Chasse aux chômeurs

En France, la ministre du travail devrait présenter la semaine prochaine un projet de réforme de l'assurance-chômage, renforçant le contrôle des chômeurs. En Angleterre cela fait des années que ces méthodes sont mises en oeuvre.

En France, un projet de loi pour renforcer le contrôle des chômeurs

La ministre du travail, Muriel Pénicaud, devrait présenter la semaine prochaine en Conseil des ministres, un texte prévoyant la réforme de l’assurance chômage, mais aussi celle de l'apprentissage et de la formation professionnelle

Ce projet de loi prévoit de remettre à plat un système qualifié d’incohérent par le gouvernement, en engageant notamment un renforcement du contrôle des chômeurs. Un chômeur voit actuellement son allocation réduite de 20% pendant deux à six mois en cas de recherche insuffisante ou de refus de formation. Le gouvernement envisage de réduire ces indemnités de 50% puis de les supprimer totalement en cas de récidive.

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Le lancement des emplois francs reporté

Le lancement des emplois francs, prévu initialement lundi à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en présence de Muriel Pénicaud, Jacques Mézard et Julien Denormandie, a été reporté en raison de l'actualité chargée, a-t-on indiqué au ministère du Travail.

L'évacuation de Notre-Dame-des-Landes, qui a débuté lundi matin, risque d'éclipser le lancement de ce dispositif qui doit permettre de lutter contre le chômage en incitant financièrement les entreprises à embaucher dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, a-t-on fait valoir.

Le dispositif, qui est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, prévoit une prime à l'embauche de 5.000 euros par an sur trois ans pour toute entreprise ou association qui engagerait un habitant de l'un de ces quartiers en CDI.

Les primes seront de 2.500 euros par année sur deux ans pour les entreprises ou associations qui engageraient un habitant en CDD de plus de six mois. Le dispositif est testé depuis début avril dans sept territoires (Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Val d’Oise, Essonne, à Lille, Marseille et Angers).

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Emmanuel Macron pourrait revoir les droits des chômeurs

Dans le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’, que Muriel Pénicaud a présenté aujourd’hui, l’article 33 risque de susciter la colère des partenaires sociaux.

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Chômage: comment le gouvernement augmente la masse salariale de 8 milliards € annuels sans le dire

Muriel Pénicaud a présenté vendredi son projet de loi sur le chômage aussi baptisé « projet de loi pour la liberté de choisir un nouvel avenir professionnel ». Présenté initialement en retrait par rapport aux promesses d’Emmanuel Macron, il contient en réalité de nombreux germes de déstabilisation pour les entreprises, sans qu’on ait forcément le temps de bien en imaginer les conséquences. Par exemple, les mesures sur la formation augmentent mécaniquement la masse salariale de 8 milliards par an sans que personne ne semble l’avoir vu clairement.

La liberté de choisir un nouvel avenir professionnel est une expression qui sonne bien. Elle nourrit l’image très dix-neuvièmiste d’un prolétariat qui n’aurait pas pu choisir son destin et à qui l’État donnerait soudain une nouvelle chance. C’est une façon tentante de forger le mythe selon lequel l’État rebattrait les cartes que les entreprises piperaient. La posture de communication est intelligente même si, bien entendu, elle occulte totalement le rôle de l’Éducation Nationale dans la fabrique du chômage de masse aujourd’hui.

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PEUT-ON VRAIMENT CONTRÔLER LES CHÔMEURS ?

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, présente demain son projet de loi "avenir professionnel" réformant la formation professionnelle, l'apprentissage et l'assurance chômage. Concernant le contrôle des demandeurs d’emploi, Emmanuel Macron veut qu'ils soient plus surveillés et souhaite durcir les sanctions contre ceux qui ne recherchent pas activement du travail. Mais cette mesure nécessaire risque d’être difficile à mettre en place.

Un "contrôle journalier" des chômeurs ? Comme on pouvait s’y attendre, l’idée lancée à l’automne par Pierre Gattaz, le numéro 1 du Medef, a déclenché une bronca. "Ridicule !", s’est étranglé François Hommeril, président de la CFE-CGC. "Qu’il se taise !", a intimé en écho Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière. Quelques semaines plus tard, la fuite d’une note du gouvernement évoquant la simple possibilité de renforcer la surveillance de la recherche d’emploi et d’alourdir les sanctions associées déclenchait la même tempête. "Le seul but du pouvoir, c’est de rayer des gens pour dire que le chômage a diminué", fulmine Alexis Corbière, député de la France insoumise.

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Le gouvernement envisage de toucher au cumul chômage-emploi

EXCLUSIF + VIDEO. Le projet de loi sur les parcours professionnels ouvre la possibilité pour l'Etat « d'adapter » les règles de cumul allocations-revenus des chômeurs.

Déjà passablement irrités par les décisions prises en matière de contrôle des chômeurs et de gouvernance de l'Unédic , les syndicats ont trouvé un motif de mécontentement supplémentaire vis-à-vis du gouvernement.

Et pour cause : contrairement à ce qu'il a toujours assuré, rappellent-ils, l'exécutif se donne la possibilité de toucher aux allocations des chômeurs et plus précisément à celles des chômeurs qui exercent une activité réduite.

C'est ce qui ressort de l'exposé des motifs du projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » auquel « Les Echos » ont eu accès. Précisément, l'article 33 du texte « ouvre la faculté de prendre des mesures par décret en Conseil d'Etat pour lutter contre la permittence ». C'est-à-dire contre la pratique de certaines entreprises qui emploient des personnes de manière permanente ou quasi-permanente via une succession de contrats très courts entrecoupés de périodes de chômage.

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