplois lors des trois années précédentes.

Le secteur privé employait 19,27 millions de salariés fin 2017, un record.

L'année s'est conclue par 53.300 créations de postes (+0,3 %) au 4e trimestre.

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Contrôle des chômeurs : discours et pratique

Dans le cadre de la réforme de l'assurance-chômage, le gouvernement souhaite renforcer le contrôle des chômeurs et durcir les sanctions en cas de non-respect des obligations. Pôle emploi a d'ores et déjà des équipes spécifiques dédiées au contrôle. Reportage à Nancy.

Aujourd'hui se tient l'une des dernières réunions hebdomadaires entre les partenaires sociaux sur la réforme de l'assurance-chômage. Parmi les sujets sur la table, avec l'indemnisation des indépendants et des démissionnaires, il y a le renforcement du contrôle des chômeurs, promesse de campagne d'Emmanuel Macron.
Le gouvernement entend durcir les sanctions pour ceux qui ne remplissent pas leurs obligations et renforcer le contrôle. Ce dernier est pas nouveau - les chômeurs ont toujours eu des devoirs. Ce qui l'est davantage, c'est l'existence d'équipes dédiées. Après deux ans d'expérimentation elles ont été généralisées à travers toute la France.

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Faut-il durcir le contrôle des chômeurs ?

Accueillis au siège du Medef jeudi 25 janvier pour découvrir l’avant-projet d’accord du patronat la réforme de l’assurance chômage, les syndicats sont sortis sonnés. Le texte, jugé « creux » et « incohérent », laisse planer le doute sur un accord attendu pour mi-février avant un projet de loi prévu pour le printemps 2018. La texte ne fait notamment aucune mention du contrôle accru des demandeurs d’emploi, promis par Emmanuel Macron. Un tel durcissement se justifie-t-il ? A-t-il prouvé son efficacité dans d’autres pays afin d’inciter les demandeurs d’emploi à travailler et à faire baisser le taux de chômage ? Tour de la question en trois points.

1.Des contrôles et des sanctions existent déjà

S’assurer que les demandeurs d’emploi recherchent bien un travail a toujours été un cheval de bataille enfourché par le patronat – Pierre Gattaz n’a d’ailleurs pas hésité à évoquer un « contrôle journalier ». Sans aller jusque-là, Emmanuel Macron envisage également de les surveiller davantage. D’autant que le chef de l’Etat veut élargir le bénéfice de l’assurance chômage aux indépendants et aux démissionnaires. Pour éviter les effets d’aubaine, cette mesure justifie, selon lui, un « contrôle accru de la recherche d’emploi ». En parallèle, plusieurs députés de la majorité ont alimenté le procès récurrent fait à des demandeurs d’emploi soupçonnés d’être en villégiature aux Bahamas avec leurs allocations chômage. Pour eux, un contrôle plus strict les pousserait à retrouver plus vite le chemin du travail.

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Chômage : on a tout essayé ?

A-t-on vraiment épuisé toute la panoplie de la lutte anti-chômage ? Certainement pas, voici pourquoi.

Fin d’une époque, avant-hier, au Ministère du travail. La DARES, sa direction des études et des statistiques, nous livrait pour la dernière fois son analyse mensuelle des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi.

Cet indicateur très attendu du temps où François Hollande avait pris l’engagement (régulièrement repoussé) d’inverser la courbe du chômage n’est plus considéré comme significatif du fait de ses embarrassantes variations trop erratiques d’un mois sur l’autre.

Dorénavant, selon le souhait de la ministre du travail Muriel Pénicaud, il adoptera un rythme trimestriel afin de permettre, espère-t-on, une meilleure lecture des tendances profondes de l’emploi, ou plutôt du non-emploi, en France.

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Pourquoi le chômage a si peu baissé en 2017

INTERVIEW - Malgré une forte croissance en 2017, le nombre de demandeurs d'emploi a peu baissé (-13 000 sur l'ensemble de l'année). Pour Bruno Ducoudré, économiste à l'OFCE, ce phénomène est dû à plusieurs facteurs dont la fin du plan de 500 000 formations supplémentaires mis en place par Hollande en 2016 et qui a pris en 2017.

Pourquoi le chômage ne baisse-t-il pas alors que la croissance du produit intérieur brut a atteint en 2017 2%?

Compte tenu de la forte croissance en 2017 et des créations d'emploi records (environ 200 000 postes), on pourrait s'attendre à une baisse significative du nombre de demandeurs d'emploi. Alors comment expliquer ce paradoxe ? Tout d'abord la crise a été profonde et a duré un certain temps. Du coup, un certain nombre de chômeurs se sont découragés et ont quitté les statistiques de l'Insee pour rentrer dans ce que l'on appelle le halo du chômage. D'ailleurs, cette statistique n'a cessé d'augmenter depuis la crise. Or avec la reprise économique, ces personnes qui étaient inactives reviennent peu à peu sur le marché du travail, ce qui dynamise la population active et donc freine la baisse du nombre de demandeurs d'emploi.

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