La Suisse devrait payer pour les chômeurs frontaliers

La Commission européenne veut mettre à jour les règles du chômage pour les travailleurs transfrontaliers. Ce changement de cap pourrait coûter plusieurs centaines de millions de francs à la Suisse.

L'UE projette de changer le système d'indemnisation du chômage pour les travailleurs transfrontaliers, ce qui pourrait entraîner des centaines de millions de francs de dépenses supplémentaires pour la Suisse, rapporte la NZZ am Sonntag. La Commission européenne propose que les travailleurs qui perdent leur emploi perçoivent à l'avenir les indemnités de chômage là où ils ont été employés durant la dernière année de leur contrat. Actuellement, cela relève essentiellement de la compétence de l'Etat d'origine du travailleur.

La Suisse compte plus de 314'000 travailleurs transfrontaliers, selon le journal. Ces derniers paient actuellement des cotisations de chômage dans le pays où ils sont employés, mais, s'ils sont licenciés, ils perçoivent les indemnités de chômage essentiellement de leur pays d'origine. La Suisse verse des indemnités aux frontaliers durant cinq mois au maximum. Avec le projet de l'UE, elle devrait les payer plus longtemps dans beaucoup de cas. Ce qui rendrait le pays encore plus attractif pour les travailleurs étrangers.

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Chômage : le casse-tête des inemployables

En moins de 50 ans, le marché du travail a pratiquement fermé ses portes aux sans-diplômes.

Selon une étude de l’OCDE, 22% des travailleurs français risquent d’être inemployables à moyen terme, soit 6 à 7 millions d’actifs.

Ces chiffres sont révélateurs d’un mal profond qui ronge les économies occidentales : celui de l’inemployabilité d’une partie croissante de leurs populations, dont « on ne sait plus si elle est à la recherche d’un emploi ou incapable d’en trouver un ».

Un phénomène qui va de pair avec la transformation des économies de la production vers la conception. « Le capitalisme du XXIème siècle organise scientifiquement la destruction de la société industrielle » écrit Daniel Cohen dans l’introduction à ses Trois leçons sur la société post-industrielle.

Désormais, 78% des emplois créés correspondent à des fonctions d’ingénieurs, de cadres administratifs et de créatifs. Entre 1962 et 2007, le nombre d’employés diplômés d’un Bac+2 est passé de 8,5% à 51%. Or, seuls 25% des actifs disposent d’un tel diplôme.

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Le chômage devrait légèrement baisser d'ici à mi-2017, selon l'Insee

Le chômage baissera, mais moins rapidement que ce qu'avait prévu l'Insee.

Le taux de chômage, après un coup d'arrêt au 3e trimestre 2016, devrait reprendre sa "légère" décrue jusqu'à la mi-2017, pour atteindre 9,5% de la population active en métropole (9,8% avec l'outre-mer), selon une note de conjoncture publiée jeudi 15 décembre par l'Insee. Le chômage ne devrait donc pas retrouver, d'ici à la fin du quinquennat de François Hollande en mai 2017, son niveau du début de mandat (9,3% en métropole et à 9,7% en France entière).

Après être remonté au trimestre dernier à 9,7% en métropole (10,0% en France entière), le chômage reculerait à 9,6% (9,9% en France entière) à la fin 2016, puis à 9,5% (9,8%) au 2e trimestre 2017, selon l'Institut national de la statistique économique. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, s'est "félicitée" dans un communiqué "des perspectives positives" de l'Insee. Pourtant, ces prévisions sont moins optimistes que celles publiées en octobre, quand l'Insee prévoyait les même taux, mais dès la fin 2016.

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L'UE propose une mise à jour des règles d'assurance chômage entre Etats membres

Strasbourg, 13 déc 2016 - La Commission européenne a présenté mardi à Strasbourg une mise à jour des règles européennes d'assurance chômage pour les travailleurs transfrontaliers, mais aussi les personnes en recherche d'emploi dans un autre Etat membre, afin de faciliter la mobilité du travail.

Cette proposition "garantit la liberté de mouvement et protège les droits des citoyens, tout en renforçant les outils pour répondre aux abus possibles", a assuré la commissaire européenne aux Affaires sociales, Marianne Thyssen.

Elle vise à établir "un lien plus étroit entre l'endroit où les contributions sont payées et celui où les allocations sont réclamées, pour s'assurer d'une répartition équitable de la charge entre les Etats membres", écrit la Commission dans un communiqué.

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El Khomri va préciser ce que va devenir en 2017 le plan 500.000 formations des chômeurs

Après une série de bilatérales, la ministre du Travail réunit ce mercredi les partenaires sociaux rue de Grenelle pour faire un nouveau point d'étape de la mise en œuvre du plan 500.000 formations pour les chômeurs. Les sujets de financement, notamment pour la prolongation en 2017, seront abordés.

Nouvelle grande messe rue de Grenelle. Ce mercredi en fin d'après-midi, les représentants du patronat, des syndicats, des régions et de l'opérateur Pôle emploi vont se retrouver au ministère du Travail, autour de Myriam El Khomri et de la secrétaire d'État à la formation, Clotilde Valter, afin de participer à un nouveau bilan d'étape du plan 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d'emploi, lancé en janvier dernier par le président de la République.

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Six chômeurs sur dix retrouvent un emploi dans les six mois après une formation

En 2015, près de six chômeurs sur dix ont retravaillé dans les six mois suivant une formation prescrite par Pôle emploi, selon une étude publiée par ce dernier. C'est pour les jeunes que les formations débouchent le plus souvent sur du travail.

La mise en place du plan 500 000 formations prioritaires lancé début 2016 par François Hollande a suscité moult questions et doutes quand à son efficacité en terme d'insertion professionnelle. S'il est encore trop tôt pour dresser un bilan de ce plan lui-même, une étude de Pôle emploi parue le 1er décembre sur les personnes ayant suivi une formation en 2015 pourrait être de bon augure. Du moins pour certaines catégories de chômeurs comme les jeunes.

Parmi les quelque 365.000 demandeurs d'emploi sortis de formation en 2015, plus de la moitié (57,3%) en effet ont travaillé au cours des six mois qui ont suivi, selon ce rapport. Un chiffre en légère hausse par rapport à 2014, le taux d'accès à l'emploi s'élevait alors à 56%. Mais attention! Cela ne signifie pas que ces personnes occupaient toujours un emploi au terme des six mois.

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