Réforme de l'assurance chômage : "Hors de question de baisser les droits" pour Laurent Berger

INVITÉ RTL - Le patron de la CFDT est d'accord pour négocier mais refuse que l'on touche aux droits des demandeurs d'emploi.

"Un jeu de posture et une provocation". Laurent Berger n'a pas hésité à critiquer avec virulence les propositions du Medef réalisées dans le cadre des négociations concernant l'assurance chômage. "Vue la question, il est hors de question de baisser les droits", assure le patron de la CFDT, en réaction à une prise de position du patronat qui allait dans ce sens.

Laurent Berger préconise, en revanche, de mettre en place des "droits rechargeables" qui constituent, selon lui, un "dispositif incitatif à la reprise de l'emploi". Cette mesure, prônée par la CFDT, consiste à permettre à un chômeur arrivé en bout de droits de les voir rechargés en vertu des périodes travaillées. Elle suivrait une règle d'un jour indemnisé pour un jour cotisé.

La CFDT prête à discuter

"Il faut créer de l'emploi et des dispositifs qui aident à repartir au travail", insiste le syndicaliste, qui fustige une nouvelle fois la "grosse provocation du Medef" à propos, cette fois, du statut des intermittents du spectacle. Alors que le patronat souhaite le supprimer, Laurent Berger considère qu'il faut "maintenir le système" mais qu'une négociation doit être ouverte.

Selon lui, la proposition du patronat est "une caricature", mais l'assurance faite par Aurélie Filippetti que le statut des intermittents ne serait pas touché en est une autre. "Mettons-nous autour d'une table, propose-t-il. Personne n'est à exonérer (de réformes, ndlr) mais ce n'est pas le sujet prioritaire".








Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir