Le chômage à moins de 9% d'ici la fin de l'année?

Malgré un ralentissement d'activité en France, l'économie française devrait repartir fin 2018, selon l'Insee.

Le taux de chômage devrait continuer de diminuer légèrement d'ici la fin de l'année. Il devrait s'établir à 8,9% de la population active en France entière (hors Mayotte) en 2018, selon les prévisions publiées jeudi par l'Insee. Après un sursaut en début d'année, le taux de chômage avait légèrement reculé au 2e trimestre à 9,1% et devrait continuer à reculer au 3e et 4e trimestre.

L'Insee annonce ces chiffres alors que l'institut note un ralentissement de l'activité en France dans sa note de conjoncture trimestrielle, les créations d'emplois marqueraient le pas avec 129 000 créations d'emplois contre 342 000 créations nettes en 2017. "L'emploi dans les services conserverait un rythme de croissance moins dynamique qu'en 2017 et l'industrie continuerait de réduire ses effectifs d'ici la fin de l'année", explique l'Institut des statistiques.

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Faut-il s'attaquer à l'indemnisation chômage des cadres ?



Édouard Philippe, le Premier ministre, l’a affirmé lui-même, invité de l’Émission politique sur France 2, ce jeudi 27 septembre : la dégressivité des allocations chômage - c’est-à-dire, leur diminution au bout d’un certain laps de temps passé à Pôle emploi - peut être “dans certains cas (…) envisagée”. Il cible plus particulièrement les chômeurs ayant “une très forte employabilité (…), qui ont des salaires très élevés“, autrement dit les cadres. Mais cette solution hérisse les poils des syndicats. Alors faut-il instaurer une dégressivité de l’indemnisation chômage des cadres ? À vous de juger.

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Et pendant ce temps, le chômage montait, montait

Le nombre de chômeurs A, B et C vient d’atteindre un record historique. Avec près de 6 millions de demandeurs d’emplois inscrits, la France n’a jamais connu une telle situation. Cette dégradation inquiétante, qui tranche avec l’amélioration constatée chez nos voisins, tient largement à l’explosion massive du chômage chez les plus de 50 ans. Pour Emmanuel Macron, ces chiffres sont d’autant plus inquiétants que le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale ne portent aucune mesure de nature à rompre durablement avec le marasme économique.

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Pas de boulot ni la santé : la double peine des chômeurs

Une étude souligne que le chômage pourrait provoquer la mort de 10 000 à 15 000 personnes par an. Un problème largement sous-évalué.

Stress, perte de sommeil, problèmes cardiovasculaires, addictions, diabète, dépression... Perdre son travail et avoir du mal à en retrouver nuit gravement à la santé, mais celle des chômeurs reste un sujet tabou en France. « On a imposé de rouler à 80 km/h pour éviter 400 morts par an - c'est très bien -, mais là on parle de 10 000 à 15 000 morts par an ! Et qu'est-ce qu'on fait ? » tempête Michel Debout, professeur de médecine légale et psychiatre, auteur du livre Le Traumatisme du chômage. Vertigineux, le chiffre de 10 000 à 14 000 décès imputables au chômage est issu d'une étude réalisée par Pierre Meneton, chercheur à l'Inserm, publiée en 2015. Cette étude montre que « vous avez trois fois plus de risques de décéder si vous êtes chômeur », rappelle-t-il. Comme le souligne l'association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) dans un rapport publié jeudi et que l'Agence France-Presse s'est procuré, le sujet de la santé des chômeurs est « sous-estimé collectivement » et continue de faire l'objet de très peu d'études scientifiques.

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« Ami chômeur, traverse la rue ! »




Tuto : comment trouver un travail