Chômage: Le nombre de demandeurs d’emploi devrait repartir à la hausse en 2017, selon l’Unédic

EMPLOI Le déficit du régime serait ramené de 4,2 milliards d'euros estimés en 2016 à 3,6 milliards d'euros en 2017...

2017 s’annonce morose sur le front de l’emploi. L’Unédic prévoit qu’après l’embellie de 2016, le nombre de chômeurs repartira à la hausse en 2017, avec 47.000 chômeurs de plus, selon les prévisions financières de l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage publiées ce mardi.

Selon ce scénario, sous l’effet notamment du reflux de l’année dernière, le déficit du régime serait également ramené de 4,2 milliards d’euros estimés en 2016 à 3,6 milliards d’euros en 2017, portant la dette cumulée à 33,6 milliards en fin d’année.

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Chômage : la poursuite du plan 500.000 formations se dessine

Les négociations avec les régions devraient être bouclées cette semaine.
Les partenaires sociaux sont prêts à mettre 150 millions en plus du demimilliard de l'Etat.

C'est la dernière ligne droite. Le ministère du Travail s'active pour boucler cette semaine les négociations avec les régions sur leur participation au prolongement, au premier semestre, du plan 500.000 formations supplémentaires de chômeurs. Vendredi au plus tard, on saura alors combien, sur les 17 régions qui avaient joué le jeu en 2016, rempileront et se partageront tout ou partie du demi-milliard mis sur la table par l'Etat.

Annoncé il y a un an par François Hollande, ce plan visait à doubler sur l'année l'effort de formation en faveur des demandeurs d'emploi, et plus précisément ceux qui sont le plus éloignés du marché du travail. L'Etat a déboursé 1 milliard pour financer 330.000 formations qualifiantes, 50.000 contrats de professionnalisation ou encore 10.000 validations des acquis de l'expérience. La montée en charge a demandé beaucoup d'efforts aux équipes de Pôle emploi. L'objectif, au moins quantitatif, a été atteint puisque la barre du million d'entrées en formation a été franchie. Pour ce qui est de l'effet du plan, et donc du taux de retour à l'emploi, un comité scientifique rendra ses conclusions au début de l'été.

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Le chômage, cette si cruelle exception française...

Au terme d’un quinquennat désastreux, la France est devenue l’homme malade d’une Europe, elle-même menacée de désintégration par le Brexit. Pourtant, la France et les Français ne sont nullement condamnés au déclin. Ni à l’humiliation. Ils disposent d’atouts majeurs, à commencer par les talents et les cerveaux, la culture et la civilisation dont ils sont les dépositaires. Et les solutions du mal français sont parfaitement connues. Ne nous manque que l’essentiel : la volonté (pour nous redresser) et le chemin (pour nous réformer). Extrait de "Chroniques du déni français" de Nicolas Baverez aux Editions Albin Michel (2/2).

Plus que jamais, la France s’affirme comme la terre d’élection du chômage permanent. À la fin d’avril 2015, elle compte 3,54 millions de chômeurs de catégorie A et 5,64 millions de personnes à la recherche d’un emploi. La nature structurelle du chômage français est confirmée par l’explosion du chômage de longue durée, en hausse de 10 % sur un an et de 140 % depuis 2008. Son envol a pour corollaire la suppression de 74 000 postes de travail en un an, qui ramène le nombre d’emplois marchands en dessous de 15,8 millions.

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2,8 millions ou 6,2 millions de chômeurs ?

L'Insee a publié vendredi ses chiffres du chômage pour 2016, très éloignés de ceux de Pôle emploi.

Mais combien de chômeurs la France compte-t-elle vraiment ? Selon les chiffres de l'Insee publiés hier, l'inversion de la courbe du chômage a été indéniable en 2016, et ce pour la seconde année consécutive. Sur un an, en métropole, le nombre de chômeurs a diminué de 68 000, essentiellement des jeunes et des seniors. Pour l'institut, la métropole a fini l'année avec 2,78 millions de chômeurs, soit 9,7 % des actifs. Il y a un an, ce taux était de 9,9 %. Mais si l'on ajoute l'outre-mer, le taux national monte à 10 %.

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Croissance et chômage : la France à la traîne

On n’imprime pas des milliers de milliards d’euros qui ne correspondent à aucune création de richesses sans que cela ait des conséquences dramatiques.

Bravo, la gauche : la croissance française a atteint 1,1 % en 2016. Mieux que les zéros auxquels on était habitué. Le moral des Français serait au plus haut depuis près de dix ans. Et, sur l’ensemble de l’année 2016, le nombre d’inscrits en catégorie A recule de 111.300. Pour la première fois depuis cinq ans.

Les statistiques doivent être relativisées. Notamment par rapport à nos voisins européens. La moyenne, dans la zone euro, s’établit à 1,7 %. « Pour la troisième année d’affilée, la France a enregistré une croissance inférieure à celle de la zone euro » constatent Les Échos. Plus grave : « L’écart avec la moyenne de la zone euro se creuse. » 3,2 % de croissance en Espagne ou 1,9 % en Allemagne.

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Et si l'Etat était un acteur bienveillant du marché du travail ?

30 ans de politiques de l'emploi depuis la création de l'ANPE et plus de 8 millions de nos concitoyens sont à côté du marché du travail. Il est temps de questionner le rôle des pouvoirs publics et la bureaucratie qui nous est imposée.

Bien des sujets sont absents de la campagne présidentielle actuelle. Le marché du travail, ses graves lacunes et le rôle de l'État dans ce domaine sont l'un de ces sujets. Si l'un des impétrants s'en préoccupait, voilà ce qu'il pourrait dire :

En premier lieu, nulle réflexion sur l'emploi ne saurait commencer sans préciser la réalité du chômage dans la société française. Outre la persistance du chômage de masse depuis plus de trente ans, l'échec des politiques sur le sujet se lit aussi dans l'effacement d'une partie de la population concernée.

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