Un chômage en baisse dans le monde, mais des conditions de travail précaires

L'Organisation internationale du travail (OIT) alerte sur l'insécurité économique et les inégalités des chances entre les hommes et les femmes. L'OIT estime à 172 millions le nombre de chômeurs dans le monde en 2018.

Constat amer. Pour revenir au niveau de chômage de 5% d'avant la sévère crise de 2008, il aura fallu pas moins de neuf ans, constate l'Organisation internationale du travail (OIT) dans son rapport annuel sur l'emploi publié mercredi. Alors qu'en une seule année, le taux avait grimpé de 5 à 5,6%. Les perspectives actuelles sont très incertaines, alerte l'OIT, liées à une conjoncture mondiale moins favorable. Dans l'hypothèse d'une situation économique stable, le nombre de chômeurs - estimé pour le monde à 172 millions en 2018 - devrait continuer à baisser dans de nombreux pays. Ce nombre devrait cependant augmenter d'un million par an en raison de la croissance démographique, même si le taux de chômage mondial devrait rester stable en 2019 et 2020.

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Les vérités du prix Nobel Jean Tirole sur le chômage de masse

CDI, précarité, indemnisations, temps de travail… Le Prix Nobel d’économie analyse l’échec historique de la France en matière d’emploi et sa «préférence » structurelle pour le chômage de masse.

En un an, alors que la France n'est pas restée immobile - 1,5 % de croissance -, le nombre de chômeurs inscrits a diminué d'à peine 50.000 ! Globalement, près de 3,7 millions de personnes sont encore sans emploi. Cette persistance d'un chômage de masse, sur lequel les réformes du marché du travail menées par Emmanuel Macron depuis son arrivée à l'Elysée n'ont pas encore produit d'effet, se trouve au coeur des réflexions de Jean Tirole. Le Prix Nobel d'économie dissèque les spécificités d'un marché du travail français bloqué et rongé par les choix des " institutions françaises ". Bref, un antimodèle que ces " institutions " feraient bien d'examiner, alors que les négociations sur le futur de l'Unédic sont en stand-by après le retrait du patronat.

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[LE CHIFFRE] 10 000 à 14 000 décès sont imputables au chômage chaque année en France

C’est un problème de santé publique majeur mais qui est complètement passé sous les radars. Chaque année, 10 000 à 14 000 décès sont imputables au chômage en France. Maladies chroniques, pathologies cardiovasculaires, anxiété, dépression, suicide, addictions renforcées par le manque d’estime de soi, renoncement aux soins… Les chômeurs présentent une surmortalité deux fois plus importante que les actifs du même âge.

Le chômage nuit gravement à la santé. Selon plusieurs études, entre 10 000 et 14 000 décès sont imputables au chômage chaque année en France. C’est quatre fois plus que le nombre de tués sur la route, pourtant, ils sont bien moins médiatisés. Le chômage agirait comme un catalyseur et non pas un élément déclenchant, la surmortalité augmentant avec la durée du chômage.

Hausse des maladies cardiovasculaires, des pathologies chroniques, des cancers, mais aussi stress, anxiété, comportements addictifs accrus, troubles du sommeil et de l’alimentation, dépression, voire même suicide, le risque de décès chez les personnes au chômage est multiplié par deux par rapport à des actifs du même âge.

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La baisse du nombre de chômeurs s'explique-t-elle par les radiations ou les formations ?

Le nombre de demandeurs d'emploi a baissé de 45 000 en catégorie ABC au quatrième trimestre 2018. Cette diminution n'est due ni aux formations ni aux radiations.

Question posée par Charles le 25/01/2019

Bonjour,

Vous nous demandez si la baisse du nombre de demandeurs d’emploi, dont les chiffres pour le 4e trimestre 2018 ont été publiés ce vendredi, est due aux entrées formation. D’autres nous demandent également si cette bonne nouvelle est imputable aux radiations administratives.

En moyenne au 4e trimestre 2018, il y avait, en France métropolitaine, 5 605 000 chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A, B et C (personnes sans activité ou en activité réduite). Soit près de 45 000 de moins qu’au 3e trimestre et 15 000 de moins sur l’année.

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Pôle emploi publie les chiffres du chômage pour le dernier trimestre 2018

Vendredi à midi, Pôle Emploi va dévoiler le nombre de chômeurs au dernier trimestre 2018 qui devrait être en baisse.

Le nombre de demandeurs d'emploi au dernier trimestre 2018 sera connu vendredi à midi, un chiffre attendu en baisse mais qui restera très élevé dans un contexte d'incertitude économique et au moment où les partenaires sociaux négocient une difficile réforme de l'assurance-chômage.

Un chiffre en diminution ? Au vu des statistiques d'octobre et de novembre, le nombre de chômeurs inscrits sur les listes de Pôle emploi devrait être en diminution en moyenne sur le trimestre, sauf forte hausse en décembre. Cette baisse succéderait à deux trimestres de légère progression (+0,2% au 2ème et +0,4% au 3ème).

De juillet à septembre, Pôle emploi avait ainsi recensé sur la France entière 3,718 millions de chômeurs (catégorie A) et 5,963 millions de demandeurs d'emploi, avec ou sans activité (catégories A-B-C). En dépit d'une légère progression de l'emploi salarié (0,1%), le taux de chômage n'avait pas bougé au 3ème trimestre, à 9,1%, du fait d'une progression de la population active. D'autres indicateurs étaient un peu plus positifs comme la hausse des embauches en CDI et à temps complet.

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Le salaire à vie ou la mort du chômage

Avec sa proposition de salaire à vie, l’économiste et sociologue Bernard Friot, entend renverser la logique classique qui relie emploi et salaire, marquant ainsi une rupture avec le modèle actuel fondé sur un marché du travail créateur d'inégalités et de chômage.

Avec sa proposition de salaire à vie, l’économiste et sociologue Bernard Friot, entend renverser la logique classique qui relie emploi et salaire en proposant que les individus se voient conférer, à leur majorité, une qualification donnant droit à un salaire, et ce, quelle que soit leur activité.

Ce dispositif s’appuie ainsi sur le constat que le travail est omniprésent dans nos sociétés, même s’il ne s’intègre pas nécessairement dans une logique d’emploi. Il ne s’agit donc plus seulement de répartir la richesse produite par le travail, mais bien de rémunérer l’activité.

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