Facebook à l’assaut du marché de l’emploi

Le réseau social lance son service de recherche d’emploi en France.

Facebook a lancé mardi soir en France sa nouvelle fonctionnalité « Jobs », un onglet spécifique pour l’emploi où seront disponibles l’ensemble des offres de travail présentes sur le réseau social. L’objectif est de faciliter la mise en relation des demandeurs d’emploi et des entreprises locales.

« En trois clics, vous pouvez chercher du travail en vous géolocalisant, explique un porte-parole. Cette offre est surtout destinée aux petites entreprises qui publiaient déjà leurs offres et sera notamment intéressante pour les personnes qui cherchent des stages ou des jobs d’été », précise-t-il.

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Le Bon Coin arrive sur le marché de la recherche d'emplois

Des sites web comme Facebook ou Le Bon Coin développent leur service d'offres d'emplois en ligne. Ce sont surtout les cadres, jugés plus gérables, qui les intéressent.

C'était déjà le roi de la petite annonce. Le Bon Coin s'attaque maintenant à l'emploi des cadres. Le site a lancé mercredi 16 mai son application sur le web et sur smartphones. La nouveauté par rapport aux autres sites de recherche d'emplois, c'est qu'il permet d'importer le profil LinkedIn de chaque candidat. Il va proposer immédiatement les annonces qui correspondent. Il répond également aux besoins spécifiques des cadres, une population qui ne veut pas passer des heures à chercher un emploi sur le net.

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Territoires zéro chômeur : un bilan positif, mais un modèle fragile

Cette expérimentation lancée en 2017 dans une dizaine de territoires a permis, dans certains endroits, de résorber tous les chômeurs longue durée.

C'est une solution inédite pour lutter contre le chômage : les territoires zéro chômeur. L'objectif est d'identifier les chômeurs de longue durée, qui sont ensuite embauchés par des entreprises locales, spécialement crées pour l'occasion. Le dispositif est testé depuis 2017 dans dix territoires, et l'association qui gère l'expérimentation milite désormais pour son extension.

Un retour inespéré à l’emploi. En tout, ce sont 500 personnes qui ont été embauchées depuis la mise en place, il y a un an, de ce dispositif, pour des postes en CDI payés au smic. Ils s'agit d'une vraie bouffée d'oxygène pour ces employés, qui ont connu en moyenne trois ans de chômage. "J'avais un âge où je ne trouvais pas de travail parce que j'étais trop vieux. J'ai galéré jusqu'à ce que j'entende parler de ce dispositif. Je suis allé voir mon conseiller Pôle Emploi, et je me suis inscrit", explique Toufik, 60 ans, en charge de l'atelier de menuiserie de l'entreprise 13 Avenir à Paris, qui développe des services de quartier. Il n'avait pas travaillé depuis huit ans. "C'est la première fois de ma vie que je suis aussi heureux au travail. Pour moi, c'est positif à tous les points de vue", s'enthousiasme-t-il auprès d'Europe 1.

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La France va manquer de 1,5 million de salariés qualifiés d'ici à 2030

INFO LE FIGARO - Selon une étude de Korn Ferry dont Le Figaro publie en exclusivité les résultats, cette pénurie de main d'oeuvre pourrait représenter une perte de revenus de 175 milliards d'euros.

Le paradoxe est troublant. Alors que la reprise se confirme et que les carnets de commandes se remplissent, la pénurie de main-d'œuvre risque de ralentir la cadence. Selon une étude du cabinet de conseil en gestion des talents et des organisations Korn Ferry, dont Le Figaro publie en exclusivité les résultats, 1,5 million de salariés hautement qualifiés pourraient manquer d'ici à 2030, représentant une perte de revenus de 175 milliards d'euros pour l'économie tricolore. À l'inverse, la France pourrait connaître un surplus de plus de 1,7 million de salariés dont le niveau de formation est peu élevé. 

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Plan compétences : les missions locales veulent s'émanciper de Pôle emploi

Les missions locales veulent pouvoir conserver une certaine autonomie dans la prescription des formations pour les jeunes qu'elles suivent.

Le grand plan compétences d'Emmanuel Macron va-t-il buter sur des guerres de chapelles informatiques ? C'est ce que craignent les missions locales, acteur majeur de l'insertion des jeunes peu qualifiés et donc appelé à jouer un rôle important - aux côtés des régions et de Pôle emploi - dans ce plan de formation de 15 milliards d'euros . « Nous voulons être prescripteurs de manière autonome », revendique Serge Kroichvili, le délégué général de l'Union nationale des missions locales, l'UNML qui suspecte, à demi-mot, la « stratégie d'occupation du terrain » de l'opérateur national.

De par sa nature technique, le sujet paraît secondaire. A tort, car la réussite du volet numérique d'un grand projet conditionne souvent celle du projet lui-même. En l'occurrence, le plan Macron cible deux catégories de personnes éloignées du marché du travail : les chômeurs peu qualifiés et les jeunes décrocheurs. Encore faut-il que ces derniers puissent tous bénéficier du choc de formation promis au moment où celui-ci commence à se mettre en branle.

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Chômage : pas d’effet Macron

Le ministère de l’emploi vient de publier les chiffres des inscriptions à Pôle emploi au premier trimestre 2018 permettant ainsi de dresser un premier bilan de l’action d’Emmanuel Macron sur ce plan un an après son arrivée à l’Elysée.

Le sous-emploi en forte progression

Ces chiffres font apparaître tout d’abord une baisse des inscrits en catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé du tout dans le mois) : entre avril 2017 et mars 2018, leur nombre a diminué de 58 400 personnes, prolongeant ainsi une tendance engagée depuis le début 2016.

Mais parallèlement le nombre des demandeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie B (personnes ayant eu une activité réduite de moins de 78 heures dans le mois) a augmenté de 25 400 personnes et celui des demandeurs inscrits en catégorie C (activité réduite de plus de 78 heures dans le mois) de 121 300 personnes.

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