Les chômeurs français sont-ils trop indemnisés ? Et les cadres ?

La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, les chômeurs français sont-ils trop indemnisés ?

Le chômage est-il trop et trop longtemps indemnisé en France ? Oui pour la Cour des comptes. En France, la durée des indemnisations est calculée sur le principe "un jour cotisé = un jour indemnisé", dans une limite de deux ans maximum. Et même de 3 ans pour les plus de 50 ans. Seuls les Pays-Bas indemnisent plus longtemps que la France (38 mois), tandis que l'Espagne et le Danemark offrent une durée d'indemnisation similaire à la nôtre.

Est-il trop généreux ? Oui encore pour la Cour des comptes. Le système n'est pas dégressif en France, comme dans la plupart des pays. Et les taux de remplacements initiaux sont plutôt élevés.

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Chômage : le grand détournement du gouvernement

A quelques mois de l’élection présidentielle la fameuse courbe du chômage se serait inversée, selon les dires du gouvernement. Hier, à en croire les chiffres officiels pour le mois de novembre, un peu plus de 30 000 chômeurs ont disparu des statistiques. Sauf qu’il y a une astuce et une entourloupe. Explications.

31 800 chômeurs en moins en novembre, soit 0,9 % de baisse et voilà le gouvernement qui se félicite et s’autocongratule dans tous les médias, du moins pour les ministres qui ne sont pas en vacances. Sauf que la réalité est tout autre, et cela fait des mois que cela dure. Si le nombre de chômeurs de catégorie A baisse effectivement, il augmente si l’on prend en compte les chômeurs de catégorie A, B et C.

Et comme leur nom l’indique, les chômeurs de catégories B et C sont bel et bien des chômeurs : ils sont inscrits à Pôle emploi et certains sont également indemnisés. Ces catégories dénombrent les chômeurs qui ont un emploi à temps partiel de moins de 78 heures par mois en catégorie B, de plus de 78 heures par mois en catégorie C.

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Chômage : 3e mois consécutif de baisse, une première depuis février 2008


Fin novembre 2016, en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A baisse de 0,9% (–31 800 personnes) et s'établit à 3.447.000.

L’année 2016 finira donc positivement sur le front du chômage. Fin novembre 2016, en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A baisse de 0,9% (–31.800 personnes) et s'établit à 3.447.000. Il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive, un résultat inédit depuis février 2008 !

Sur les trois derniers mois, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a ainsi reculé de 109.800 (-3,1%), soit la plus forte baisse trimestrielle observée depuis janvier 2001. "Cette nouvelle baisse conforte la tendance favorable observée au cours des derniers mois ; depuis le début de l’année 2016, la baisse atteint 133.500 (-3,7%), soit en moyenne 12.000 demandeurs d’emploi en moins chaque mois", calcule le ministère du Travail dans son communiqué.

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Emploi : des chômeurs devenus conseillers

Deux anciens chômeurs ont récemment retrouvé un travail en s'inscrivant à Pôle Emploi. Ils sont désormais conseillers au sein de cette même agence.

Francine Modena et François Gomez empruntent le chemin de Pôle Emploi depuis des années. Mais aujourd'hui c'est différent : avant ils étaient chômeurs, maintenant ils sont conseillers. Francine Modena, 55 ans, gère l'avenir de plusieurs chômeurs. Avant, elle était attachée commerciale dans un groupe de presse. Elle a vécu une longue période de chômage après un licenciement économique, avant d'avoir un déclic à Pôle Emploi avec son conseiller.

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Chômage: la France n'est pas particulièrement généreuse

La France n'est pas particulièrement généreuse envers ses chômeurs, selon une note du Trésor diffusée mercredi, comparant les taux de remplacement nets de 16 pays européens.

La direction générale du Trésor, qui dépend de Bercy, a comparé, dans ces 16 pays, les revenus de remplacement accordés aux chômeurs en 2014. Mais elle ne s'est pas bornée aux seules allocations chômage et a tenu compte des autres allocations (logement, familiales...) et réductions d'impôts, dont bénéficient spécifiquement les demandeurs d'emploi dans certains pays.

Cette analyse "révèle que, en moyenne, la France ne se singularise pas dans le paysage européen", selon le Trésor.

En France, les chômeurs bénéficient, en début d'indemnisation, d'un taux de remplacement net moyen (après cotisations et impôts) de 67% par rapport à leur ancien salaire, soit un niveau comparable à la Belgique (68%), l'Allemagne (67%), l'Irlande (67%), la Norvège et l'Italie (66%) et légèrement inférieur à la moyenne des pays testés (69%).

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La France, pas si généreuse que ça avec les chômeurs?

Alors que patronat et syndicats français n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord sur une nouvelle convention régissant l'assurance-chômage, voilà une étude qui pourrait alimenter le débat.

Dans cette étude, le Trésor a choisi de prendre en compte toutes les aides que touche un chômeur : les revenus nets de l'assurance-chômage, mais aussi les baisses d'impôts et les allocations logements ou familiales que certains pays accordent spécifiquement aux demandeurs d'emploi.

D'après ces calculs, au début, un chômeur français touche environ 67% de son ancien salaire, ce qui est un peu moins que la moyenne européenne. Puis, en fin de droits, les demandeurs d'emploi français voient leurs ressources chuter plus brutalement que les autres européens parce que leurs revenus proviennent avant tout des allocations chômage contrairement à d'autres pays qui se sont dotés d'une palette d'aides pour les chômeurs bien plus large. Des chômeurs qui, en contrepartie, sont indemnisés moins longtemps par l'assurance-chômage.

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