Le chômage n’est pas une fatalité

Propos désabusé de François Mitterrand. C’était en 1993. « Contre le chômage, on a tout essayé », avait observé le président socialiste. Ce n’est pourtant pas faute d’investissements publics. Ni de programmes spécifiques destinés aux chômeurs de longue durée.

Depuis plus de quarante ans, le poison lent du chômage mine la société française. Barre l’horizon. François Hollande a, lui aussi, trébuché sur cette courbe qui pourrait être fatale à son successeur.

En dépit d’une croissance solide depuis plusieurs mois, le nombre de personnes sans travail atteint toujours des sommets : plus de 5,6 millions, toutes catégories soutenues.

On aurait pu imaginer que la question soit au cœur des revendications des Gilets jaunes. Elle n’a pas été abordée. Dans le long catalogue à la Prévert allant du référendum d’initiative citoyenne à la suppression des vaccins en passant par l’augmentation du Smic et l’abandon de la hausse de la taxe carbone sur les carburants, pas un mot sur le sujet. Ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette révolte des ronds-points.

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En Allemagne, la baisse du chômage s'accompagne d'un rebond des mini-jobs

Outre-Rhin, de plus en plus de personnes cumulent leur emploi principal avec un mini-job pour boucler leurs fins de mois.

Si l'Allemagne a récemment atteint son taux de chômage le plus bas depuis la réunification, les mini-jobs, ces emplois peu qualifiés à rémunération limitée, ne sont pas pour autant près de disparaître.

En mars 2018, il n'y en avait pas moins de 7,6 millions dans le pays, rapporte le quotidien allemand « Rheinische Post ».

Les chiffres officiels de l'agence pour l'emploi ont été communiqués en décembre par le gouvernement, à la demande des députés Verts. La population active allemande est estimée, elle, à 41,7 millions de personnes en 2018.

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Emploi : pourquoi le chômage augmente alors que les embauches sont en hausse

Le taux de chômage en France reste à un niveau élevé : 9,1%, selon les chiffres du troisième trimestre 2018 publiés mardi 20 novembre.

e taux de chômage français a été publié mardi 20 novembre. Il n’a pas baissé du tout et reste à un niveau élevé, 9,1 %. Et pourtant, le nombre d'embauches en France n’a jamais été aussi bon. Durant le même trimestre, le troisième de l’année 2018, on a eu à la fois un record d’embauches, plus de 2 millions, un nombre jamais atteint, et un chômage désespérément stable par rapport au trimestre d’avant.

Il s’agit de la vraie mesure du chômage, celle qui est effectuée par l’INSEE, à partir d’une enquête approfondie. Elle dénombre 2,6 millions de chômeurs en France hors Mayotte, c’est-à-dire des personnes de plus de quinze ans sans activité aucune et en recherche active d’emploi. Pôle emploi arrive à un chiffre beaucoup plus important, parce que l’organisme compte aussi les chômeurs qui travaillent à temps partiel et restent inscrits sur les listes. Le paradoxe est difficile à expliquer, mais il y a une hypothèse vraisemblable, qui est malheureusement assez regrettable.

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Le chômage stable au 3e trimestre

Les chiffres du troisième trimestre viennent d'être dévoilés. Le taux de chômage reste stable à 9,1 %, annonce l'Insee.

Après un deuxième trimestre en légère hausse (+ 0,2), les chiffres se stabilisent avec un taux de chômage de 9,1 % au troisième trimestre en France (hors Mayotte). Sur un an, la baisse est de 0,5 point. Le nombre de chômeurs augmente de 22 000 pour un total de 2,6 millions de personnes en France métropolitaine. Le chiffre du 2e trimestre a été révisé de 0,1 point, passant de 8,7 à 8,8 %.

Dans sa note de conjoncture publiée en octobre, l'Insee tablait sur un recul du taux de chômage aux 3e et 4e trimestres pour arriver à 8,9 % d'ici à la fin de l'année. Le taux de chômage des jeunes reste toujours enkysté au-dessus des 20 %, à 21,3 % pour la France entière et à 20,6 % pour la France métropolitaine. À noter que le taux de chômage des hommes de 15-24 ans est en hausse de 1 point. Le taux de chômage des 50 ans et plus est de 6,4 % (France entière) et s'inscrit en baisse de 0,1 point, tandis qu'il est quasi stable pour les 25-49 ans.

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La bataille contre le chômage est loin d'être gagnée !

LE CERCLE/POINT DE VUE - Le taux de chômage campe désespérément autour de 9 % de la population active. Les réformes sur la formation initiale et continue, trop timides, ne devraient rien y changer.

Il y a peu d'exemples récents où autant d'actions visant à faire baisser le chômage auront été entreprises ou initiées en si peu de temps dans notre pays. Sur le papier, la liste des réformes est impressionnante : allégements de charges sur les bas salaires, droit du travail, contrats aidés, apprentissage et formation professionnelle, contrôle des chômeurs, projets sur l'assurance-chômage...

Et pourtant, le taux de chômage campe désespérément autour de 9 % de la population active, soit sa moyenne depuis trente ans. Quant au taux d'emploi (proportion de personnes en âge de travailler occupant un emploi), il reste 10 points en dessous de celui de l'Allemagne, ce qui, au passage, explique en partie la crise du pouvoir d'achat.

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Chômage : l’année 2019 sera décisive

Le nombre de chômeurs remonte en France depuis le printemps. Trou d’air momentané ou signe que le gouvernement se heurte à des difficultés structurelles pour réduire un fléau sévissant depuis plus de 40 ans ? A ce titre, l’année 2019 sera décisive pour savoir si la politique volontariste du gouvernement pour favoriser le climat des affaires et privilégier le pouvoir d’achat des salariés portera ses fruits.

Devenue trimestrielle, la publication des chiffres du chômage n’a pas apporté d’éclaircie dans la grisaille que connait le gouvernement depuis la rentrée. En effet, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A, c’est-à-dire les personnes n’exerçant aucune activité, même à temps partiel ou en formation, s’est élevé à 3 456 800 personnes au 3e trimestre.

C’est une progression de 0,5 % par rapport au précédent trimestre qui avait déjà lui-même progressé de 0,2 %. Cependant, sur un an, le nombre de chômeurs continue sa décrue, avec un repli de 1,2 % sur un an. Mais clairement la dynamique baissière a marqué le pas.

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