«Les têtes de l’emploi»: la cruelle chasse aux chômeurs

Le film «Les têtes de l’emploi» est diffusé à 20h25 sur La Une ce lundi 8 avril. Une comédie nettement mois innocente qu’il n’y paraît.

Résumé : Stéphane, Cathy et Thierry sont les meilleurs employés de l’Agence pour l’Emploi de leur ville. Mais leurs résultats sont tellement bons que l’agence va devoir fermer faute de chômeurs ! Les trois collègues ont alors la folle idée de créer du chômage pour sauver leur poste.



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Et le chômage !

80 jours plus tard, après 16 rencontres avec des élus ou des citoyens et 92 heures 40 d'échanges, Emmanuel Macron pensait bien avoir épuisé tous les thèmes du plus important au plus minuscule lors de son Tour de France du Grand débat. Et bien non ! En pleine contradiction avec sa lettre aux Français de janvier où il écrivait : « La lutte contre le chômage doit être notre priorité ». Le président en a convenu mercredi en Bretagne : « Je suis surpris et frappé par les grands absents » du Grand débat, notamment « le chômage » alors que « c'est la première cause d'un pouvoir d'achat difficile ».

Sujet essentiel de la dernière campagne présidentielle, ce mal absolu qui détruit notre société a en effet disparu des revendications des Gilets jaunes, souvent des salariés mal payés qui galèrent mais aussi des préoccupations des participants des réunions partout en France avec des retraités très présents. Pourtant le manque d'emplois touche 9 % de la population active pendant que 29,6 millions de personnes travaillent. Même au plus bas depuis dix ans avec une baisse du chômage de 1,4 % en 2018, ce sont près de 3,7 millions de personnes qui sont sans travail et pour 1,4 million depuis plus de deux ans, ce qui fait dire à Louis Gallois ancien PDG de la SNCF et d'Airbus : « Le chômage de longue durée est la gangrène qui ronge le corps social français. »

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Les Jeux Olympiques à Paris en 2024 devraient générer 150.000 emplois en 5 ans

Un plan pour l'emploi annoncé ce jeudi par les organisateurs de Paris 2024 prévoit 150.000 emplois générés d'ici 5 ans.

Des emplois à saisir et des marchés à conquérir à l'occasion des Jeux Olympiques à Paris en 2024. Plus de la moitié de 150.000 emplois prévus concerneront l'organisation même de l'évènement: service de sécurité, restauration, transport, communication et marketing. 60.000 autres toucheront au tourisme, service en salle, service d'étage, accueil, réception et un peu plus de 10.000 dans le secteur de la construction, les hôtels, le mobilier.

"Des jeux ouverts à tous"

Pour Tony Estanguet, président du comité d'organisation, ces créations d'emplois sont une manière de susciter des vocations: "Cette étape-là est importante pour démontrer que ce seront des jeux ouverts, que n'importe qui peut vraiment candidater. C'est comme une compétition sportive, on prendra les meilleurs en 2024. Mais maintenant, on a 5 ans pour tous se préparer à réussir les jeux".

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Muriel Pénicaud (ministre du travail) : « Une agence virtuelle Pôle emploi dédiée aux JO »

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, est l'une des trois ministres qui présentera jeudi, avec le comité Paris 2024, la cartographie des 150 000 opportunités d'emplois liées aux Jeux entre 2019 et 2024.

« En quoi les Jeux concernent le ministère du Travail ?

Les Jeux sont une opportunité d'emplois et de développement des compétences, c'est une chance pour l'emploi et les jeunes, notamment en Seine-Saint-Denis où presque un jeune sur trois est au chômage (28,8 %). Les JO, et le sport plus généralement, sont un vecteur d'emplois et d'envie. Et comme, en France, on manque de gens dans l'hôtellerie, la restauration, le bâtiment ou encore la sécurité, les Jeux vont être l'occasion de proposer des formations menant vers des emplois.

Concrètement qu'allez-vous faire ?

On a plusieurs leviers. Je souhaite tout d'abord des apprentis plutôt que des travailleurs détachés (salarié d'un autre État envoyé en France pour travailler). Pour les Jeux de Londres, par exemple, les organisateurs n'ont pas anticipé et ils ont été obligés de faire venir des travailleurs détachés d'autres pays européens, qui sont ensuite repartis. Je souhaite que les Jeux soient pour l'emploi en France, en particulier en Île-de-France, dans les Bouches-du-Rhône (les épreuves de voile seront à Marseille) pour accéder à une formation et avoir un emploi.

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Cumuler activité et allocation-chômage

Il est possible de toucher en parallèle indemnités versées par Pôle Emploi et revenus. Pour favoriser le retour à l’emploi, voire la création d’entreprise. Dans ce cas, des aides et des accompagnements peuvent alors être envisagés.

Quelque 865 000 personnes cumulaient, fin 2017, en France, un emploi et une allocation dite de « retour à l’emploi » (ARE, ou indemnité chômage), contre 585 000 en 2014, selon l’Unédic, l’organisme en charge de l’assurance-chômage. Elles déclaraient en moyenne 890 euros de salaire mensuel brut, et 490 euros d’allocation.

Les emplois occupés sont très largement des CDD ou des contrats « aidés » (subventionnés par les pouvoirs publics), les CDI étant le plus souvent à temps partiel. On le sait moins, mais ce droit au cumul peut aussi représenter, pour les demandeurs d’emploi voulant se lancer dans l’entrepreneuriat, un coup de pouce intéressant.

Un mode de calcul complexe

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Unedic : « oui, le chômage peut rapporter plus que le travail »



Sur le plateau des Experts, Stéphane Carcillo explique comment les calculs de l’assurance-chômage permettent de toucher une allocation pleine après un travail à mi-temps.

Le calcul de l’allocation-chômage peut parfois être biaisé. Sur le plateau des Expert, Stéphane Carcillo, chef de la division emploi et revenu à l'OCDE, explique une méthode simple, très utilisée pour profiter des largesses de l’Unedic, notamment en travaillant à mi-temps. « Quand on travaille la moitié du mois, on va avoir 15 jours travaillés et 15 jours indemnisés » explique-t-il. « Si on fait ça pendant quelques mois, l’assurance-chômage va calculer les nouveaux droits sur la base du salaire journalier. »

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