La recherche d'emploi à l'heure d'Internet

La 5ème édition de l’étude « Recrutement 2.0 » de l’EDHEC et JobTeaser confirme la montée du mobile dans la recherche d’emploi ou de stages des étudiants et jeunes diplômés : 50 % des personnes interrogées ont déjà téléchargé une application mobile dédiée à l’emploi en 2017, contre 42 % en 2016.

Les réseaux sociaux professionnels tels que LinkedIn ou Viadeo sont également de plus en plus utilisés par cette population hyper-connectée : 90 % d’entre eux ont un profil sur ce type de plateforme et 84 % y ont déjà consulté une offre d’emploi. À l’inverse, Facebook et Twitter sont moins prisés par les jeunes en recherche d’expériences professionnelles : 32 % des répondants ont consulté une offre sur Facebook en 2017 et 8 % sur Twitter. De plus, l’étude révèle que les réseaux sociaux, spécialisés ou non, nécessitent un investissement en temps qui n’est pas forcément rentabilité, les job boards s’avérant plus efficaces.

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Bonus-malus pour l’assurance chômage : une vraie bonne idée

Si le contrôle renforcé des chômeurs ne fait pas baisser le chômage, le système de bonus-malus pour les entreprises a, lui, fait ses preuves aux Etats-Unis.

La réforme de l’assurance chômage est l’un des piliers de la politique de l’emploi d’Emmanuel Macron. D’un côté, il souhaite renforcer le contrôle de la recherche d’emploi pour les chômeurs (1), l’expérience en France comme à l’étranger montre que cette mesure ne va probablement pas faire baisser le chômage. Une fausse bonne idée, donc, au moins jusqu’à preuve du contraire via l’expérimentation.

Emmanuel Macron propose aussi une vraie bonne idée qui peut faire baisser le chômage en réduisant les licenciements : introduire le système bonus-malus pour les contributions des entreprises à l’assurance chômage.

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Chômage : le ministère du Travail annonce qu'il ne commentera plus les chiffres mensuels de Pôle emploi

La rue de Grenelle juge peu pertinente la publication mensuelle du nombre de demandeurs d'emploi "qui brouille plus qu’elle n’éclaire".

Fini les commentaires mensuels sur le nombre d'inscrits à Pôle emploi ? Le ministère du Travail annonce, mercredi 24 mai, qu'il souhaite changer sa façon de communiquer sur les chiffres du chômage en ne s'appuyant plus sur les études publiées tous les mois par la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). "La périodicité mensuelle de cette donnée entraîne une volatilité structurelle de l’information qui brouille plus qu’elle n’éclaire les tendances de fond sur le niveau de chômage", écrit le ministère de Muriel Pénicaud dans un communiqué.

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Et si le chômage n’était pas une fatalité ?

LE CERCLE/POINT DE VUE - Quelle est la bonne méthodologie pour aborder la question du chômage de masse ? Peut-être faudrait-il se rendre compte que les problématiques qui y sont liées ne relèvent pas toutes du marché du travail.

Contre le chômage de masse, a-t-on vraiment tout essayé ? Sans doute non. Le Cercle des économistes relance ses Cahiers par une publication qui est aussi un manifeste, rédigée par plus d'une dizaine de praticiens et d'auteurs académiques, et destinée à explorer des pistes nouvelles.

Le chômage devient « de masse » lorsque la croissance est insuffisante ou non créatrice d'emplois, et que les entreprises ne parviennent plus à résister à la concurrence, subissent des contraintes et des coûts excessifs et affichent des marges trop faibles et des spécialisations inadéquates.

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Le taux de chômage passe sous la barre symbolique des 10%, selon l'Insee

Le taux de chômage atteint son plus bas niveau depuis 2012

Une baisse de 0,4% au premier trimestre de cette année.

Une baisse symbolique. Le chômage a continué de reculer au début de l'année 2017, atteignant son plus bas niveau depuis 2012, signe que François Hollande a laissé à Emmanuel Macron un marché de l'emploi qui "va mieux" comme le président sortant l'affirme, même si la situation reste fragile.

Le taux de chômage a diminué de 0,4 point au premier trimestre 2017, pour s'établir à 9,3% de la population active en métropole et 9,6% en France entière, a annoncé l'Insee ce jeudi 18 mai.

Au sens de l'Insee, le chômage n'a donc pas augmenté sur l'ensemble du quinquennat Hollande. La décrue du premier trimestre intervient après deux années consécutives de légère baisse (notamment -0,2 point en 2016).

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Adieu, "Monsieur Chômage"

François Hollande voulait en inverser la courbe. C'est le contraire qui s'est produit : le chômage a augmenté de plus de 25 % pendant son quinquennat.

On a rarement vu, dans l'histoire économique et sociale française, une déroute aussi brutale. Pendant la période mai 2012-mars 2017, le chômage dans la France entière, selon Pôle emploi, a augmenté de 19 % dans la seule catégorie A, de 25,6 % dans les trois catégories A, B et C et de 26,7 % dans la totalité des catégories A, B, C, D et E. Pour ceux que les chiffres intéressent, ils sont féroces : la catégorie A est passée en cinq ans de 3,164 millions à 3,765 millions, soit exactement 601 000 chômeurs de plus. Pour les A, B et C, on est passé de 4,621 à 5,805 millions, soit une augmentation de 1,184 million de bénéficiaires. Enfin, dans la totalité des catégories A, B, C, D et E, l'addition monte de 5,183 à 6,567 millions, soit 1,384 million de plus d'inscrits au chômage. Les deux chiffres à retenir pour le quinquennat Hollande : 600 000 chômeurs de plus dans les A et près de 1,4 million dans l'ensemble des catégories.

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