Assurance-chômage : ce qu'il faut savoir

L'assurance-chômage a vocation à protéger tous les salariés en cas de perte d'emploi. Elle leur verse une allocation pendant le temps nécessaire (2 à 3 ans maximum) au retour à l'emploi. Certaines conditions sont toutefois à remplir pour en bénéficier et la durée d'indemnisation dépend du dernier contrat de travail. Plusieurs réformes de l'assurance-chômage sont actuellement menées.

Les mécanismes de l'assurance-chômage

Obligatoire, l'assurance-chômage est une assurance à laquelle cotisent tous les salariés du privé ainsi que certains du secteur public. Cette assurance prend la forme d'une cotisation qui correspond à 6,45% du salaire brut, dont 4,05% est à la charge de l'employeur. Lorsque le salarié se retrouve au chômage, suite à un licenciement, une rupture conventionnelle ou une démission (dans certains cas spécifiques), une allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) est versée par le Pôle Emploi. Pour pouvoir en bénéficier, le chômeur doit : Résider en France métropolitaine, ou dans les DROM Avoir perdu son emploi de façon involontaire et être inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi Être à la recherche effective d'un nouvel emploi Avoir été affilié 4 mois minimum à l'assurance-chômage au cours des 28 derniers mois (36 mois pour les plus de 50 ans) Ne pas avoir atteint l'âge légal de départ à la retraite et être apte physiquement au travail. La durée d'indemnisation dépend de l'ancienneté du dernier contrat de travail et ne peut excéder 24 mois, sauf pour les chômeurs de plus de 50 ans pour lesquels elle peut être prolongée jusqu'à 36 mois

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Les ménages s'inquiètent du chômage

La confiance des ménages est restée stable en août en France pour le deuxième mois consécutif. Elle continue ainsi d'évoluer à son plus bas niveau depuis septembre 2016, selon les données publiées mardi par l'Insee. L'indicateur synthétisant cette confiance est ressorti sans changement à 97, un niveau inférieur à sa moyenne de longue période, calée à 100.

Par rapport à l'enquête de juillet, les ménages français affichent une quasi-stabilité d'opinions sur leur situation financière personnelle, passée et future, et la proportion de ceux qui jugent opportun de faire des achats importants est de même inchangée.

Le chômage inquiète

La part des ménages estimant qu'il est opportun d'épargner augmente en revanche nettement après trois mois de stabilité mais reste au-dessous de sa moyenne de long terme.

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Haro sur les chômeurs premium

"Je suis exactement sur la même ligne que le président : celle de refuser qu'on mette un pognon de dingue dans des dispositifs sans veiller en même temps a leur efficacité." C'est en ces termes que le député macroniste Aurélien Taché s'est confié, lundi 27, à des collègues.

Il faisait allusion à sa proposition d'instaurer une dégressivité de l'assurance-chômage, à partir de six mois de période sans emploi, pour les cadres touchant entre 5 000 et 6 000 euros d'allocation mensuelle (Le Parisien du 22/08).

"On doit être capables de montrer, a renchéri Taché, que nous n'avons pas peur de réduire le montant des allocations dont bénéficient les hauts revenus."

Petit problème : c'est en grande partie sur les cadres que repose aujourd'hui la solidité du financement de l'assurance chômage.

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Baisse du chômage : "On part de très loin, on part de 20 ans de chômage de masse", relève Pénicaud



Invitée d'Europe 1, mardi matin, Muriel Pénicaud est revenue sur la baisse du chômage, plus lente qu'escomptée.

INTERVIEW

La comparaison est cruelle pour l'exécutif. En France, la baisse du chômage est plus faible qu'ailleurs : de 0,1 point au deuxième trimestre, pour un taux de chômage de 9,1% à la mi-août, quand il est autour de 4% en Allemagne et au Royaume-Uni, et que la moyenne de l'UE est de 7,1%. "On part de très loin, on part de 20 ans de chômage de masse", a fait valoir mardi matin Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, au micro d'Audrey Crespo-Mara sur Europe 1, pour expliquer ce décalage avec les autres pays européens. "On a dit dès le début que ce serait un travail de longue haleine", se défend-elle.

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Assurance chômage : remettre les choses dans l’ordre

La réforme de l’assurance chômage qu’Emmanuel Macron veut remettre en chantier avait été mal engagée jusqu’ici. L’origine de ce mauvais démarrage se trouve dans ses promesses de campagne consistant à faire bénéficier les indépendants et les démissionnaires de cette assurance et de transférer les cotisations chômage (la part salariée uniquement) vers la CSG. Ces promesses n’étaient pas inintéressantes en elles-mêmes mais ces propositions n’étaient pas abouties et leurs conséquences pas pensées jusqu’au bout (1).

Moyennant quoi le transfert de la part de la cotisation payée par les salariés vers la CSG a été réalisé dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale de 2018. L’élargissement aux démissionnaires et aux indépendants est effectif depuis l’adoption en juillet dernier de la loi « pour la liberté de choix de son avenir professionnel », même si les mesures décidées finalement sont sans commune mesure avec l’engagement initial : seuls quelque 25 000 démissionnaires devraient être concernés chaque année et 30 000 indépendants. Plusieurs autres mesures, comme le remplacement des exonérations de la part employeur des cotisations assurance chômage par des recettes fiscales, la perspective d’un bonus-malus pour les entreprises ayant recours massivement aux CDD et la création d’une prestation spécifique pour le chômage longue durée, ont fait également l’objet d’annonces du gouvernement.

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Le chômage peine à refluer



Au mois de juillet, le nombre de demandeurs d'emploi a connu un pic. Le pays peine à créer suffisamment de postes pour absorber la hausse de la population active.


Que s'est-il passé au mois de juillet à Pôle emploi ? Le nombre de demandeurs d'emplois a connu un pic soudain. Le nombre d'inscrits en catégorie A, n'exerçant aucune activité rémunérée, a gonflé de 0,6 % par rapport au mois de juin, soit 19.300 personnes en plus sur les listes, portant le total à 3,46 millions. C'est ce que montrent les données mensuelles publiées en ligne par le ministère de l'Emploi, livrées sans aucun commentaire.

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