Chômage : des mauvais chiffres qui contredisent Emmanuel Macron

Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0.4% au troisième trimestre 2018.

Tout ça pour ça. Un an après la réforme des ordonnances travail qui devait lever les tabous des chefs d’entreprise à l'égard de l'embauche et faire baisser franchement le niveau du chômage en France, le gouvernement aura du mal à pavoiser… Si sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C a reculé de 0,7% en France métropolitaine dans une conjoncture de croissance, il augmente de nouveau de 21.700 personnes (+ 0,4%) sur le troisième trimestre 2018, soit un total 5,65 millions de chômeurs. Ce qui signifie qu’un cinquième de la population active du pays (20%) reste encore sur le banc de touche de l’économie ! Et ce pour longtemps puisqu’ils sont inscrits en moyenne depuis 610 jours à Pôle Emploi (plus 25 jours sur un an). Les plus de 50 ans étant tout particulièrement à la peine…

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Le nombre de demandeurs d'emploi repart à la hausse

Le nombre de chômeurs a de nouveau légèrement augmenté au troisième trimestre (+16.400, +0,4%) pour s'établir à 3,7 millions de personnes en France entière, selon des chiffres publiés ce jeudi 25 octobre par le ministère du Travail.

Le nombre de demandeurs d'emploi n'exerçant aucune activité a de nouveau progressé au troisième trimestre en France métropolitaine et l'ensemble des demandeurs tenus de rechercher un emploi (y compris ceux exerçant une activité réduite) a atteint un nouveau record, selon les données mises en ligne ce jeudi 25 octobre par le ministère du Travail et Pôle emploi. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,5% le trimestre dernier pour s'établir à 3,457 millions, soit 16.300 personnes supplémentaires par rapport à fin juin. Sur un an, il s'inscrit en revanche en baisse de 1,2%.

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Réforme de l'assurance chômage : les craintes du patronat

Demain syndicats et patronat se retrouvent pour commencer à discuter des nouvelles règles de l’assurance chômage. Et les négociations se présentent mal.

Il faut dire que le gouvernement ne facilite pas les choses. Dans sa feuille de route, il demande aux partenaires sociaux de réaliser près de quatre milliards d’économies en trois ans. Un montant énorme, impossible à trouver sans rogner les indemnités des chômeurs. Mais il y aussi une piste qui plait beaucoup moins au patronat : la taxation des entreprises qui abusent des contrats courts. 10 % des salariés sont enfermés dans les petits boulots à répétition, dans des secteurs comme la restauration, le médico-social ou le spectacle vivant. La durée de ces contrats ne cesse de raccourcir : un tiers des CDD ne dure qu’une journée. Et la plupart des réembauches se fait chez le même employeur. C’est ce qu’on appelle la permittence.

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Comment désendetter l'assurance-chômage ?

À la demande du gouvernement, les partenaires sociaux entament quatre mois de négociation pour réformer l’assurance chômage et trouver 1 à 1,3 milliard d’euros d’économies par an.

[Les huit organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) et patronales (Medef, CPME et U2P) vont ouvrir une négociation sur l’assurance chômage, à la demande du gouvernement. Celui-ci veut qu’elles modifient les règles de l’indemnisation pour réduire les dépenses de 1 à 1,3 milliard d’euros par an pendant trois ans. Objectif : accélérer le désendettement de l’Unédic. La dette diminuera à partir de 2019, mais pas assez vite pour le gouvernement. Les partenaires sociaux devront s’attaquer aux règles de cumul emploi-chômage.

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Formation des chômeurs : un trou d'air qui pose question

Le nombre de chômeurs en formation a beaucoup baissé au premier semestre. Notamment parce que des sans-emploi privilégient la reprise d'un travail, même précaire.

Avec le soutien de l'Etat, les régions investissent plusieurs milliards chaque année pour former les chômeurs. Las, les intéressés ne se bousculent pas au portillon, si l'on en juge par les tableaux de bord des politiques de l'emploi du ministère du Travail. En janvier, les entrées en stage ont baissé de 32 % par rapport au même mois de 2017. De 24,4 % en février. Ou encore de près de 30 % en mai, en attendant de connaître l'évolution de juin qui sera publiée sous peu. D'autres statistiques du ministère font état de baisses importantes, mais sur des périmètres et avec une méthodologie différente.

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Pôle Emploi : Des demandeurs d'emploi font passer des entretiens d'embauche aux patrons

Dans trois agences Pôle emploi du département du Lot, ce sont les chômeurs qui ont posé des questions aux employeurs. Les entretiens d'embauche ont convaincu les deux parties.

Inversion des rôles ! Cette semaine, Pôle emploi a expérimenté des entretiens d’embauche pour le moins originaux, dans trois agences du Lot, à Cahors, Figeac et Souillac, rapporte La Dépêche. Et pour cause : ce sont les demandeurs d’emploi qui ont endossé le rôle du patron pour faire passer les entretiens. Une première ! Ainsi, les candidats ont mené les discussions pendant une vingtaine de minutes en posant des questions sur l’entreprise aux patrons. Sans omettre bien évidemment de leur présenter leurs compétences, leurs parcours et leurs projets.

“Cette journée m'a intriguée, témoigne une demandeuse d’emploi. On se retrouve à la place de l'employeur dans une position inhabituelle, ça va faire bouger les frontières. Pour les jeunes, je pense que c'est bien, ils vont pouvoir faire tomber tous les tabous”, ajoute-elle. Même son de cloche du côté d’une autre candidate : “J’étais un peu stressée, mais une fois que l'on a posé la première question, ça coule tout seul. J'ai eu trois entretiens, deux se sont très bien passés”.

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