Sans emploi, un décompte incomplet

En quête des personnes disparues et découragées

Il y a comme ça, parfois, des sujets qui trottent dans la tête. Par exemple celui du chômage.

Lorsque nous lisons, par exemple, que le taux de chômage, sur l’ensemble de 2017, a été de 3,8% en Allemagne, de 9,4% en France et de 11,2% en Italie, peut-on en déduire que la situation économique est bonne chez nos voisins du nord, qu’elle est médiocre à l’ouest et mauvaise au sud?

Cette appréciation paraît de bon sens. Elle se fonde sur l’idée que la situation est satisfaisante dans les pays où ce taux est inférieur à 5%, que ça ne va pas fort pour ceux où ce taux est compris entre 5% et 10% et qu’elle est préoccupante lorsque ce chiffre est supérieur à 10%.

Ces statistiques sont un bout de l’histoire. Mais pas toute l’histoire. Quelles sont les caractéristiques des personnes considérées comme étant au chômage? En Suisse, nous avons deux statistiques. L’une ne prend en compte que les personnes qui reçoivent des allocations de chômage. L’autre englobe en plus les gens qui, sans bénéficier d’allocations, sont disponibles sur le marché du travail et recherchent un emploi.

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Chômage: Pour en finir... Vraiment ?

“C’est alors que j’ai découvert, et beaucoup de ministres avec moi, l’extraordinaire et accablante proportion de jeunes qui arrivaient sur le marché du travail sans aucune formation.1 »... Christian Beullac, ministre du Travail, vient de terminer sa contribution au Conseil des ministres.

Nous sommes en 1976, Valéry Giscard d’Estaing est Président de la République ! Quasiment un demi-siècle après cette prise de conscience, 43 ans plus précisément... À l’Ouest rien de nouveau ! Toujours 120 000 NEET (Not in Education, Employment or Training) par an !

Quasiment un demi-siècle plus tard, ils seraient près de 1,8 million de jeunes à être hors système en France, selon Eurostat pour représenter environ 17 % de la jeunesse française. Parmi eux, 460 000 sont carrément considérés comme « invisibles », soit l’équivalent de la population de la ville de Toulouse...

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Chômage des cadres : merci de plafonner (aussi) les cotisations !

Après l'échec des négociations sur l'Assurance chômage entre les partenaires sociaux, l’exécutif reprend la main sur la réforme de l’Assurance chômage : son objectif ? Une nouvelle convention qui permette de dégager entre 1 et 1,3 milliard d’euros d’économies. La piste abordée en ce moment par le gouvernement semble être l’abaissement du plafond d’indemnisation des hauts salaires et des cadres notamment mais cela, tout en maintenant le même niveau de cotisations, côté employeur. Cotiser autant pour percevoir moins en somme… et économiser peu du côté de l’Etat, entre 137 et 285 millions d’euros. Cela paraît presque insensé, en plein Grand débat notamment sur les questions d’équité fiscale.

Si le gouvernement veut abaisser le plafond d’indemnisation, il ne doit pas oublier de réduire le plafond des rémunérations soumises à contributions : aujourd'hui, 13.508 euros... un plafond qui doit être réduit à 10.111 euros en cas de plafonnement de l’indemnité maximale à 5.775 euros par mois, et à 8.404 euros, en cas d’un plafonnement de l'indemnité maximale à 4.800 euros par mois.

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Chômage : une assurance en danger ?



Après l'échec des négociations, l'État, pour la première fois depuis 1982, reprend la main et va édicter seul les règles d'assurance chômage. Lors d’une conférence de presse, le gouvernement a rappelé sa volonté de réformer coute que coute l’assurance-chômage.

L’actualité économique nous emmène aujourd’hui au cœur des débats autour de l’assurance chômage. Une assurance que le gouvernement entend bien réformer malgré l’échec des négociations entre les syndicats de salariés et les organisations patronales.

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Ces chômeurs qui touchent une allocation supérieure à leur ancien salaire

Un chômeur sur cinq perçoit plus au chômage qu'en travaillant, estime Muriel Pénicaud. Une situation qui résulte d'un calcul basé sur le nombre de jours travaillés, et qui favorise les personnes enchaînant les contrats courts. En revanche, la durée de leur indemnisation est plus courte.

Il est possible de toucher plus au chômage qu'en travaillant. "Cela concerne un demandeur d'emploi sur cinq", a affirmé Muriel Pénicaud, ministre du Travail, lors d'une conférence de presse dédiée à la réforme de l'assurance chômage mercredi. Cela concernerait entre 600.000 et 800.000 personnes.

Une situation qui paraît étonnante, car l'allocation versée par l'assurance chômage représente en moyenne 60% de l'ancien salaire brut. Plus précisément, les salariés aux revenus les plus faibles bénéficient d'un taux de remplacement de 75% maximum, tandis que les plus aisés perçoivent 57%.

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Assurance-chômage : l'indemnisation des cadres de retour dans le débat

Baisser l’indemnisation des cadres, une des pistes de la réforme de l’assurance-chômage.

La piste d’une baisse des allocations des cadres a le soutien du patron des députés LRM.

Et si on baissait l’indemnisation chômage des cadres ? Le gouvernement doit donner, mardi 26 février, des précisions de calendrier et de méthode sur la suite de la réforme de l’assurance-chômage avant de faire de premières annonces. Et le sujet des allocations des cadres est, d’ores et déjà, sur la table.

Selon Les Echos, le gouvernement réfléchit soit à abaisser le plafond de ces allocations – actuellement fixé à 248,19 euros brut par jour –, soit à introduire une dégressivité. Des pistes accueillies favorablement par le patron des députés La République en marche (LRM), Gilles Le Gendre, qui a estimé, lundi sur RTL, que l’indemnisation des cadres faisait partie « d’un certain nombre de dysfonctionnements de l’assurance-chômage » :

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