Sapin défend son action au ministère du Travail, malgré la hausse du chômage

Désormais aux Finances, Michel Sapin défend ses deux ans au ministère du Travail, vantant le "dialogue social à la française" malgré la hausse quasi continue du chômage, dans "L'Ecume et l'océan" (Flammarion) à paraître mercredi.

Le ministre revient longuement sur l'engagement d'inverser la courbe du chômage fin 2013, non tenu selon les chiffres de Pôle emploi, tenu selon ceux de l'Insee. C'était "un cap (...) certainement pas une promesse", assure-t-il.

Si le nombre de demandeurs d'emploi sans activité inscrits à Pôle emploi a continué d'augmenter, atteignant le record de 3,349 millions fin mars, le taux de chômage mesuré par l'Insee selon les normes du Bureau international du Travail (BIT) montre une légère décrue de 0,1 point au dernier trimestre 2013 (9,8% en métropole).

Pour Michel Sapin, l'objectif est "atteint dans la réalité du marché du travail", même s'il est "manqué (...) dans la chronologie mensuelle des chiffres du chômage".

Ces chiffres de Pôle emploi, qui lui étaient communiqués "24 heures avant (leur) publication", sont un "indicateur précaire" qui "ne saurait être le seul arbitre d'une politique de l'emploi", estime-t-il, déplorant une presse "brutale" qui "guette les sinistres records".

Au fil des pages, M. Sapin vante sa loi de "sécurisation de l'emploi", "vraie réforme d'ampleur" issue du "dialogue social à la française". Le 11 janvier 2013, jour où l'accord est conclu entre partenaires sociaux, est une "nouvelle grande date de notre histoire sociale".

Le texte porte, écrit-il, "des conquêtes qui fleurent bon les années 1970, comme les complémentaires santé, et des droits plutôt futuristes, comme le compte personnel de formation, universel et portable".

Mais cet accord est touché par une "malédiction médiatique", tour à tour "éclipsé" par l'offensive française au Mali, la renonciation du pape Benoît XVI et les aveux de Jérôme Cahuzac, regrette le ministre.

Michel Sapin défend aussi les emplois d'avenir: "Que tous les sceptiques se fassent discrets car tous les jeunes que j'ai rencontrés ne sont pas prêts à accepter qu'on leur dise que l'emploi aidé est un faux emploi".

Concernant la réforme de la formation professionnelle, "puisqu'elle était impossible, nous l'avons faite", se félicite M. Sapin.

Michel Sapin quitte la rue de Grenelle avec "le sentiment d'avoir fait beaucoup en 20 mois sans en voir encore tous les résultats".


AFP



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