Emplois d'avenir : un objectif de 35.000 au premier semestre 2014

Le ministre du Travail souhaite que 35.000 emplois d'avenir soient signés au premier semestre 2014, et 15.000 dans l'Education nationale au second semestre. Avec les 100.000 signés en 2013, l'objectif de 150.000 serait atteint.

Le ministre du Travail, Michel Sapin, souhaite que 35.000 emplois d'avenir supplémentaires au cours du premier semestre 2014. C'est ce qu'il indique dans un courrier du 16 décembre 2013, adressé aux préfets, direction régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) et au directeur général de Pôle emploi.
Selon le gouvernement, 100.000 emplois d'avenir ont été signés en 2013, soit l'objectif de départ (auxquels s'ajoutent 400.000 contrats aidés du secteur non marchand). Malgré une amélioration du taux de chômage des jeunes (- 4,1% entre avril et novembre, selon le ministère du Travail), Michel Sapin appelle à ne pas relâcher les efforts. "La politique de l'emploi doit demeurer extrêmement active. Aucun à-coup ou ralentissement du rythme ne doit se produire début 2014", insiste-t-il dans son courrier.

Au total, le nombre d'emplois d'avenir à la fin du premier semestre 2014 devra atteindre 135.000. Un nombre auquel doivent aussi s'ajouter au second semestre 15.000 emplois d'avenir dans l'Education nationale : 6.000 emplois d'avenir professeurs et 9.000 emplois d'avenir destinés à accompagner la réforme des rythmes scolaires pour les mois de septembre et octobre (voir ci-contre notre article du 17 janvier 2014). En revanche, les prolongations par avenant d'emploi d'avenir en CDD d'un an renouvelable ne seront pas comptabilisées dans le nouveau décompte. Environ 8.000 contrats de ce type arrivent à échéance au premier semestre 2014.
Le ministre indique également que les critères de répartition de l'enveloppe nationale resteront les mêmes qu'en 2013, avec un objectif de 25% d'emplois destinés à des jeunes issus de zones urbaines sensibles (ZUS).
Côté secteur marchand, le ministère appelle à la prudence. En 2013, 17% des prescriptions concernent des employeurs du privé, voire même 27% au cours des trois derniers mois. "La part des emplois d'avenir réalisés dans des entreprises du secteur marchand devra être davantage maîtrisée pour limiter les effets d'aubaine et assurer un niveau d'exigence élevé vis-à-vis de ces employeurs", signale ainsi Michel Sapin dans son courrier. Il estime que cette proportion "ne doit plus s'accroître en 2014, et même diminuer dans les régions les plus atypiques de ce point de vue (parfois au-delà de 40% sur les trois derniers mois, ce qui est excessif)".
Le ministère fixe également le nombre de contrats d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE) à réaliser pour le premier semestre 2014, à savoir 180.000, "soit un peu plus que la moitié des 340.000 CUI-CAE programmés en loi de finances 2014".

 Emilie Zapalski


DES CONTRATS AIDÉS POUR "TRAVAILLER À TOUT PRIX"

Les contrats aidés sont souvent vécus par leurs bénéficiaires comme la seule solution qui s'offrent à eux. C’est ce que montre une étude de la Dares publiée ce 20 janvier et réalisée à partir des 50.000 personnes entrées en contrat aidé au deuxième trimestre 2005. 86% d’entre eux ont indiqué ne pas avoir reçu d’autres propositions d'embauche au moment d’entrer en contrat aidé. Entre 53 et 57% des bénéficiaires ont déclaré vouloir "travailler à tout prix". Cette proportion est bien plus importante que celle des autres demandeurs d’emploi non entrés en contrats aidés qui ont déclaré plus fréquemment, par exemple, vouloir suivre une formation. Interrogés sur leurs motivations à signer un tel contrat, 33% ont dit qu’avant tout, ils ne voulaient pas rester sans rien faire. En somme, l'entrée en contrat aidé est un choix par défaut.

M.T.




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