Baisse historique du chômage en Espagne

Près de 400.000 personnes ont retrouvé un emploi dans la péninsule ibérique, en 2016. S'il poursuit sa baisse, le taux de chômage reste , avec 18%, le deuxième plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

Le chômage poursuit sa baisse, en Espagne. Après avoir atteint un pic à 26% de la population action au plus fort de la crise, le taux de desempleo s'est établi à 18% au troisième trimestre 2016 - il demeure le deuxième plus élevé de la zone euro derrière la Grèce. Sur l'année, le nombre de chômeurs a baissé de 390.534 pour s'établir à 3,70 millions, une baisse de 9,54%, selon des chiffres du ministère de l'Emploi publiés mercredi.

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En Allemagne, les caisses de l’assurance-chômage sont pleines à craquer

La baisse du chômage permet à l’agence pour l’emploi de dégager des excédents records dont l’utilisation fait débat.

L’Allemagne a une nouvelle fois battu son record d’activité depuis la réunification. Selon les chiffres publiés, mardi 3 janvier, par l’Agence fédérale pour l’emploi, le taux de chômage a reculé de 0,3 % en décembre par rapport à l’an dernier pour s’établir à 6,1 %. Soit 2,691 millions de personnes sans emploi, contre 2,795 millions en 2015.

De son côté, l’institut national de statistiques Destatis a précisé, le 2 janvier, que 43,4 millions de personnes étaient en activité outre-Rhin en moyenne en 2016. La progression de 1 % par rapport à 2015 s’explique par « une plus grande activité de la population du pays ainsi que par l’arrivée de travailleurs étrangers, qui ont permis de compenser les effets démographiques négatifs », selon Destatis.

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Les trois leçons de la baisse du chômage en 2016

La baisse du chômage observée en 2016, qu'elle soit mesurée par l'Insee (- 74.000 dans ses dernières prévisions) ou par le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A à Pôle emploi (- 133.000 à fin novembre) est a priori étonnante. Ce n'est pas qu'elle soit spectaculaire : nous avons connu par le passé des épisodes de baisse bien plus marquée. Et puis elle ne fait qu'amoindrir très partiellement la hausse catastrophique de « la courbe » intervenue durant la crise en 2008-2010, puis de nouveau depuis 2012.

Cette baisse est en revanche remarquable au regard de la faiblesse de la croissance : réduire sensiblement le chômage compte tenu du dynamisme de la population active (+ 120.000) et d'une croissance comprise entre 1 et 1,2 % semble assez miraculeux. Mais comme les économistes ne croient pas aux miracles, même au moment des fêtes de Noël, ils regardent de près les chiffres et les faits. Que nous disent ceux-ci ?

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Londres : la sévérité britannique envers les chômeurs

En Grande-Bretagne, le traitement des chômeurs est drastique avec des allocations minimales pour des contraintes maximales. Un traitement qui fait débat.

Beaucoup disent y aller la peur au ventre, comme on répondrait à une convocation du commissariat de police. Le "Jobcentre plus" est l'équivalent britannique de Pôle emploi. Il est interdit aux caméras. Ce chômeur est l'un des rares à avoir filmé en caméra cachée son évaluation bimensuelle. Il a écrit noir sur blanc toutes ses recherches d'emploi, mais visiblement, cela ne suffit pas, d'autant qu'il a osé postuler à des offres d'emploi hors de son champ de compétences.

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Baisse du chômage : "Il y a un côté trompe-l’œil"

Gilbert Cette, professeur d'économie à l'université d'Aix-Marseille, a relativisé mardi sur franceinfo la portée de la baisse du chômage enregistrée en novembre.

C'est une première depuis la crise de 2008. Le nombre d'inscrits à Pôle emploi n'exerçant aucune activité a baissé en novembre, pour le troisième mois consécutif. Selon Gilbert Cette, professeur d’économie associé à l’université Aix-Marseille, "c’est toujours une bonne surprise, [mais] il y a un côté trompe-l'œil", explique-t-il mardi 27 décembre à franceinfo.

Les chômeurs ayant exercé une activité ont en effet augmenté. "Au total, si on additionne les chômeurs de catégorie A et les chômeurs ayant exercé une activité, le nombre de chômeurs augmente", souligne Gilbert Cette. "L’inversion de la courbe du chômage sera nette, claire, indiscutable, quand tous les indicateurs seront orientés à la baisse", a expliqué le professeur d'économie.

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Les chômeurs français sont-ils trop indemnisés ? Et les cadres ?

La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, les chômeurs français sont-ils trop indemnisés ?

Le chômage est-il trop et trop longtemps indemnisé en France ? Oui pour la Cour des comptes. En France, la durée des indemnisations est calculée sur le principe "un jour cotisé = un jour indemnisé", dans une limite de deux ans maximum. Et même de 3 ans pour les plus de 50 ans. Seuls les Pays-Bas indemnisent plus longtemps que la France (38 mois), tandis que l'Espagne et le Danemark offrent une durée d'indemnisation similaire à la nôtre.

Est-il trop généreux ? Oui encore pour la Cour des comptes. Le système n'est pas dégressif en France, comme dans la plupart des pays. Et les taux de remplacements initiaux sont plutôt élevés.

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