Chômage : 2018 s'annonce meilleur que 2017 en France

Entre janvier et novembre 2018, le nombre de chômeurs n'ayant pas du tout travaillé dans le mois a baissé d'environ 50.000, selon les statistiques publiées jeudi par le ministère du Travail. Il faudra attendre les chiffres de décembre pour mesurer l'impact qu'aura eu le mouvement des « gilets jaunes ».

Les Echos: Ce n'est pas encore le bilan de l'année, mais cela commence à y ressembler. Le ministère du Travail a publié ce jeudi ses statistiques mensuelles concernant les inscriptions à Pôle emploi pour le mois de novembre. Selon ces données, sur les onze premiers mois de 2018, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, c'est-à-dire n'ayant pas du tout travaillé dans le mois, a baissé de 52.600 pour revenir à 3.410.800 en France métropolitaine. Lorsque l'on prend en compte aussi ceux ayant travaillé (catégories B et C), la baisse est de 40.700, à 5.586.400.

Baisse sur la catégorie A

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Faut-il renforcer le contrôle des chômeurs ?

L’Institut Xerfi revient sur la question de l’emploi en France en recevant Anne Fretel, chercheuse associée à l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires) et maître de conférences à Lille, afin d’évoquer plus spécifiquement, et en détails, le contrôle des chômeurs français…

Alors que le niveau du chômage en France demeure élevé et que sa durée moyenne ne cesse de croître, le président Macron souhaite réformer. Mais faut-il renforcer le contrôle des chômeurs au risque de les considérer comme des tricheurs ? Et cette surveillance peut-elle véritablement suffire à convaincre les chômeurs de retrouver rapidement un emploi ? Pour tenter de répondre, Xerfi a interrogé le professeur Anne Fretel de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires), qui estime que “cette idée du contrôle des chômeurs s’inscrit dans une tentative d’explication des causes du chômage et ce, à l’appui des théories économiques dominantes selon lesquelles une partie importante du chômage que l’on constate serait en fait liée à des comportements de maximisation de la part des chômeurs qui, en permanence, compareraient les ressources qu’ils peuvent retirer en allant travailler de celles dont ils peuvent bénéficier sans emploi grâce aux minimas sociaux et aux assurances-chômages”.

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Chômage : avancée pour les frontaliers

Une bonne surprise. Le parlement européen souhaite que les travailleurs frontaliers au chômage aient le libre choix pour le versement de leur allocation. Soit par leur pays de résidence, soit par celui où ils étaient en activité.

Une lueur d’espoir. Lors de sa séance plénière du 11 décembre, le parlement européen a suivi l’avis du député Guillaume Balas, rapporteur. Il a voté en faveur du libre choix pour le versement de l’allocation-chômage. Les frontaliers pourraient décider d’être indemnisés soit par leur pays de résidence, la France, soit par celui où ils étaient en activité. Une bonne surprise pour les comités de défense des travailleurs frontaliers de Moselle et du Luxembourg. Depuis près de deux ans, ils luttent pour qu’une proposition de la commission européenne ne voit pas le jour. Elle préconise que l’allocation-chômage ne soit plus versée par la France, mais par le pays où le frontalier était en activité. Le Grand-Duché pour beaucoup d’entre eux.

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Le chômage n’est pas une fatalité

Propos désabusé de François Mitterrand. C’était en 1993. « Contre le chômage, on a tout essayé », avait observé le président socialiste. Ce n’est pourtant pas faute d’investissements publics. Ni de programmes spécifiques destinés aux chômeurs de longue durée.

Depuis plus de quarante ans, le poison lent du chômage mine la société française. Barre l’horizon. François Hollande a, lui aussi, trébuché sur cette courbe qui pourrait être fatale à son successeur.

En dépit d’une croissance solide depuis plusieurs mois, le nombre de personnes sans travail atteint toujours des sommets : plus de 5,6 millions, toutes catégories soutenues.

On aurait pu imaginer que la question soit au cœur des revendications des Gilets jaunes. Elle n’a pas été abordée. Dans le long catalogue à la Prévert allant du référendum d’initiative citoyenne à la suppression des vaccins en passant par l’augmentation du Smic et l’abandon de la hausse de la taxe carbone sur les carburants, pas un mot sur le sujet. Ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette révolte des ronds-points.

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En Allemagne, la baisse du chômage s'accompagne d'un rebond des mini-jobs

Outre-Rhin, de plus en plus de personnes cumulent leur emploi principal avec un mini-job pour boucler leurs fins de mois.

Si l'Allemagne a récemment atteint son taux de chômage le plus bas depuis la réunification, les mini-jobs, ces emplois peu qualifiés à rémunération limitée, ne sont pas pour autant près de disparaître.

En mars 2018, il n'y en avait pas moins de 7,6 millions dans le pays, rapporte le quotidien allemand « Rheinische Post ».

Les chiffres officiels de l'agence pour l'emploi ont été communiqués en décembre par le gouvernement, à la demande des députés Verts. La population active allemande est estimée, elle, à 41,7 millions de personnes en 2018.

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Emploi : pourquoi le chômage augmente alors que les embauches sont en hausse

Le taux de chômage en France reste à un niveau élevé : 9,1%, selon les chiffres du troisième trimestre 2018 publiés mardi 20 novembre.

e taux de chômage français a été publié mardi 20 novembre. Il n’a pas baissé du tout et reste à un niveau élevé, 9,1 %. Et pourtant, le nombre d'embauches en France n’a jamais été aussi bon. Durant le même trimestre, le troisième de l’année 2018, on a eu à la fois un record d’embauches, plus de 2 millions, un nombre jamais atteint, et un chômage désespérément stable par rapport au trimestre d’avant.

Il s’agit de la vraie mesure du chômage, celle qui est effectuée par l’INSEE, à partir d’une enquête approfondie. Elle dénombre 2,6 millions de chômeurs en France hors Mayotte, c’est-à-dire des personnes de plus de quinze ans sans activité aucune et en recherche active d’emploi. Pôle emploi arrive à un chiffre beaucoup plus important, parce que l’organisme compte aussi les chômeurs qui travaillent à temps partiel et restent inscrits sur les listes. Le paradoxe est difficile à expliquer, mais il y a une hypothèse vraisemblable, qui est malheureusement assez regrettable.

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