Chômage : et si on changeait de thermomètre ?

Le nombre d'inscrits à Pôle Emploi a baissé de façon spectaculaire, comme jamais depuis 20 ans. Mais la fiabilité de ces chiffres est contestée, y compris au ministère...

La popularité de François Hollande est en berne (4% d'opinions positives selon le CEVIPOF), mais les chiffres du chômage sont une lueur d'espoir pour lui et les Français. Sur trois mois il diminue de 1 %, soit 35 200 inscrits en moins.

Mais se baser sur le nombre d'inscrits à Pôle Emploi est-il vraiment fiable ? Hausse au mois d'aout, baisse en septembre, sans compter les 39% de chômeurs qui sortent des listes parce qu'ils ne se sont pas actualisés, sans qu'on sache vraiment pourquoi...

Le patron de Pôle emploi lui-même le reconnait : ses statistiques ne sont plus très crédibles. Si l'on oublie d'envoyer un texto pour rappeler aux chômeurs de s'actualiser, ou bien si le mois comptait un jour de plus, cela peut fausser tous les chiffres. D'où l'idée récente des sénateurs : produire un nouvel indicateur mensuel, fondé sur les chiffres plus précis du Bureau International du Travail, établis chaque trimestre par l'Insee.

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…tandis que le nombre de chômeurs baisse fort

Le recul en catégorie A pourrait ne pas durer. L’Elysée s’appuyera certainement sur les chiffres plus favorables de l’Insee.

Après la déprime d’août, l’euphorie de septembre. Dans un numéro de yo-yo dont elles sont désormais coutumières, les statistiques de Pôle Emploi ont fait un plongeon le mois dernier, avec une chute libre de 66 300 du nombre d’inscrits en catégorie A (sans activité), après une envolée de 50 200 en août. Soit une diminution de 1,9 % sur un mois, et de 1,7 % sur un an. Résultat : le nombre total de chômeurs s’élève désormais à 3,49 millions (3,75 millions avec les DOM), en réduction de 100 000 par rapport à son pic de février. Bémol, cependant : les catégories B et C (chômeurs ayant exercé une activité réduite) continuent de progresser, avec 28 300 inscrits supplémentaires en septembre.

Prudence.

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Jamais le chômage n'avait autant baissé qu'en septembre

En diminution de 66.300 demandeurs d'emplois sur un mois, les chiffres sont historiquement bons. Depuis début 2016, le chômage a reculé trois trimestres de suite.

Du jamais vu. Depuis que les chiffres sont publiés tout les mois (en janvier 1996), Pôle Emploi n'avait jamais enregistré une telle baisse. Selon les données publiées mardi 25 octobre, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a chuté de 66.300 en septembre. Cela représente une diminution du chômage de 1,9% par rapport à août. Ils étaient 3.490.500 en France métropolitaine

"Vu le yoyo avec le mois précédent, on ne sort pas les trompettes. Enfin, pas chez nous", lâche toutefois une source à Pôle Emploi. C'est vrai qu'en août, le chômage avait connu une augmentation inédite depuis trois ans avec 50.000 nouveaux chômeurs. Elle avait immédiatement été interprétée comme une gifle pour le gouvernement. Chez l'opérateur, on préfère donc regarder les chiffres sur trois mois. Ils sont également très bons.

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Les nouveaux métiers porteurs à l'horizon 2022

Tout juste inventés ou réinventés, les métiers de demain demanderont surtout des compétences nouvelles.

Digitalisation, sécurité ou encore transition énergétique bousculent nos habitudes au travail, toutes branches confondues. Bonne nouvelle : ces transformations contribuent à créer des emplois.

Selon France Stratégie, 800 000 postes sont à pourvoir chaque année en France. S'ils sont pour la plupart liés aux départs à la retraite, près de 170 000 sont des créations nettes, précise l'agence gouvernementale dans une étude analysant la période 2012-2022.

De forts appels d'air sont ainsi à prévoir dans le numérique et la santé. Parmi ces métiers d'avenir, on trouve des professions classiques et d'autres plus récentes, d'infirmier ou aide à domicile à... développeur.

« Ce sont principalement des métiers qui existent déjà, remarque Sandrine Aboubadra-Pauly, experte à France Stratégie. Plus que l'émergence de nouvelles professions, on observe une transformation des compétences. » Ce que confirme Misoo Yoon, directrice générale adjointe de Pôle emploi. « Désormais, nous réfléchissons davantage en termes de compétences que de métiers ».

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500 000 chômeurs formés ou les contresens de la formation en France

Plus que jamais, le dicton populaire "Déshabiller Pierre pour rhabiller Paul" (Emploi) incarne les impasses sociales et éducatives de notre pays avec une formation et une éducation devenues de dérisoires artifices de langage.

La réforme de la formation de 2014 est un triple échec

- Elle a posé comme principe que les salariés pourraient se former utilement et seuls, sans dialogue avec l'employeur (la formation devenant dès lors une potion magique hors sol de l'entreprise)

- Elle a désorganisé les services formation des entreprises (quelle que soit leur taille) en diminuant drastiquement leur cotisation obligatoire (au profit d'une incantatoire et illusoire responsabilisation sociale)

- Elle pousse à son paroxysme ce "traitement" social du chômage qui échoue depuis le début des années 80 (on garde le plus longtemps possible les jeunes dans le système scolaire, on évince les seniors du travail et on organise des stages parkings les chômeurs).

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De 1996 à 2015, comment le profil du chômeur a évolué en France

En 20 ans, le profil type du demandeur d'emploi en France a évolué au rythme des cycles économiques, mais aussi en lien avec les grandes tendances d'évolutions démographiques et sociétales. Découvrez ces changements dans une infographie interactive détaillée.

Pôle emploi a publié ce vendredi une infographie intéractive qui permet de visualiser les évolutions des caractéristiques des demandeurs d'emploi en France. De 1996 à 2015, le profil type du chômeur a «évolué au rythme des cycles économiques, mais également en lien avec les grandes tendances d'évolutions démographiques et sociétales», relève l'établissement chargé de l'emploi en France.

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