La baisse du nombre de chômeurs s'explique-t-elle par les radiations ou les formations ?

Le nombre de demandeurs d'emploi a baissé de 45 000 en catégorie ABC au quatrième trimestre 2018. Cette diminution n'est due ni aux formations ni aux radiations.

Question posée par Charles le 25/01/2019

Bonjour,

Vous nous demandez si la baisse du nombre de demandeurs d’emploi, dont les chiffres pour le 4e trimestre 2018 ont été publiés ce vendredi, est due aux entrées formation. D’autres nous demandent également si cette bonne nouvelle est imputable aux radiations administratives.

En moyenne au 4e trimestre 2018, il y avait, en France métropolitaine, 5 605 000 chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A, B et C (personnes sans activité ou en activité réduite). Soit près de 45 000 de moins qu’au 3e trimestre et 15 000 de moins sur l’année.

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Pôle emploi publie les chiffres du chômage pour le dernier trimestre 2018

Vendredi à midi, Pôle Emploi va dévoiler le nombre de chômeurs au dernier trimestre 2018 qui devrait être en baisse.

Le nombre de demandeurs d'emploi au dernier trimestre 2018 sera connu vendredi à midi, un chiffre attendu en baisse mais qui restera très élevé dans un contexte d'incertitude économique et au moment où les partenaires sociaux négocient une difficile réforme de l'assurance-chômage.

Un chiffre en diminution ? Au vu des statistiques d'octobre et de novembre, le nombre de chômeurs inscrits sur les listes de Pôle emploi devrait être en diminution en moyenne sur le trimestre, sauf forte hausse en décembre. Cette baisse succéderait à deux trimestres de légère progression (+0,2% au 2ème et +0,4% au 3ème).

De juillet à septembre, Pôle emploi avait ainsi recensé sur la France entière 3,718 millions de chômeurs (catégorie A) et 5,963 millions de demandeurs d'emploi, avec ou sans activité (catégories A-B-C). En dépit d'une légère progression de l'emploi salarié (0,1%), le taux de chômage n'avait pas bougé au 3ème trimestre, à 9,1%, du fait d'une progression de la population active. D'autres indicateurs étaient un peu plus positifs comme la hausse des embauches en CDI et à temps complet.

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Le salaire à vie ou la mort du chômage

Avec sa proposition de salaire à vie, l’économiste et sociologue Bernard Friot, entend renverser la logique classique qui relie emploi et salaire, marquant ainsi une rupture avec le modèle actuel fondé sur un marché du travail créateur d'inégalités et de chômage.

Avec sa proposition de salaire à vie, l’économiste et sociologue Bernard Friot, entend renverser la logique classique qui relie emploi et salaire en proposant que les individus se voient conférer, à leur majorité, une qualification donnant droit à un salaire, et ce, quelle que soit leur activité.

Ce dispositif s’appuie ainsi sur le constat que le travail est omniprésent dans nos sociétés, même s’il ne s’intègre pas nécessairement dans une logique d’emploi. Il ne s’agit donc plus seulement de répartir la richesse produite par le travail, mais bien de rémunérer l’activité.

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L'épreuve du chômage (3 épisodes)

L'épreuve du chômage (1/3) : La conquête d'un droit

LE 15/01/2019 - 59 minutes

Au-delà d’une simple comptabilité statistique, définir le chômage revient tout au long du XXeme siècle à distinguer le "bon" du "mauvais" chômeur, afin d'établir qui a le droit de toucher des indemnités. Un droit qui évolue au gré des conjonctures économiques et de la volonté des pouvoirs publics.


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L'épreuve du chômage (2/3) : Une vie après l'usine

LE 16/01/2019 - 59 minutes

Regards croisés sur les trajectoires des ex-salariés des usines Moulinex et Chausson, licenciés au début des années 2000. Nos invitées ont chacune publié un livre sur ces plans sociaux et nous racontent aujourd'hui comment les ouvriers ont affronté la violence du chômage.

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L'épreuve du chômage (3/3) : Le rêve de l'emploi pour tous

LE 17/01/2019 - 59 minutes

Le chômage est-il dépassé ? Une question qui ne porte pas tant sur le niveau de chômage que sur la catégorie même de « chômage », en tant qu'outil de représentation et d'action sur la réalité économique et sociale, ainsi que sur la qualité plus que sur la quantité de l'emploi.


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Muriel Pénicaud: "on ne résout pas 30 ans de chômage de masse d'un coup de baguette magique"


Dans un entretien à Challenges, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, fait un point sur la situation de l'emploi en France. Elle estime que pour redresser la situation, il faut jouer sur la formation, l'apprentissage. Mais, pour elle, la France part de loin.


La France reste l'un des pays d'Europe où le chômage reste au plus haut. Peut-on parler d'échec? Non, assure Muriel Pénicaud. Dans un entretien au magazine Challenges, la ministre du Travail rappelle que la France part de loin. "On ne peut pas résoudre trente ans de chômage de masse d'un coup de baguette magique", explique Muriel Pénicaud en notant que de signes montrent un redressement de la situation.

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Toujours pas de chômage pour les démissionnaires

La loi Avenir prévoyait l'entrée en vigueur de la mesure au 1er janvier 2019, mais les précisions se font attendre.

C'était l'une des grandes promesses de campagne d'Emmanuel Macron : donner accès aux allocations chômage aux salariés qui démissionnent. Traduite dans la loi Avenir professionnel  du 5 septembre dernier, elle devait être effective à compter du 1er janvier. Ce n'est pas le cas. Seuls les départs pour motifs dits légitimes, comme le fait de suivre son conjoint à l'étranger ou en cas de non paiement des salaires par l'employeur, donnent lieu à une indemnisation. Comme avant.

La majeure partie des salariés qui quittent volontairement leur travail ne peuvent bénéficier d'indemnités chômage pour le moment. Les décrets d'application n'ont toujours pas été publiés au journal officiel.

Les décrets se font attendre

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