Assurance chômage : et si l’exécutif réfléchissait avant de puiser dans la poche des chômeurs ?

Les négociations entre partenaires sociaux sur l’assurance-chômage ont tourné court. A croire que le gouvernement espérait ce résultat...

Les futurs chômeurs du pays, les nounous poly-employées gilets roses, les précaires qui survivent avec des miettes de travail et des allocations chômage, après le 1er juillet 2019, feront-ils les frais de l'échec des négociations sur l'assurance chômage entre partenaires sociaux ? C'est malheureusement ce qu'il faut craindre si le gouvernement reprend la main sur les discussions en maintenant son objectif de réduction de 1 à 1,3 milliard par an des dépenses de l'Unedic. Et ce, bien que la moitié seulement des privés d'emplois soit indemnisée et à 1 020 euros en moyenne, comme le rappelle Laurent Berger de la CFDT… A l'heure où le pays cherche une issue à la crise sociale et politique qui le secoue, où la population s'interroge sur la répartition des richesses, cet entêtement serait perçu comme une injustice supplémentaire...

Lire la suite : Assurance chômage : et si l’exécutif réfléchissait avant de puiser dans la poche des chômeurs ?

Chômage: le coup d'épée dans l'eau du gouvernement

LE MACRONOMÈTRE - Emmanuel Macron voulait rendre moins restrictive la notion d' «Offre raisonnable d'emploi», cette offre que le chômeur peut être contraint d'accepter sous peine de sanction. Mais il a dû atténuer la portée de sa réforme. Le think-tank libéral iFRAP, qui chaque semaine publie sur Le Figaro.fr une évaluation d'une des mesures de l'exécutif, accorde à celle-ci la note de  4/10 .


Le président de la République s'était engagé à modifier le mécanisme de l'Offre raisonnable d'emploi (ORE) - offre que le chômeur peut être contraint d'accepter sous peine de sanction - car ce mécanisme est resté très peu appliqué. La France présente ainsi la particularité d'être généreuse pour ses demandeurs d'emploi et de considérer que l'on ne peut pas contraindre un chômeur à reprendre un emploi inférieur à celui qu'il occupait précédemment.

Lire la suite : Chômage: le coup d'épée dans l'eau du gouvernement

La France est-elle trop généreuse avec les chômeurs ?

Les idées claires | Le système d'assurance chômage est-il efficace ? C'est la question au cœur des Idées Claires, notre programme hebdomadaire produit par France Culture et Franceinfo destiné à lutter contre les désordres de l'information, des fake news aux idées reçues.

Ce début 2019 marque la dernière ligne droite pour la réforme de l'assurance-chômage. Sans accord entre les partenaires sociaux, c'est l'État qui va reprendre la main sur les négociations en se posant cette sempiternelle question : que faire pour réduire le taux de chômage ?

Changer le système d'assurance chômage pour un système d'indemnisation dégressive ou de contreparties comme le suggérait le Premier Ministre il y a quelques jours, peut-il résoudre le problème ? N'est-il pas plus confortable de vivre au chômage, profitant de "deux ans de vacances payées par l'État" comme l'expliquait Christophe Castaner ? Ne faudrait-il pas surveiller davantage les bénéficiaires des allocations chômage pour éviter les abus ?

Lire la suite : La France est-elle trop généreuse avec les chômeurs ?

Pourquoi la baisse "historique" du chômage semble démentie par Pôle emploi?

Le taux de chômage publié jeudi est issu de l'Insee. Une donnée à ne pas confondre avec celle des inscrits à Pôle emploi, beaucoup moins positive.

Question posée par Nono le 15/02/2019

Bonjour,

Nous avons résumé votre question, qui était la suivante: "Le gouvernement a annoncé une baisse historique du chômage. Or, sur le site (du ministère du Travail, ndlr), avec le tableau des données trimestrielles brutes, on s’aperçoit de l’inverse, avec par exemple 5 942 300 chômeurs au 4e trimestre 2014, 6 322 100 chômeurs au 4e trimestre 2016, 6 375 600 chômeurs au 4e trimestre 2017, et 6 320 300 chômeurs au 4e trimestre 2018. Je ne vois pas où est la baisse historique annoncée… Le gouvernement présente-t-il des chiffres trompeurs ?"

Lire la suite : Pourquoi la baisse "historique" du chômage semble démentie par Pôle emploi?

Chiffre du chômage...enfumage...

Les chiffres du chômage pour le dernier trimestre 2018 ont été donné “hors Mayotte” et pourtant Mayotte est notre 101ème département. La raison de cette précision dans l’expression du chiffre du chômage est que Mayotte à un taux de chômage de 26% ce qui risquerait de plomber l’annonce gouvernementale qui ne concerne que la France métropolitaine, donc en excluant ces territoires français un peu oubliés par la République et où le chômage est endémique. Pourtant nos concitoyens ultramarins sont des citoyens français de plein droit, ce que l’on oublie un peu vite..en dehors des périodes électorales. Quand un Gouvernement commence à tripatouiller les chiffres en excluant ceux qui ne lui sont pas favorables, il remet en cause sa crédibilité et met le doigt dans une dérive dangereuse. Ne tenir compte seulement des chiffres qui vont bien, c’est au minimum de la malhonnêteté intellectuelle et une tromperie politique.

Lire la suite : Chiffre du chômage...enfumage...

Le chômage repasse sous la barre des 9% : "Ça va demander à être confirmé dans la durée"

Pour Olivier Babeau, économiste interrogé jeudi par Europe 1, la baisse du nombre de demandeurs d'emploi "va dans le bon sens", même si le chômage structurel pourrait freiner l'inflexion de la courbe.

RÉACTION

Le taux de chômage a atteint l'année dernière son taux le plus bas depuis dix ans. Pour le quatrième trimestre 2018, il est en recul de 0,3 point à 8,8% de la population active en France (hors Mayotte), soit un pourcentage qu'il n'avait plus atteint depuis 2009, selon des chiffres provisoires publiés jeudi par l'Insee. "Une très bonne nouvelle", pour Olivier Babeau, président de l'Institut Sapiens et professeur à l'université de Bordeaux. "Ça va demander à être confirmé dans la durée, mais ça va dans le bon sens", salue cet économiste au micro d'Europe 1. Il rappelle que cette baisse concerne en priorité les 15-24 ans, avec un recul de 3,6 points pour un taux de chômage qui reste toutefois à 18%.

Lire la suite : Le chômage repasse sous la barre des 9% : "Ça va demander à être confirmé dans la durée"