Le gouvernement a trouvé la méthode : pour lutter contre le chômage, luttons contre les chômeurs !

Le ministère du Travail a présenté lundi 19 mars aux partenaires sociaux les mesures pour lutter contre le chômage. Il s’agit en fait de mesures contre les chômeurs : durcir les sanctions, diminuer ou supprimer les allocations, augmenter la durée d’exclusion, redéfinir l’offre raisonnable d’emploi…. et pour accentuer davantage la pression, ils auront l’obligation de renseigner mensuellement un rapport d’activité.

Après avoir imposé aux usagers de Pôle Emploi des modalités d’accès restreintes via l’outil digital, qui conduit chaque mois à exclure un grand nombre de chômeurs (radiations pour défaut d’actualisation). Le gouvernement passe à la vitesse supérieure, obligation est faite à Pôle Emploi de multiplier significativement les contrôles. Le nombre d’agents affecté à cette mission passera de 200 à 1000.

L’objectif n’est plus d’accompagner les chômeurs vers l’emploi mais vers la sortie de Pôle Emploi !

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Le chômeur, individu présumé coupable de ne pas rechercher un emploi

Au royaume de la « bienveillance », ce vade mecum du macronisme, les chômeurs sont présumés coupables de ne pas chercher un emploi qui souvent n’existe pas. Pourtant, on sait que les fraudeurs ne constituent qu’une infime minorité, évaluée à 0,4% des cas. On sait également que moins d’un chômeur déclaré sur deux est indemnisé et que nombre de sans-emploi sont exclus d’office des statistiques. Pas de quoi fouetter un chat de chômeur, donc.

Pourtant, Muriel Pénicaud a présenté un nouveau système pénalisant les demandeurs d’emploi incapables de prouver qu’ils ne cherchent pas activement du travail ou qui refusent une « offre raisonnable d’emploi ». Tout le problème est de savoir ce qui est « raisonnable » et ce qui ne l’est pas en termes de salaire, d’ancienneté, enfin de distance entre le domicile et le lieu de travail.

Désormais, les paramètres dépendront d’un échange entre le demandeur d’emploi et son conseiller Pôle Emploi. Le risque est de pas avoir les mêmes principes partout sur le territoire national et de transformer la réinsertion des chômeurs en élimination de ceux qui persistent à refuser n’importe quel boulot, dans n’importe quelles conditions et dans n’importe quel endroit.

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Chômage : les syndicats dénoncent la sévérité des nouvelles sanctions

VIDÉO. Si certaines sanctions seront allégées, les syndicats estiment que « l'accent est mis sur le contrôle » des chômeurs avec ces nouvelles mesures.

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Quel site choisir pour trouver un emploi ?

En ligne, les services qui visent à rendre la recherche d’emploi plus efficace au moyen de méthodes originales se multiplient. Mais tous ne se valent pas.

Venir en aide aux entreprises qui recrutent ainsi qu’au demandeurs d’emploi et à tous ceux qui cherchent un nouveau poste, c’est le but de nouvelles plateformes en ligne qui, à côté des traditionnelles annonces, déploient des méthodes alternatives : tests, algorithmes, mises en situation…

Valorisez vos compétences avec Skilero

Pour décrocher l’un des métiers proposés sur le site (community manager, assistante de direction, conseiller en vente, auxiliaire de puériculture…), il faut réussir un test chronométré de 30 à 40 minutes. Le service est gratuit, ce sont les entreprises qui paient pour avoir accès aux CV des meilleurs candidats. Pour certains métiers, skilero.com a même concocté avec les entreprises des Mooc (formations en ligne). Suivez-les, et décrochez de bons résultats pour être présélectionnée pour le poste. Le bémol ? Ce jeune site ne cible pour l’instant qu’un nombre restreint de jobs. Et il faut être rapide : le chronométrage des test est vraiment serré.

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Partez travaillez au Canada... Grâce à Pôle Emploi !

Des offres d’emploi de la région Québec sont désormais disponibles sur le site de Pôle emploi dans le cadre d'un projet pilote. Vous avez jusqu'au 21 mars pour postuler aux 24 premiers postes proposés.

“Recherche serveur disponible de suite pour travail dans un restaurant italien de Montréal” : si vous voyez passer une annonce de ce type sur le site de Pôle emploi, c’est normal, vous ne vous êtes pas perdu sur la version québécoise de l’ex-ANPE. Depuis début mars, la région Québec bénéficie d’un espace de recrutement direct sur le site de Pôle emploi rapporte L’Express. Et ce, dans le cadre d’un projet pilote baptisé "Québec-France pour l'emploi" (QFPE), pour “combler les besoins (criants) en main d'oeuvre des PME” de la capitale, Québec, et de sa périphérie.

Concrètement, les entreprises québécoises peuvent désormais directement déposer leurs annonces via un “salon virtuel” intégré au site de Pôle emploi. 24 postes sont actuellement à pourvoir : les candidats ont jusqu’au 21 mars prochain pour y postuler. Les métiers recherchés vont du machiniste au cuisinier, en passant par le secrétaire de direction, ou encore l’éducateur petite enfance. Après une présélection directement opérée par Pôle emploi, les candidats se voient ensuite proposer un entretien en ligne.

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Des chômeurs arnaqués au portefeuille par de fausses annonces d'emploi

Pôle Emploi et le commissariat de Tours en Indre-et-Loire ont lancé une mise en garde au sujet d’une arnaque à la fausse offre d’emploi visant à soutirer de l'argent aux chômeurs. Certaines annonces frauduleuses portent même le logo de Pôle emploi.

Ils sont des dizaines, voire des centaines à avoir été victimes de cette arnaque. Selon France Bleu Touraine, ces six derniers mois, des chômeurs sont tombés dans le panneau d'une fausse offre d’emploi visant à leur soutirer de l’argent. Le commissariat de Tours (Indre-et-Loire) a reçu jusqu’à cinq plaintes par semaine pendant cette période.

Déposées sur des sites d’annonces entre particuliers, ces annonces de postes à pourvoir - généralement dans le secteur des services - sont sans faute d’orthographe et bien rédigées. Certaines d’entres elles portent même le logo de Pôle emploi. Lorsque la personne intéressée par l’annonce contacte le prétendu employeur, celui-ci lui répond par mail ou par téléphone. Après quelques échanges, le recruteur lui explique vouloir lui envoyer un chèque de 1000 ou 2000 euros, pour subvenir à ses frais de matériel.

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