Les embauches en CDI chutent de 6% au premier trimestre 2013

Les déclarations d'embauche en contrat à durée indéterminée (CDI) au premier trimestre 2013 ont chuté de 6% par rapport au trimestre précédent et de 12,7% sur un an, selon des données publiées ce mardi par l'Acoss, la caisse nationale des Urssaf.

 Les déclarations d'embauche en contrat à durée indéterminée (CDI) au premier trimestre 2013 ont chuté de 6% par rapport au trimestre précédent et de 12,7% sur un an, selon des données publiées mardi 23 avril par l'Acoss, la caisse nationale des Urssaf.

Le CDI recule, tous les secteurs concernés

Plus généralement, pour l'ensemble des contrats de plus d'un mois (hors intérim), la baisse mesurée par la banque de la Sécurité sociale est de 3,3% sur un trimestre (-7,2% en glissement annuel), portant les recrutements "au niveau enregistré fin 2009". Le recul est davantage marqué dans les entreprises de 20 salariés ou plus (-4,7% sur le trimestre, -9,4% sur un an), plus modéré dans les très petites entreprises (-1,4% et -4,2%).


Les embauches de plus d'un mois diminuent sur un an dans la quasi-totalité des régions (sauf Guadeloupe, Guyane et Corse). Sur un an, le repli concerne pour le cinquième trimestre consécutif tous les grands secteurs d'activité: -9,9% dans l'industrie, -7,5% dans le BTP et -7% dans le tertiaire.

En revanche, les embauches en Contrats à durée déterminée (CDD) de moins d'un mois progressent légèrement (+0,9% sur le trimestre, +6,9% sur un an). Au total, 5,3 millions d'embauches (hors intérim) ont été déclarées auprès des Urssaf au cours du premier trimestre, dont 13,5% en CDI, 18% en CDD supérieurs à 1 mois et 68,5% en CDD de moins d'1 mois.

Près d'un intérimaire sur deux (45%) a eu auparavant une expérience en contrat à durée indéterminée (CDI) et la même proportion (46%) perçoit le travail temporaire comme une solution d'attente, selon une étude OpinionWay pour l'Observatoire des métiers et de l'emploi et l'organisation professionnelle Prisme publiée ce mardi.

Selon cette étude, réalisée annuellement, 45% des intérimaires ont déjà été en CDI auparavant, 6 points de plus qu'en 2012, "une évolution qui s'explique par la dégradation de l'activité économique". Quelque 42% ont déjà été employés en CDD et 34% n'ont jamais eu d'expérience ni en CDD ni en CDI, contrats qui restent "l'apanage des profils les plus qualifiés".

L'intérim, une solution d'attente

Près d'une personne interrogée sur deux (46%) voit par ailleurs le travail temporaire comme une solution d'attente en cas de difficultés sur le marché du travail. Ceux qui déclarent avoir choisi cette voie pour accéder rapidement à l'emploi sont aussi plus nombreux que l'an passé (65%, +6 points). La situation à l'entrée en intérim est quant à elle stable par rapport à 2012: 56% y ont recours après une période sans emploi, 28% sont étudiants et 12% sont en poste.

Parmi les personnes intérimaires en mars 2012, 61% sont en emploi un an plus tard (11% en CDI, 8% en CDD et 42% en intérim). Près d'une sur trois (32%) est en revanche au chômage. Globalement, le travail temporaire jouit d'une image positive: 88% des intérimaires, comme 78% des demandeurs d'emploi interrogés, déclarent en avoir une bonne opinion.

L'étude, intitulée "Regards croisés sur l'intérim en France et en Europe", s'intéresse cette année à la perception de l'intérim dans trois pays aux situations économiques contrastées: la Belgique, le Portugal et la Suède. "Les salariés français se distinguent par leur enthousiasme à l'égard du travail temporaire: 71% ont une bonne opinion de l'intérim contre 59% des salariés belges, 49% des salariés portugais et 49% des salariés suédois", est-il souligné.

  avec AFP



 


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