Le taux de chômage reprend sa lente décrue

Le chômage reprend sa lente décrue: après un sursaut en début d'année, le taux de l'Insee a très légèrement baissé au 2e trimestre, pour s'établir à 9,1% en France entière, un résultat moins bon qu'attendu.

Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l'Insee tablait sur un recul, déjà minime, de 0,2 point. La baisse est finalement encore plus infime (+0,1 point), selon les chiffres provisoires publiés mardi par l'Institut national de la statistique. Sans compter que cette baisse est à prendre avec des pincettes, puisqu'elle se situe, tout comme celle de 0,3 point sur un an, dans la marge d'erreur de l'indicateur (+/-0,3 pt).

Le taux de chômage reste, en outre, au-dessus du plancher de 8,9% (chiffre révisé à la baisse) atteint fin 2017.

En moyenne, l'Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au 2e trimestre, en baisse de 48.000 (-1,7%) sur trois mois et de 104.000 (-3,7%) sur un an.

Mardi soir, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s'est "réjouie" de la baisse constatée, sans toutefois "se satisfaire" d'un taux de chômage encore "très élevé". "Il faut travailler sur tous les leviers", "ça prend du temps", a-t-elle soutenu sur RTL.

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Les créations d'emplois à peine suffisantes pour faire refluer le chômage

L'économie française n'a créé que 31.000 emplois dans le secteur privé au deuxième trimestre contre 46.000 au premier, a indiqué vendredi l'Insee. Tout juste de quoi absorber la hausse de la population active.

Le ralentissement de la croissance est devenu le casse-tête du gouvernement pour tenir les objectifs de déficit public . Une autre équation se complique, beaucoup plus sensible politiquement, celle du chômage, comme le montrent les derniers chiffres de l'Insee publiés ce vendredi.

Selon une estimation provisoire, l'économie française s'est enrichie de 31.000 emplois dans le secteur privé au deuxième trimestre, contre 46.000 sur les trois premiers mois de l'année. Soit une hausse de 0,2 % d'un trimestre sur l'autre. C'est le treizième trimestre consécutif de hausse de l'emploi salarié privé qui atteint un nouveau record à un peu plus de 19,4 millions (+241.000 sur un an). Les différents moteurs agissent toujours dans le même sens : progression dans les services marchands ou la construction, baisse ou au mieux stabilité dans l'industrie.

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Pourquoi le chômage résiste

Depuis plusieurs mois, l’inversion de la courbe du chômage marque le pas. Le nombre de demandeurs d’emploi a même légèrement augmenté au deuxième trimestre. Explications.

Voilà une nouvelle, tombée au milieu de l’été, dont Emmanuel Macron se serait bien passé. Malgré les réformes qui s’enchaînent, la baisse du chômage, elle, marque le pas. Selon les données publiées fin juillet par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs inscrits à Pôle emploi a même augmenté légèrement, de l’ordre de + 0,2 %, entre avril et juin, se fixant à 9,4 %.

Certes, sur un an, la tendance est à la baisse (de -1 %). Mais la nouvelle a de quoi décevoir alors que les perspectives d’embauche sont au plus haut depuis le début de l’année. C’est un fait : sur le front du chômage, l’« effet Macron » tarde à porter ses fruits. La promesse de campagne du président d’atteindre un taux de chômage à 7 % à la fin du quinquennat, est encore loin d’être atteint.

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Allocations-chômage : les frontaliers manifesteront le 6 octobre

La rentrée s’annonce agitée. Le comité de défense des travailleurs frontaliers organise une grande manifestation le 6 octobre, à Sarreguemines. Il dénonce la réforme de l’allocation-chômage souhaitée par l’Europe.

Le comité de défense des travailleurs frontaliers de la Moselle appelle ses 12 000 adhérents à battre le pavé le samedi 6 octobre à Sarreguemines.

L’association bataille pour que la proposition de la Commission européenne ne voit pas le jour. L’allocation-chômage versée actuellement par le pays de résidence, la France, pourrait à l’avenir être assumée par celui où le frontalier était en activité. Le suivi également.

 « Que se passera-t-il en fin de droits ?, s’inquiète Arsène Schmitt, le président du comité. Comment se dérouleront les formations professionnelles ? Faudra-t-il se déplacer en Allemagne ? » pour s’inscrire et s’entretenir avec les conseillers de l’agence pour l’emploi dans une langue étrangère. « Tout reste flou. »

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Une promesse à la trappe

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Chômeurs en été. Se reposer ou continuer à chercher ?

Recruteurs en vacances, besoin de souffler, temps pour réfléchir : si la période estivale, moins propice aux embauches avec une économie au ralenti, angoisse certains demandeurs d’emploi, d’autres prennent des vacances parce que « chercher un emploi, c’est un travail en soi ».

« J’ai beau remuer les choses, chercher des annonces et répondre, il n’y a pas grand-chose. À un moment, il faut se faire une raison, ce n’est pas le moment, donc profitons-en pour voyager et bouger quand on peut », explique Isabelle, 44 ans, sans emploi, depuis janvier, dans le secteur de l’animation auprès d’associations, d’écoles ou de mairies.

Elle est partie mi-juillet, en Corse, rejoindre sa famille en s’accordant une pause d’un mois. Les vacances sont essentielles pour les chômeurs, rappelle en effet Vincent Godebout, délégué général de Solidarités nouvelles face aux chômages (SNC), une association d’accompagnement des chômeurs qui aide Isabelle. « Chercher un emploi, c’est un travail en soi, il faut que les chercheurs d’emploi s’accordent une période pour souffler en famille, entre amis, etc., pour recharger aussi les batteries pour repartir », souligne-t-il.

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