Chômage : 3e mois consécutif de baisse, une première depuis février 2008


Fin novembre 2016, en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A baisse de 0,9% (–31 800 personnes) et s'établit à 3.447.000.

L’année 2016 finira donc positivement sur le front du chômage. Fin novembre 2016, en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A baisse de 0,9% (–31.800 personnes) et s'établit à 3.447.000. Il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive, un résultat inédit depuis février 2008 !

Sur les trois derniers mois, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a ainsi reculé de 109.800 (-3,1%), soit la plus forte baisse trimestrielle observée depuis janvier 2001. "Cette nouvelle baisse conforte la tendance favorable observée au cours des derniers mois ; depuis le début de l’année 2016, la baisse atteint 133.500 (-3,7%), soit en moyenne 12.000 demandeurs d’emploi en moins chaque mois", calcule le ministère du Travail dans son communiqué.

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Emploi : des chômeurs devenus conseillers

Deux anciens chômeurs ont récemment retrouvé un travail en s'inscrivant à Pôle Emploi. Ils sont désormais conseillers au sein de cette même agence.

Francine Modena et François Gomez empruntent le chemin de Pôle Emploi depuis des années. Mais aujourd'hui c'est différent : avant ils étaient chômeurs, maintenant ils sont conseillers. Francine Modena, 55 ans, gère l'avenir de plusieurs chômeurs. Avant, elle était attachée commerciale dans un groupe de presse. Elle a vécu une longue période de chômage après un licenciement économique, avant d'avoir un déclic à Pôle Emploi avec son conseiller.

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Chômage: la France n'est pas particulièrement généreuse

La France n'est pas particulièrement généreuse envers ses chômeurs, selon une note du Trésor diffusée mercredi, comparant les taux de remplacement nets de 16 pays européens.

La direction générale du Trésor, qui dépend de Bercy, a comparé, dans ces 16 pays, les revenus de remplacement accordés aux chômeurs en 2014. Mais elle ne s'est pas bornée aux seules allocations chômage et a tenu compte des autres allocations (logement, familiales...) et réductions d'impôts, dont bénéficient spécifiquement les demandeurs d'emploi dans certains pays.

Cette analyse "révèle que, en moyenne, la France ne se singularise pas dans le paysage européen", selon le Trésor.

En France, les chômeurs bénéficient, en début d'indemnisation, d'un taux de remplacement net moyen (après cotisations et impôts) de 67% par rapport à leur ancien salaire, soit un niveau comparable à la Belgique (68%), l'Allemagne (67%), l'Irlande (67%), la Norvège et l'Italie (66%) et légèrement inférieur à la moyenne des pays testés (69%).

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La France, pas si généreuse que ça avec les chômeurs?

Alors que patronat et syndicats français n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord sur une nouvelle convention régissant l'assurance-chômage, voilà une étude qui pourrait alimenter le débat.

Dans cette étude, le Trésor a choisi de prendre en compte toutes les aides que touche un chômeur : les revenus nets de l'assurance-chômage, mais aussi les baisses d'impôts et les allocations logements ou familiales que certains pays accordent spécifiquement aux demandeurs d'emploi.

D'après ces calculs, au début, un chômeur français touche environ 67% de son ancien salaire, ce qui est un peu moins que la moyenne européenne. Puis, en fin de droits, les demandeurs d'emploi français voient leurs ressources chuter plus brutalement que les autres européens parce que leurs revenus proviennent avant tout des allocations chômage contrairement à d'autres pays qui se sont dotés d'une palette d'aides pour les chômeurs bien plus large. Des chômeurs qui, en contrepartie, sont indemnisés moins longtemps par l'assurance-chômage.

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Bob emploi, la plateforme anti-chômage

Un jeune entrepreneur vient de lancer ce "compagnon numérique" en partenariat avec Pôle Emploi pour venir en aide aux 3,5 millions de chômeurs. "Bob" fonctionne comme Uber ou Meetic, grâce aux "big data" (données massives) mais cette fois au service de l'emploi. Simple d'accès et facile d'utilisation, ce site promet, avec ses seuls algorihtmes, une alternative crédible et un accompagnement quotidien dans la recherche d'emploi.

Pôle emploi modèle startup

Diplômé de La Sorbonne, Sciences Po et Berkeley, le jeune Paul Duan (24 ans) est à l'origine de Bob Emploi. Installé dans la Silicon Valley (comme Google, Facebook et consorts), Paul Duan a créé Bayes Impact il y a deux ans avec l'ambition de se servir des chiffres pour le bien de la société. Les puissants algorithmes utilisés lui ont servi à optimiser notamment les services d'ambulance à San Francisco, ou encore à diminuer les taux de réadmissions à l'hôpital afin de diminuer les coûts. Santé, police, justice, Bayes Impact travaille avec de nombreux services publics, et concluait il y a un an un accord qualifié d' "historique" avec le directeur de Pôle emploi. Jean Basseres explique avoir rencontré Paul Duan grâce à la ministre du travail Myriam El Khomri : "Il a [ensuite] vu une centaine de conseillers chez nous pour mettre son application au point".

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La Suisse devrait payer pour les chômeurs frontaliers

La Commission européenne veut mettre à jour les règles du chômage pour les travailleurs transfrontaliers. Ce changement de cap pourrait coûter plusieurs centaines de millions de francs à la Suisse.

L'UE projette de changer le système d'indemnisation du chômage pour les travailleurs transfrontaliers, ce qui pourrait entraîner des centaines de millions de francs de dépenses supplémentaires pour la Suisse, rapporte la NZZ am Sonntag. La Commission européenne propose que les travailleurs qui perdent leur emploi perçoivent à l'avenir les indemnités de chômage là où ils ont été employés durant la dernière année de leur contrat. Actuellement, cela relève essentiellement de la compétence de l'Etat d'origine du travailleur.

La Suisse compte plus de 314'000 travailleurs transfrontaliers, selon le journal. Ces derniers paient actuellement des cotisations de chômage dans le pays où ils sont employés, mais, s'ils sont licenciés, ils perçoivent les indemnités de chômage essentiellement de leur pays d'origine. La Suisse verse des indemnités aux frontaliers durant cinq mois au maximum. Avec le projet de l'UE, elle devrait les payer plus longtemps dans beaucoup de cas. Ce qui rendrait le pays encore plus attractif pour les travailleurs étrangers.

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